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Crise sanitaire : Pour la CGT le jour d’après pire que le jour d’avant

jeudi 28 mai 2020 par Rédaction


Angélique Samaran, secrétaire générale de l’UD CGT 65, entourée de Christian Zuéras et Agnès Larribau, a tenu une conférence de presse concernant la crise sanitaire et sociale actuelle.

Durant la période de confinement, la priorité de la CGT était d’être utile et efficace aux cotés des salariés et de leurs besoins.

« Nous sommes plus que jamais mobilisés dans cette période éprouvante sur le plan physique et moral avec l’ensemble de nos syndicats. La crise sanitaire que nous vivons met en exergue le disfonctionnement et l’insuffisance des moyens alloués aux services publics ainsi que les méfaits de la mondialisation de l’économie.
Nous dénonçons la réglementation du droit du travail, les atteintes aux libertés et le non respect des employeurs notamment dans l’instance représentative du personnel et les manquements du gouvernement pour endiguer la pandémie et protéger les populations. Pour nous, le gouvernement a abandonné une grande partie de la population, des gens en situation de précarité et il a versé des sommes colossales à certaines entreprises sans contrepartie. Toujours plus soucieux des profits tout au long de cette crise sanitaire. Nous avons pu voir qu’il n’y avait que le profit qui dictait les actes du gouvernement.
Nous nous appuyons sur le scandale des masques, insuffisants en nombre, inaccessibles et de plus dans une telle crise acheter les masques est inadmissible ; exemple pour une famille de 4 personnes cela représente entre 4 et 8€ par jour soit entre 100 et 300€ par mois. Il y a la réouverture des écoles, on voit bien que la seule motivation du gouvernement est de faire redémarrer l’économie en poussant les parents à retourner au travail, décision qui montre à quel point le gouvernement méprise les personnels de l’éducation nationale et des collectivités territoriales. Il y a l’angoisse des parents, des enseignants, des personnels, des élèves sur les risques et le choix cornélien donné aux parents : je garde mon enfant ou je perds mon emploi ? Encore une chose difficile à comprendre, si ce n’est que la logique économique : il faut vite reprendre !
La parole du gouvernement dit qu’aujourd’hui la dette s’amplifie et qu’il va falloir encore se sacrifier sauf que là aussi les actionnaires ne mettent pas la main au portefeuille, on entend aussi travailler toujours plus et nous on dit il va falloir travailler moins et partager le travail tout comme le partage des richesses.
Aujourd’hui la crise touche tous les pans de la société : le logement, le pouvoir d’achat, les enfants à l’école, l’hôpital et tout cela ce sont les conséquences de cette politique qui n’a qu’un seul objectif : toujours faire la part belle aux profits. Quels que soient les décisions du gouvernement, le retour à l’école, le retour au travail, on voit bien que cette crise n’a pas su être gérée et si elle est passée c’est grâce aux infirmières, aux praticiens et non parce qu’il y a eu une meilleure gestion politique. Le jour d’après sera pire que le jour d’avant !

Nous on dit qu’une autre vie est possible : répartition des richesses, une justice sociale et fiscale, diminution du temps de travail pour la partager », a expliqué la secrétaire générale de l’UD CGT 65.

Nicole Lafourcade