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Le point sur la conjoncture économique dans le département des Hautes-Pyrénées après 18 mois de crise sanitaire.

jeudi 7 octobre 2021 par Rédaction


Ce mercredi, Philippe Bigot, directeur départemental de la Banque de France, a fait le point sur la conjoncture économique dans le département après 18 mois de crise sanitaire.

En France, la vigueur de la reprise de l’activité économique se confirme en 2021 après la chute historique de 8% du PIB en 2020.

Le département des Hautes-Pyrénées est, pour partie, exposé sur plusieurs secteurs directement impactés par la situation sanitaire.

Partiellement dépendante du tourisme tout comme de ses services au sens large au premier rang desquels l’hôtellerie-restauration. Son industrie compte également quelques sous-traitants de l’aéronautique.

Au vu de ces spécificités, la reprise d’activité est très fortement différenciée dans le département. Ainsi, la fréquentation des hôtels et restaurants sur le secteur de Lourdes peinera à atteindre, sur l’ensemble de l’année 2021, le quart de son niveau d’avant crise en raison de l’absence d’une clientèle de groupes et de la raréfaction des touristes étrangers. Il s’agit ici d’une problématique spécifique locale liée à la faiblesse de la demande qui vient s’ajouter à l’aléa conjoncturel de l’offre contrainte de matières premières, entraînant une envolée des prix d’achat, et au frein plus structurel de l’insuffisance de l’offre de travail disponible, particulièrement sensible dans les secteurs des services marchands et du bâtiment travaux-publics.

Le BTP fonctionne par contre très correctement même si les carnets de commandes ont tendance à se renouveler un peu moins rapidement. La hausse généralisée des matériaux contraint en effet les entreprises à revaloriser le prix de leurs devis et à ajuster leurs niveaux de marge. Les difficultés d’approvisionnement ainsi que les besoins d’une main d’oeuvre qualifiée non disponible sur le marché risquent par ailleurs de retarder un certain nombre de chantiers.

Hormis l’aéronautique qui n’a pas encore complètement retrouvé ses niveaux d’activité d’avant crise, l’industrie départementale connaît une phase de reprise plus ou moins soutenue. L’industrie ferroviaire, les industries orientées vers le secteur médical ainsi que les services d’ingénierie à l’industrie disposent de carnets de commandes garnis qui leur donnent un large horizon de visibilité et qui vont permettre une relance de l’investissement ainsi que la création de nouveaux emplois.

Les mesures de soutien public et bancaire (Prêts Garantis par l’État, activité partielle, moratoires fiscaux, sociaux et bancaires, fonds de solidarité, …) ont permis de soutenir la trésorerie des entreprises. Certaines de ces mesures sont d’ailleurs prolongées dans le plan de sortie de crise.

Sur le plan du financement bancaire, 286,75 M€ de Prêts Garantis par l’État ont été accordés à 2.307 entreprises du département avec une courbe de distribution dans le temps qui est restée dynamique à la différence des observations au niveau national où un relatif tassement a été observé depuis le printemps 2021. Une deuxième vague de demandes de Prêts Garantis par l’État est intervenue de manière ciblée dans le département notamment sur le secteur de Lourdes ou des compléments de PGE saison sont encore à l’étude. Les TPE du département représentent 87% des entreprises bénéficiaires de Prêts Garantis par l’État pour 50% des montants accordés. Les secteurs du commerce (24%), de l’industrie (15%), de la construction (15%) et de l’hébergement-restauration (15%) concentrent, à eux quatre, près de 70% des montants accordés.

Globalement, à fin juillet 2021, l’encours de crédits bancaires de tous types mobilisés dans le département ressort en progression globale de 4,8% à un an d’intervalle avec des hausses significatives dans l’agriculture, l’industrie, la construction et l’hébergement restauration.

Globalement, une partie des PGE attribués aux entreprises du département en 2020 ou en 2021 reste encore disponible en trésorerie mais la situation est très fortement différenciée selon les secteurs d’activité. À peu près 20% des entreprises font le choix d’un remboursement intégral de ce prêt au bout d’un an mais la majorité affiche leur intention de l’amortir sur une durée de 2 à 4 ans après une seconde année de différé de remboursement.


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7 octobre 2021
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