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Séance plénière du conseil départemental : le discours d’ouverture du président Michel Pélieu

vendredi 3 juillet 2020 par Rédaction

Ce vendredi matin 3 juillet 2020, s’est ouverte la session budgétaire du conseil départemental. Comme il le fait chaque fois, le président Michel Pélieu a prononcé son discours d’ouverture.

Le discours de Michel Pélieu, président du département des H-P

Mesdames et Messieurs, Chers collègues,

« Mon centre cède, ma droite recule, situation excellente, j’attaque ! »

Ne voyez dans ces mots, évidemment, aucune référence à la séquence électorale qui s’achève.

Il s’agit, vous l’aurez peut-être reconnu, d’une citation d’un illustre Haut-Pyrénéen, le Maréchal Foch, qui, lors de la première bataille de la Marne, malgré une situation fort défavorable, décida de porter l’attaque.

J’ai choisi d’ouvrir la séance du jour par cette citation car elle résume, en quelques mots, la philosophie du budget primitif de notre Institution qui est à l’ordre du jour de notre session.

Nous avons vécu un printemps inédit.

Tragique à bien des égards.

Notre territoire n’a pas été épargné par la pandémie.

Nous déplorons d’abord des morts emportés par le Covid-19. Même s’ils ont été moins nombreux qu’ailleurs, ils sont toujours trop nombreux. Et je veux exprimer une pensée pour leurs familles et leurs proches.

La pandémie et le confinement ont impacté également de plein fouet le tissu économique et social de notre département.

Notre Institution a réagi immédiatement et a déployé des moyens pour accompagner les dispositifs de l’Etat et de la Région, et traiter dans l’urgence les difficultés immédiates liées à cette crise. 3,5 millions d’euros ont ainsi été engagés pour gérer la crise, mettre en oeuvre les mesures sanitaires et notamment l’achat de masques mais aussi pour mettre en place trois fonds d’aide dédiés aux associations, aux acteurs économiques et plus spécifiquement à Lourdes.

Ces mesures permettent, en quelque sorte, de parer au plus pressé. Mais, nous savons que nous allons au devant d’autres difficultés, qui ne tarderont pas à se faire sentir, et qui nous obligeront à revoir nos prévisions budgétaires en cours d’année.

Pour autant, il n’est pas question de se laisser tétaniser par la situation, et de s’abandonner au défaitisme et au repli sur soi.

Au contraire.

Ce qui doit l’emporter aujourd’hui, c’est l’audace, l’esprit de conquête, la volonté de rebond qui vont se traduire dans notre budget par un niveau d’investissement ambitieux, inégalé, à près de 70 millions d’euros.

Les dépenses d’investissement servent à préparer l’avenir.

Leur intérêt est double :

- d’une part : elles renforcent l’attractivité du territoire pour les entreprises, pour les résidents, pour les touristes, etc.

- d’autre part : elles stimulent l’activité et l’économie locale, elles soutiennent les entreprises et l’emploi par le travail, par les chantiers, par les commandes.

Vous le savez, je préfère le soutien par l’activité, plutôt que par les transferts. L’activité, c’est la clé. L’activité, c’est la vie.

Les aides sont utiles, parfois indispensables, mais elles ne peuvent être une fatalité.

Cela vaut pour les entreprises, pour les territoires. Cela vaut aussi pour les personnes.

Et la crise n’a fait que conforter ma conviction.

C’est pourquoi, ce budget doit aussi permettre la mise en oeuvre d’une politique sociale également ambitieuse.

Nous ne sommes pas un simple guichet de la solidarité.

Nous devons, par notre action, continuer à bâtir une société plus inclusive, qui permette à chaque individu, quelles que soient ses difficultés ou ses fragilités, d’accéder à l’autonomie et la dignité par le travail.

L’insertion des plus fragiles est primordiale, car, en temps de crise, ce sont les plus fragiles qui sont les plus affectés et les plus en danger.

Les choix budgétaires expriment donc une vraie ambition, sans gabegie d’argent public. Cette année encore, notre budget a été réalisé sans augmenter ni l’impôt, ni la dette, et par une maîtrise constante des dépenses de fonctionnement.

Pour terminer mon propos introductif, je voudrais revenir sur la période que nous avons traversée.

Avec cette pandémie, on a vu se réactiver des solidarités de voisinage, familiales, amicales, professionnelles.

On a vu aussi se déployer des talents d’inventivité, à la faveur d’un instinct de survie parfois.

Aujourd’hui, j’ai envie de dire aux Haut-Pyrénéens, pour que cette pandémie ne soit pas qu’une tragédie, essayons collectivement de conserver intacts ces solidarités, ces élans de fraternité, cette créativité et cette énergie qui font partie, j’en suis sûr, de l’ADN de notre territoire.

Je vous remercie pour votre attention.

Michel PÉLIEU,

Président du Département des Hautes-Pyrénées