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8ème mobilisation contre la réforme des retraites : 9000 manifestants à Tarbes, selon l’intersyndicale

mercredi 15 mars 2023 par Rédaction

Le discours de l’intersyndicale (mercredi 15 mars 2023)

Et aujourd’hui encore, on est là !

Une fois de plus, une fois encore, toujours présents, mobilisés, pas fatigués. Pour la 8ème fois, ici à TARBES comme partout en France, nous sommes toujours résolus à manifester notre opposition totale à la réforme de retraites.

Nous étions encore très nombreux samedi dernier. Nous sommes aujourd’hui…

Non le mouvement ne s’essouffle pas ! Depuis le début de l’année, nous sommes systématiquement plus d’un million dans les différents cortèges.

Nous on est là aujourd’hui, mais il y a quelqu’un qui semble avoir disparu. Peut être a-t-il été enlevé et faut-il lancer une alerte enlèvement, mais on a perdu le président de la République.

Depuis des semaines, il laisse les membres du gouvernement à la manœuvre, il les laisse s’empêtrer dans les contre-vérités et les approximations et il regarde les choses se dégrader. Certes il a voulu, initié et piloté cette réforme mais la colère monte plus forte de jour en jour :

plus d’un million de signatures sur la pétition intersyndicale, des millions de manifestantes et de manifestants, des grèves massives, parfois reconductibles touchant de très nombreux secteurs. Où est- il donc passé ?

Il est comme en apesanteur. Certains pensent qu’il a rejoint Thomas Pesquet dans la station spatiale et que ceci expliquerait cela.

L’intersyndicale la semaine dernière cette semaine, face à l’incapacité du gouvernement à prendre en compte cette mobilisation, a décidé d’en appeler au président de la République. Il est de sa responsabilité d’entendre ce que nos organisations syndicales ont à lui dire : on ne peut pas gouverner contre son peuple sauf à faire prendre à la France un risque démocratique majeur.

Et la réponse vient de tomber, Emmanuela Macron vient de répondre à l’intersyndicale : « circuler, il n’y a rien à voir, rien à dire et rien à entendre ». Un peu comme les trois petits singes, vous savez !

La seule réponse que nous avons c’est : allez donc voir le gouvernement dont la porte est toujours ouverte. Les Français majoritairement opposés à la réforme ont quand même plutôt l’impression que la porte il la prenne en pleine figure depuis le début. On le redit, on le répète et on le crie : 7 Français sur 10, 9 salariés sur 10 ne veulent pas de cette réforme et, au plus haut niveau de l’Etat, on ne souhaite même pas échanger avec les organisations syndicales ?

Quelle irresponsabilité ! Quel mépris !

Les commentateurs nous expliquent qu’il ne peut pas retirer sa réforme, qu’il veut laisser une trace pour l’histoire, qu’il veut montrer qu’il serait un vrai « réformateur » etc… etc…

Mais, en quoi ce serait déshonorant de prendre enfin conscience qu’avec cette réforme, ils font du mal au plus profond du pays ? Au contraire, les organisations syndicales unies dans l’intersyndicale pensent qu’un homme politique se grandit en écoutant son peuple, en abandonnant sa posture idéologique pour entendre le pays réel.

S’il obstine, le président nous trouvera encore mobilisés et déterminés. Et il prend le risque de laisser effectivement une trace dans les livres d’histoire. Celui d’un président cédant à des mouvements violents et refusant de prendre en compte notre colère populaire, massive et profonde. Drôle de leçon quand même pour l’histoire et pour les générations futures !

Heureusement, on n’en est pas encore là. On vit une nouvelle étape de mobilisation, tout aussi essentielle que les précédentes.

Le passage en force du gouvernement se poursuit puisqu’il vient d’activer le vote bloqué, sorte de 49-3 sénatorial. Cela montre leur obstination bien sûr et leur aveuglement, ils font surtout la démonstration de leur inquiétude. Quand on est tranquille et serein, on n’a pas besoin de faire preuve ainsi d’autoritarisme.

Notre mobilisation d’aujourd’hui, jour de la réunion de la commission mixte paritaire est donc cruciale.

Nous ne devons pas relâcher la pression et nous devons dès à présent continuer, à nous mobiliser, à mobiliser nos proches, nos amis, nos collègues, les citoyennes et citoyens opposés à cette réforme.

Alors, non !

Non à cette réforme qui pénalisera en premier les femmes et les salariés les plus précaires !

Non à cette réforme qui ne fera que des perdants !

Non à cette réforme brutale !

Non à cette réforme injuste !

Et non, on n’est pas fatigués !

Et à la fin, tous ensemble, on va gagner !

Demain jeudi 16 mars, à 12h30, l’intersyndicale organise un rassemblement devant la préfecture, suivi d’un pique-nique avec la population.