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Abattoir de Tarbes : Il y a urgence vers une solution locale

jeudi 16 juillet 2020 par Rédaction


Ce mercredi en fin d’après midi, les représentants des personnels de l’abattoir de Tarbes étaient entourés de Gilles Hourie et José Navarro, représentants de la CGT lors d’un point presse sur la situation actuelle de l’abattoir.

Gilles Hourie explique que le groupe Arcadie a annoncé qu’un plan de cession serait réalisé vers la fin de l’été et donc pour le syndicat il ne faut pas rééditer les erreurs du passé, ‘’Nous ne voulons plus d’un grand groupe qui ne privilégie pas les intérêts des territoires et des salariés. Le président du conseil départemental, le président de la chambre d’agriculture, la Région, les parlementaires, les salariés nous les représentants syndicaux sommes pour cette solution locale, qui est la seule qui peut s’inscrire dans la durée. Si on veut répondre aux enjeux du territoire il faut que ce soit les acteurs de la filière qui reprennent en charge l’abattoir, et c’est ce qui a l’air de se profiler avec le projet pensé par la chambre d’agriculture. Nous soutenons ce projet.

Aujourd’hui, la décision est dans les mains des administrateurs judiciaires et si on n’insiste pas, ça va nous passer sous le nez. Il y a de gros risques que Lur Berri, actionnaire d’ARCADIE veuille prendre la main de façon temporaire en récupérant l’abattoir d’Anglet, l’agrandir pour récupérer les porcs qui sont fait à Tarbes et dans un ou deux ans on revivrait ce que l’on vit aujourd’hui et ça on n en veut plus. »

Pour rappel en 2011 il avait été promis des investissements, des recrutements et l’acquisition de l’abattoir. Rien de tout ça n’a été fait et aujourd’hui la situation est alarmante et inquiétante. Si la décision est prise de repartir comme dans le passé avec un grand groupe ça ne toucherait pas que les éleveurs, les bouchers, le tourisme aussi en prendrait un coup (qui va aller passer la tondeuse dans nos montagnes), l’abattoir sur le territoire il le faut impérativement et un abattoir qui s’inscrit dans le temps.

Pour les salariés sans abattoir il n’y aura plus de circuits courts.

Pour José Navarro, si on laisse faire la procédure qui pourrait conduire à ce qu’un grand groupe reprenne l’abattoir, les intérêts locaux seraient balayés, il ne faut donc pas se retrouver dans la situation de 2011 et il faut éviter cela.

‘’Nous avons demandé audience au délégué interministériel, la conférence téléphonique a eu lieu le 29 janvier, 1 jour avant le dépôt de bilan et on nous a laissé entendre que c’était entre les mains de la procédure judiciaire et que c’était au plus offrant. Donc on ne se préoccupe pas des intérêts des salariés, des producteurs et des professionnels de la viande et là on va vers un désastre économique.

Le 6 juillet dernier nous avons rencontré les parlementaires, le vice président de la Région et leur volonté est qu’il faut une solution locale tout comme le disent les élus et acteurs de terrains ou les producteurs. Ici on a besoin d’un abattoir départemental et multi espèces. Il faut faire très vite, nous savons que les acteurs locaux sont favorables, nous ne pouvons pas attendre une décision est imminente. »

Gilles Hourie indique qu’une audience avec le préfet a été demandée il y a plus de 15 jours. Aucune réponse de sa part, il est parti en vacances, et le fait de ne pas avoir de réponse est très méprisant. Pour lui ce n’est peut être pas urgent !

Pour conclure, José Navarro donne un exemple concret pour que l’abattoir soit départemental : « la filière d’excellence ici c’est le porc noir, et on ne peut maintenir le label que s’il est abattu ici , donc le porc noir a besoin de l’ abattoir ici et un abattoir de qualité.

Nicole Lafourcade

Communiqué de la CGT