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Gérard Trémège fait le point sur l’abattoir de Tarbes.

samedi 12 septembre 2020 par Rédaction


Lors de sa conférence de presse de rentrée vendredi matin, Gérard Trémège a abordé de nombreux sujets, y compris l’abattoir qui est un sujet d’actualité en ce moment.

Il a rappelé que l’abattoir était exploité directement par la mairie à son arrivée en 2001 dans des conditions extrêmement difficiles. Cet abattoir avait été construit pour traiter 10 000 tonnes et à l’époque il traitait péniblement 4 000 tonnes et il générait des difficultés de plus en plus importantes.

« Considérant que l’exploitation directe de l’abattoir n’était pas de la compétence d’une commune, mais compte tenu de l’emploi, de l’économie départementale, nous ne l’avons pas fermé. Nous nous étions posé la question si nous n’avions pas intérêt à le fermer. Nous avions étudié cette hypothèse à l’époque. Puis nous avons investi pour le rénover, le mettre en état de fonctionnement dans les meilleures conditions et très rapidement le tonnage a augmenté, nous avons embauché un directeur, il y a même eu in excédent d’exploitation.
Nous avons été sollicités par le groupe ARCADI qui nous demandait si nous pouvions lui louer l’abattoir. Je considérais toujours qu’il n’était pas de la compétence de la mairie de l’exploiter, donc c’est avec un intérêt évident que nous avons étudié la question avec le groupe ARCADI. Nous avons sorti l’abattoir du patrimoine de la ville en créant une SEM (la SEMLAC), la SEM a alors acheté l’abattoir à la ville et ensuite l’à loué à ARCADI. Cela dure depuis 8 ans avec un loyer conséquent de 230 000€ par an. L’abattoir faisait les 10 000 tonnages, ça marchait très bien jusqu’au moment ou le groupe ARCADI a connu des aventures multiples qui ont entrainé le dépôt de bilan
 », explique le maire.

Il poursuit par le présent : « Le tribunal de Montpellier chargé de la gestion de ce cas a décidé le 4 septembre dernier de transmettre le patrimoine d’ARCADI en dépôt de bilan à un groupement constitué de professionnels locaux sous l’égide de la chambre d’agriculture (professionnels que nous avions déjà rencontrés, qui étaient intéressés par l’abattoir. J’avais répondu que si un jour ARCADI décidait d’arrêter c’est avec plaisir qu’il sera mis à leur disposition .

J’ai rarement vu un tribunal prendre une décision le vendredi et dire voilà vous avez l’abattoir, vous pouvez l’exploiter à partir de lundi, ce qui est impossible, la société n’est pas créée, les agréments ne sont pas donné etc.… »

Le maire s’est dit heureux qu’une solution puisse être trouvée avec des professionnels locaux. « Je suis conscient des difficultés qui vont être les leurs car c’est un abattoir qu’il faut remettre en route, sur lequel il va y avoir des investissements d’urgence à réaliser, des efforts devront être faits par tout le monde pour les aider ».

Gérard Trémège souhaite que la région, le département, l’agglomération et la ville se réunissent pour mettre à disposition tous les moyens possibles. Ce qui veut dire les accompagner dans les investissements, les accompagner dans leur gestion et pour la ville revoir les conditions de location.

«  Je me vois mal aujourd’hui dire à une société qui va se créér, qui n’aura pas derrière elle le groupe Lur Beri ou Arcadi payant 280 000€ de loyer par an, on vous loue dans les mêmes conditions. Nous allons renégocier les emprunts que la SEM avait contractés quand elle avait acheté l’abattoir à la mairie pour réduire le montant des échéances et par conséquent réduire le montant du loyer ».

«  En tant que président de l’agglomération, je mettrais également tout en œuvre pour les accompagner dans le cadre de l’accompagnement qui est le nôtre », a conclut Gérard Trémège.

Nicole Lafourcade