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Manifestation devant l’hôpital de Tarbes des personnels soignants

jeudi 14 novembre 2019 par Rédaction

A Tarbes comme sur l’ensemble du pays, les personnels soignants se sont mobilisés pour défendre l’hôpital public.

« Merci aux hôpitaux de Bagnères, de Lourdes, d’Astugue d’être  », a lancé Christian Dutrey, secrétaire général CGT des hôpitaux de Tarbes et Lourdes, devant les personnes qui se sont déplacées en début d’après-midi devant le centre hospitalier de Tarbes, avant de déclarer que la journée du 14 novembre était une journée importante. « Si vous êtes ici c’est à l’appel de l’intersyndicale CGT-FO du groupe hospitalier Tarbes-Lourdes. A ce titre, usagers, personnels, aides-soignants, infirmiers et toutes les catégories de l’hôpital y compris aujourd’hui les médecins grévistes de l’hôpital de Tarbes, un grand merci d’avoir répondu à cet appel. Un grand merci à nos collègues pompiers de nous avoir rejoints dans la lutte. Il est important aujourd’hui que toutes nos catégories socioprofessionnelles soient au côté de la santé qui en a bien besoin et qui est malade ». Et de lire dans la foulée la déclaration suivante de la CGT et de Force-Ouvrière :

La déclaration

“Depuis plusieurs mois, des centaines de mouvements sociaux s’expriment avec force sur tous nos territoires dans les établissements de la Santé et de l’Action sociale et plus violemment au sein des services d’urgences, mais aussi pour la défense des maternités de proximité, au sein des structures pour personnes âgées comme les EHPAD et l’aide à domicile, en Psychiatrie, dans les structures de l’action sociale.

Les personnels médicaux et non médicaux, administratifs et techniques avec la CGT, dans l’hexagone ainsi que les départements et régions d’outre-mer, dénoncent le manque drastique et systémique de moyens humains, matériels et budgétaires dans nos établissements. Notre système de Santé et de Protection Sociale est à bout de souffle. Cela engendre une insupportable détérioration de nos conditions d’exercice au quotidien et met en danger notre propre santé ainsi que la qualité de la prise en charge de la population !

L’ensemble des missions actuelles est accompli grâce au surinvestissement et à la remarquable conscience professionnelle dont nous faisons preuve, 24h sur 24 h, 365 jours sur 365 jours, et plus encore en temps de crise comme c’est le cas actuellement. Les cadences de travail infernales font fi des temps de repos, des congés, dans un contexte de manque de lits en aval, conséquences des fermetures et de nombreuses restructurations en cours. Il y en assez d’être corvéable, serviable et malléable à souhait !

Le manque d’attractivité de nos métiers à prédominance féminine, toujours sous-rémunérés, nécessite une reconnaissance et revalorisation salariale conséquente et urgente, et la demande actuelle portée par les

grévistes est de 300 euros. L’augmentation des salaires, c’est une question d’égalité et de nécessité, ça suffit de travailler toujours plus pour gagner moins !

La pénibilité de nos métiers n’est plus à démontrer dans nos secteurs d’activités. De multiples études attestent des nombreux risques que nous encourons et obtenir un départ anticipé à la retraite est plus que mérité. Cette disposition doit impérativement être maintenue pour les personnels qui en bénéficient aujourd’hui, et étendue à tous nos collègues du privé et public, à l’opposé de la remise en cause profondément injuste qui se profile à l’horizon dans la réforme des retraites. Notre retraite on veut la vivre, pas continuer à travailler à mort !

Les récents suicides de nos collègues sur leurs lieux de travail sont insupportables et posent la question du management violent qui s’exerce sur elles et eux, dû à une politique privilégiant l’économie au détriment de l’humain. Nous sommes en tête de liste des secteurs d’activité les plus exposés aux risques d’accidents de travail, maladies professionnelles. Comment continuer à soigner, à accompagner les usagers, si nous-mêmes sommes en souffrance, malades et que notre travail nous tue ?

Le manque de considération et de mépris, de la part de ce gouvernement et de la ministre des Solidarités et de la Santé, qui ne répond pas part des mesures immédiates et concrètes, allant dans le sens de réelles améliorations de nos conditions de travail et de vie, génèrent cette immense et légitime colère qui s’exprime depuis des mois et qui nous rassemblent aujourd’hui. La ministre ne peut pas continuer à minimiser cette colère et la situation de dégradation catastrophique dans nos établissements. Elle n’arrête pas de dire qu’il s’agit uniquement « d’un manque d’organisation », « que cela ne se règle pas « avec des moyens supplémentaires en personnel » ou « une hausse de salaire ». C’est faire insulte à notre dévouement et travail acharné pour ne pas pénaliser la prise en charge de la population alors que l’on manque de moyens !

Et la Loi « Ma santé 2022 », une loi votée sans consultation des personnels et des organisations syndicales, dont on ne veut pas, qui n’apporte pas les réponses à l’urgence des besoins en termes d’effectifs, en personnels supplémentaires nécessaires dans les établissements. Ça suffit de nous culpabiliser, et de travailler plus, et être toujours moins, ce n’est plus possible !

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Déclaration de la représentante de Force Ouvrière (audio ci-dessous)

Déclaration du représentant des pompiers grévistes

L’appel de José Navarro (UD CGT 65) pour la journée de mobilisation du 5 décembre