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Musique en Madiran : Retour sur le « Duo Topaze »

samedi 17 juillet 2021 par Rédaction

Faire rayonner la mandoline

Marie Burou et Corentin Schlegel étaient heureux de retrouver le public pour la première fois depuis de long mois pour cause de Covid. Tout surpris aussi, car ils ne s’attendaient pas à trouver tant de monde à cause des craintes inspirées par les différents variants. Tout à leur bonheur d’avoir été chaleureusement applaudis, les deux artistes, ont à leur tour applaudi le public, en les remerciant de leur présence et de leur écoute. Une écoute presque religieuse, tant la virtuosité du guitariste et de la mandoliniste et les pièces choisies étaient captivantes. Les deux artistes, qui se sont rencontrés au Conservatoire de Toulouse, ont décidé il y a deux ans de monter un duo guitare-mandoline. « On a voulu mettre en avant les musiques originales pour mandoline, comme la musique du Parrain de Nino Rota, qui ne sont pas faites pour jouer à la guitare » explique Corentin Schlegel. « On a du répertoire magnifique pour mandoline très classique mais aussi contemporain. La mandoline rayonne dans toute sa splendeur et le but du programme c’était de faire rayonner la mandoline au travers de pleins d’esthétiques différentes. » De plus la tonalité de la guitare et de la mandoline s’accorde à merveille. « C’est très bien parce qu’elles viennent de même famille d’instruments, les cordes pincées. Donc, directement, ça se marie bien ensemble. Mais on n’a pas créé le duo parce que ça sonne bien mais on l’a créé avant tout parce qu’on aime bien travailler ensemble. On se connait depuis le conservatoire de Toulouse où nous faisions nos études. On s’est dit pourquoi ne pas redorer l’image de la mandoline pour en faire un instrument soliste à part entière et pas le stéréotype de la mandoline italienne sous les balcons (rires...). » 

Des pièces arrangées et adaptées

Pas facile quand l’un prépare un Master au Conservatoire Royal de Bruxelles et que l’autre donne des cours au Conservatoire Henri Duparc à Tarbes. Pourtant ils se sont bien organisés pour travailler sur les programmes à présenter. « Je laisse la partie mandoline à Marie et moi, je m’arrange pour rester le plus près possible du texte. Par exemple dans l’Elegia de Callace, pour mandoline et piano, j’ai essayé de garder l’essentiel dans la musique. » Le tout au prix de contorsion des gestes et de désaccords de la guitare. Ce qui explique qu’entre les pièces, Corentin soit obligé de raccorder sa guitare pendant que Marie présente le morceau. « Au final, c’est très bien mais c’est un vrai défi, car c’est très compliqué à faire. Et on perd quand même un peu de matière musicale. Ma démarche, c’est de rester le plus près possible du texte, d’où parfois les écarts monstrueux que j’avais à faire. » Parfois c’est Corentin qui propose un texte comme « Mare » de Jürg Kindlel, une ode aux trois océans, le Pacifique, l’Atlantique et l’Indien qui est un chef d’œuvre de musique contemporaine qui a été très apprécié. « Marie l’a écouté et elle m’a dit j’achète… Heureusement on ne s’est pas trompé sur le coup (rires…) » Une fois les textes choisis et arrangés, il faut les répéter et pas question de le faire en visio à cause de la latence. Chacun travaille de son côté et ils se retrouvent avant un concert pour répéter. « Là, on s’est vu pendant dix jours, à compter de huit heures par jour pour mettre en place tout ça. » Un programme présenté pour la première fois au Château de Crouseilles.

Promouvoir la mandoline

Le Duo ne se contente pas de puiser dans le répertoire de la mandoline et explore des œuvres écrites pour d’autres instruments. « C’est plus intéressant pour notre duo » confie Marie Burou, « car ça enrichit notre répertoire et du coup, ça apporte plus de variété. C’est assez enrichissant de faire des transcriptions et de travailler aussi sur des œuvres plus contemporaines. » Master de mandoline napolitaine en poche, Marie Burou a choisi de faire connaître la mandoline moderne à travers les concerts. « Il y peu de Conservatoires où la mandoline est enseignée en France » révèle la musicienne. « Il y a un Pôle Supérieur à Boulogne mais il n’y a aucun CNSM à Paris ou à Lyon où la mandoline est enseignée. Tout notre travail, c’est de faire des concerts pour qu’on la découvre. Il faut rattraper le retard et tout reconstruire pour qu’il y ait plus de classes de mandoline dans les conservatoires. »

Jean-Jacques Lasserre

Prochain concert de Musique en Madiran, le dimanche 25 juillet à 17h00 à l’Eglise de Madiran avec le « Quatuor Caliente (Violon, bandonéon, Contrebasse, piano)

Tarifs

Prix unique : 20 euros le concert

Adhérents : 17 euros le concert

Ados, étudiants, demandeurs d’emploi : 10 euros le Concert

Moins 12 ans : Entrée gratuite

Réservations

Compte tenu des mesures de distanciations sociales et de possibles jauges, il serait préférable de réserver les places le plus tôt possible :

Téléphone : 09 66 88 75 96 et 05 62 96 86 10

Courriel : musiqueenmadiran@wanadoo.fr