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Ours : les Bigourdans à Toulouse

mardi 27 juillet 2010 par Rédaction

Lundi 26 juillet, une date pour les populations des vallées de montagne. Pour la première fois une ministre vient demander un avis au Comité de massif sur un sujet qui les concerne directement depuis près de 30 ans. Jamais cette instance démocratique instituée par la loi montagne n’avait pu jouer pleinement son rôle. L’enjeu méritait d’être salué.

C’est donc une cinquantaine de Bigourdans représentant toutes les vallées de la Bigorre, qui se sont rendus Place Saint Etienne, devant la Préfecture de région, « pour soutenir ses élus » qui siègent à ce comité de massif. C’est aussi le moyen de leur rappeler que la cohabitation avec l’ours est impossible.

A la sortie, Robert Marquié, maire de Sarrancolin, s’est fait quelque peu rappeler à l’ordre. Conseiller général en charge de l’agriculture départementale et favorable aux introductions d’ours, les milieux agricoles présents sur place s’interrogent aujourd’hui sur ses capacités à traiter de leurs problèmes. Le maire de Bagnères de Bigorre, Roland Castells, également Conseiller Général, avait répondu par mail à l’ADDIP dans ces termes : « Je ne suis ni pro ni anti/ours mais votre sectarisme me désole et je ne souhaite pas recevoir de mail de votre part. Je ne voudrais pas qu’il pollue mon PC ». Voilà qui est clair mais déjà connu depuis 2006, date de lâcher de Franska, ours reconnu aujourd’hui par Chantal Jouanno comme étant à problème. Une réponse qui, pour beaucoup de présents à Toulouse représente à elle seule « un comportement sectaire et en contradiction avec une liste de noms diffusée par l’ADET-Pays de l’ours http://www.pyrenees-pireneus.com/ECOLO-ADET-maires-soutenant-soutien-adet-pays-ours.html

Le fait est que, malgré le travail qu’ils ont actuellement en plein été, les éleveurs de notre département sont plus que jamais déterminés à s’opposer à la présence de l’ours dans leurs estives au milieu de leurs troupeaux. Mais aux yeux de quelques élus départementaux par ailleurs très minoritaires selon un dernier vote de l’assemblée départementale, ce comportement serait donc sectaire. « A chacun ses valeurs » si nous devions paraphraser Stéphan Carbonau, auteur d’un rapport de l’association pro-ours FERUS.

Louis Dollo