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Le coup de gueule de l’UD CGT 65 suite à la visite du trio ministériel à Tarbes

mardi 12 janvier 2021 par Rédaction


L’union départementale CGT 65 a tenu ce matin à la Bourse du Travail une conférence de presse pour rendre compte des entretiens organisés à l’occasion de la visite à Tarbes du Premier ministre Jean Castex et et du ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran.

“Nous voulons pousser un grand coup de gueule à deux niveaux : le premier sur l’organisation de ces audiences, le second pour interpeller le gouvernement sur la situation dramatique du département sur le plan de l’économie et de l’emploi, d’apporter aussi des propositions et des solutions sur les dossiers prioritaires”, déclare d’entrée Angélique Samaran, secrétaire départementale de l’UD CGT qui avait à ses côtés Wilfried Zapparoli, secrétaire départemental Santé CGT.


Sur l’organisation des audiences

“L’Union Départementale CGT, poursuit la secrétaire départementale, avait fait le choix de solliciter une rencontre, les nombreux secteurs touchés par la crise économique plaçant notre département dans ceux des plus sinistrés sur la question de l’emploi. Un appel à rassemblement a été organisé avec 250 manifestants qui ont répondu présents place Verdun à Tarbes.

Aucun ministre, ni le premier, ni le ministre de la santé, ni celui de la cohésion des territoires, n’a daigné nous recevoir pour écouter les propositions et les revendications des travailleurs des Hautes-Pyrénées. Nous avons été reçus par le conseiller territorial du premier ministre Monsieur Laurent Carrié et le responsable de la DIRECCTE 65 Monsieur Gregory Ferra.

Pour l’Union Départementale CGT 65, cette réunion avait été fixée à midi. Après 20 minutes de cacophonie à l’image de la politique menée pour savoir qui recevait qui, dans quelle salle, et sur quels sujets, la réunion a pu débuter et il a été gracieusement accordé en tout et pour tout une demi-heure pour entendre l’Union Départementale CGT 65, l’Union Départementale FO 65, l’Union Locale CGT Tarbes et banlieue, les délégués syndicaux de Tarbes Industry et Toupnot, un responsable de l’évènementiel sur des sujets graves économiques et sociaux du département.

C’est scandaleux, il s’agit d’un profond mépris pour les travailleurs de notre département.

Cela n’a pas empêché l’Union Départementale de tenir son rôle en exprimant tout d’abord son désaccord sur le choix du gouvernement de poursuivre les réformes des retraites et de l’assurance chômage qui dans ce contexte vont davantage précariser les travailleurs. La CGT du département a également décrié la politique gouvernementale qui en plus d’être incohérente ne donne aucune perspective concrète de sortie de crise.

Les questions posées ont été simples.

« Expliquez-nous pourquoi le gouvernement donne l’argent public, notre argent aux PDG des entreprises pour qu’ils licencient, qu’ils délocalisent alors que les carnets de commandes sont pleins ? » La réponse a été : « Que jamais un gouvernement n’avait octroyé autant d’aides ».

A la question « Dans la poche de qui ? » Pas de réponse.

A notre demande de conditionner les aides à de véritables plans industriels, à la conservation des savoir-faire et à la pérennité de l’emploi. La réponse a été que chaque dossier sera étudié....

Nous avons remis les dossiers de DAHER, Alstom, Pommier etc pour le ministre de l’économie avec nos propositions.

Nous avons également remis un dossier sur la question des services publics et de l’hôpital unique. Nos services publics départementaux subissant restructuration et suppression de service mettent à mal la population dangereusement, les salariés et le maillage de notre territoire qui va bientôt ressembler à un désert en termes de réponse aux besoins vitaux de la population des Hautes Pyrénées. (éducation, santé, énergie...)

Nous avons dénoncé la situation du secteur du tourisme qui ne date pas d’aujourd’hui (stations de ski, saisonniers, TPE..). A force de miser sur la précarité on récolte la misère.

Nous avons pointé la situation particulière et très préoccupante de l’augmentation du nombre de demandeurs d’emploi, ce à quoi la Direccte a répondu que si la situation avait été préoccupante, elle s’est largement améliorée. Concernant les salariés du spectacle qui demandent également l’application « de l’année blanche » et le droit à la protection sociale, quand nous avons cité le rendu du conseil d’Etat qui dénonce une atteinte forte aux libertés sur la fermeture des salles de spectacle qui respectent parfaitement les règles du protocole sanitaire, la réponse de Monsieur le conseiller a été que nous avions mal lu ? !

Nous suivrons bien évidemment le retour du gouvernement sur les dossiers que nous avons transmis à ces messieurs les ministres”.

Mobilisation le 21 janvier sur la question de la santé et de l’offre de soins

Avant de passer la parole à Wilfried Zapparoli, Angélique Samaran appelait “le monde du travail et les salariés à se réunir et à se mobiliser le 21 janvier sur la question de la santé et de l’offre de soins sur notre département, le 26 janvier sur l’éducation, le 28 janvier sur le démantèlement du secteur de l’énergie et le 4 février sur une grande journée de manifestations et de grèves nationale et intersyndicale sur l’emploi”.

A son tour, Wilfried Zapparoli a fait le point sur l’audience obtenue auprès d’un conseiller technique du ministre de la Santé. Les 4 organisations syndicales du département (CFDT, FO, Sud et CGT) étaient présentes. Le conseiller a souligné que le ministère était très sensible sur le dossier de l’hôpital et sur les oubliés du Ségur. Les conclusions au niveau des salaires seront données à la fin du premier trimestre de cette année. « Nos inquiétudes sur les problèmes d’équité, d’attractivité des services sont partagées mais chaque fois, les contraintes budgétaires ont été mises en balance. Ils vont répondre aux oubliés du Ségur de façon progressive mais sans effet rétroactif, en fonction des métiers. Ce que nous ne pouvons pas accepter car encore une fois on veut diviser les salariés. La discussion s’est poursuivie sur la reconnaissance des maladies professionnelles (impact financier sur les agents qui ont contracté la maladie du Covid sur leur lieu de travail, sur les primes de service), sur les refus de congés ? Sur l’offre départementale, aucune réponse, ni sur les revendications de pérenniser 20 lits de service de réanimation ni sur le projet de l’hôpital unique. Malgré ce qu’on en dit, il y a quand même une diminution de 150 lits sur l’offre départementale. Comment fera-t-on demain pour répondre à une épidémie ? On a aussi parlé d’un plan social déguisé : 170 ETP d’emplois directs devraient êtres amputés. Nous n’avons eu aucune réponse. En conclusion, les annonces faites ne nous conviennent pas. Pour nous, le site unique est une restructuration. Nous appelons à une journée de mobilisation avec Sud Santé, le 21 janvier à 15h, devant le conseil départemental »