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A la mémoire de Mariolle

lundi 1er août 2016 par Rédaction

Cérémonie remarquable et originale que celle qui s’est déroulée le 30 juillet devant la maison sise au n°1 de l’avenue de la Marne où a été apposée, avec l’accord des actuels propriétaires, une plaque commémorative en mémoire du sergent Dominique Gaye-Mariolle décédé dans cette demeure le 19 juin 1818.

Cette manifestation était organisée à l’initiative du Souvenir Napoléonien avec le concours de la mairie de Tarbes toujours soucieuse et fière de voir mis en avant un personnage emblématique de la ville.

 

Dans le cadre de sa politique de sauvegarde et de transmission de mémoire des grands noms des deux Empires, le Souvenir Napoléonien a en effet souhaité honorer un enfant célèbre de la Bigorre en la personne du glorieux sapeur Gaye-Mariolle, né à Campan le 27 décembre 1767, engagé à l’âge de 25 ans et qui a servi les armées de la Révolution et de l’Empire de 1792 à 1810.

 

La cérémonie a débuté par la présentation des armes à Gérard Trémège, Maire de Tarbes, et à Guy Carrieu représentant le président national du Souvenir Napoléonien, par un piquet d’honneur constitué de huit « soldats » du 3ème bataillon des chasseurs des montagnes vêtus de différentes tenues militaires du 1er Empire et appartenant à l’association « Division Harispe ».

Ont participé à cet hommage et au dévoilement de la plaque commémorative le délégué régional du Souvenir Napoléonien le Lieutenant-Colonel Bernard Ghestin, le Docteur Jean Renault, président des Amis du baron Larrey, les colonels Nabias et Dehecq ayant servi tous deux dans l’arme du Génie ainsi que de nombreux élus de la municipalité.

Le professeur Guy Cassagnet, historien régional, a ensuite donné dans l’après midi, à la salle des fêtes de la mairie, une conférence publique au cours de laquelle il a retracé la vie et la carrière du sergent Dominique Gaye-Mariolle qui mourut à Tarbes à l’âge de cinquante ans dans cette maison à l’angle de la rue d’Orient (maintenant avenue de la Marne) et de la place du Marcadieu.

Désormais ceux qui verront cette plaque, en allant par exemple au marché du jeudi, pourront avoir une pensée pour cet illustre soldat bigourdan qui finit sa vie dans notre ville.

 

 Qui est Dominique Gaye-Mariolle ?

Ce bûcheron bigourdan qui mesurait quelque deux mètres, robuste et courageux, se fit remarquer sur les champs de bataille par sa bravoure : il fut plusieurs fois blessé et on dit qu’il sauva d’un mauvais pas le général Bonaparte au pont d’Arcole ! Solide comme un roc et vaillant au combat il entra au corps de d’élite de la Garde Impériale avant de recevoir la Légion d’Honneur en 1804 des mains de son général qui le surnommait « L’Indomptable »

 

Une anecdote participa à sa réputation : l’empereur passant en revue son unité, le grognard Gaye-Mariolle a voulu se faire remarquer en lui présentant les armes, non pas avec un fusil comme ses camarades, mais avec un canon de 4 pouces pesant une trentaine de kilos ! L’expression « faire le mariolle », viendrait-elle de là ?... On ne sait pas…

 

La prestance de ce grand gaillard pyrénéen fit qu’il servit de modèle à David pour sa fresque la « Distribution des Aigles » ; il est aussi présent sur l’Arc de Triomphe du Carrousel à Paris sous forme d’une sculpture de sapeur. 

 

En hommage au grenadier Gaye-Mariolle, né plus précisément dans le hameau de La Séoube, il existe à Campan une confrérie des Mariolles et une fête des Mariolles qui a lieu le deuxième dimanche de juillet.

 

 

Josiane Perez