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Fin 2021, un campus médical haut de gamme va voir le jour à Laloubère

vendredi 24 juillet 2020 par Rédaction

Un projet porté par le promoteur Stéphane Célier et l’architecte tarbais Joris Ducastaing va améliorer grandement l’offre de soins dans l’agglomération, voire dans le département et même au-delà.

Entre la clinique Ormeau-Pyrénées et l’aérodrome de Laloubère, un site de 14 000 m2 dont 12 000 m2 de bâtiments, liés uniquement à la santé, va voir le jour. Ce qui réjouit, on s’en doute, le maire Patrick Vignes qui avant même d’être en fonction, était convaincu dès les années 2000 que remplir 12 hectares d’urbanisme commercial derrière le Géant Casino n’avait aucun sens. « Par rapport à la problématique du département, si l’on voulait développer des projets qui aient du sens, il fallait se tourner vers des projets qui touchaient à l’environnement, à la santé, aux personnes âgées, à la médecine. En 2008, quand j’ai été élu, on a fait en sorte de changer la destination du foncier pour pouvoir y faire ce type d’activités. Très rapidement on a fait le constat qu’il y avait de la place pour pouvoir accueillir sur Laloubère, derrière le Géant Casino contre la clinique Pyrénées Bigorre des activités en lien avec le domaine de la santé. La clinique Pyrénées Bigorre a pu racheter les terrains qui étaient à vendre. Il est apparu que pouvaient être installées très près de la clinique de l’Ormeau des activités médicales proches du bloc et sur la zone de Géant Casino des activités pour héberger des personnes âgées. La difficulté de la commune c’est qu’elle ne disposait pas de foncier. Nous avons mis en relation des porteurs de projets, les propriétaires et les locataires qui vont venir occuper ou acheter les locaux ».

Patrick Vignes est satisfait de remplir à la fois un vide et de satisfaire en même temps les besoins de la population qui dépasse largement le cadre de Laloubère et de Tarbes. On a besoin de conforter le rôle du public en matière de santé, d’être très attractifs avec des équipements modernes, ce qui permettra de recruter des médecins, des spécialistes.

Le projet, totalement indépendant de la clinique, nous a été présenté par Stéphane Célier et Joris Ducastaing. Il y aura 12 000 m2 de bâtiments, liés uniquement à la santé. Les bâtiments seront en rez-de-chaussée + 2 étages. La façade sera revêtue d’un système pour adoucir la lumière, grâce à une toile micro perforée. « Cela offrira un confort visuel dans les bureaux, explique Joris Ducastaing. Cette toile blanche sera imprimée en noir avec dessus le profil des Pyrénées. La ville de Laloubère sera ainsi la seule ville de France qui aura les Pyrénées éclairées la nuit. Un rond-point permettra d’accéder sur la zone. Une liaison sera possible avec la clinique. Un bâtiment pourra accueillir en rez-de-chaussée des commerces, uniquement liés à la santé. Il y aura même un restaurant, face aux Pyrénées, qui sera orienté santé en relation avec notamment des diététiciens. Au rez-de-chaussée, on trouvera une pharmacie, des prothésistes, au dessus desquels il y aura des bureaux de consultations. Les espaces paysagers seront traités de façon qualitative pour en faire des lieux de convivialité. Les bâtiments A B C seront directement reliés à la clinique. La liaison avec la clinique sera bien sûr sécurisée ».

Les locaux pourront accueillir diverses spécialités qui viendront conforter l’offre de soins dans ce secteur de l’agglomération. Sont attendus venant notamment de l’extérieur du département des cardiologues, opticiens, orthoptistes, ORL, un laboratoire, des audioprothésistes, des kinés. « Aujourd’hui on est à plus de 60% de lots réservés. Des contacts sont pris avec des médecins de l’extérieur. La phase de commercialisation est enclenchée, précise l’architecte. Pour l’instant, ce projet a reçu un accueil favorable. La volonté de ce projet d’envergure c’est de faire venir des spécialités qui ne sont pas aujourd’hui présentes et qui pourraient renforcer notre pôle médical avec la clinique ».

Patrick Vignes tient à souligner que ce projet n’est pas en concurrence avec le secteur public. « Ce que j’ai demandé aux porteurs de projet c’est de satisfaire les besoins de la population. Ce projet a pour vocation également à rendre plus lisible notre territoire par rapport au recrutement que l’on doit effectuer auprès de généralistes, de spécialistes. Ça participe à améliorer l’offre de soins. Ce n’est pas en concurrence avec l’hôpital. Ça peut aider l’hôpital à recruter des spécialités. On va évoquer l’évolution de la médecine, de la santé, des métiers. D’où la nécessité de regrouper au même endroit un ensemble de moyens liés au digital, à la fibre pour pouvoir faire de la formation, des échanges, de la télémédecine, de la téléconsultation ».

« C’est un projet privé d’utilité publique », déclare en conclusion Joris Ducastaing. Les travaux d’une durée de 18 à 24 mois devraient démarrer à l’automne avec une livraison pour la fin 2021/début 2022.

G.M.