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Tarbes-Saint-Jean-de-Luz, vendredi à 20h00 à Trélut

jeudi 3 septembre 2020 par Rédaction

Ce dernier match de préparation sera précédé de la présentation et la photo de l’effectif 2020-2021 à 18h30 avec ouverture de la billetterie à 18h00. Le port du masque et la distanciation sociale sont obligatoires dans le stade et près des buvettes.

Saint-Jean : La meilleure équipe « amateur » de Fédérale

Depuis deux ans, les Luziens font parties des meilleures équipes de Fédérale 1 et ils tiennent la dragée haute aux équipes « pro » qu’ils rencontrent. Il y a deux ans, ils avaient terminé deuxième de leur Poule derrière Albi, mais devant Tarbes, et ils avaient été éliminés par le N° 1 National, Valence-Romans (20-27 et 29-6). La saison dernière, à la fin de la 18ème journée, les Basques étaient troisièmes derrière Cognac mais à un point des Dacquois. N° 8 National 2019 et N°11 National en 2020, Saint-Jean-de-Luz méritait, sportivement, sa place en Nationale. Mais par deux fois, les Basques ont répondu non aux invitations de Bernard Laporte. Un choix lucide et courageux car les Dirigeants savent qu’ils n’ont ni les structures, ni les moyens financiers, de monter en Pro D2. Etre le N°1 des clubs basques « amateurs » à l’ombre de Bayonne et de Biarritz, suffit au bonheur des Luziens, qui se nourrissent des Espoirs de leurs prestigieux voisins.

Un effectif stable renforcé par des Espoirs de Bayonne et de Biarritz

La marque de fabrique du club, c’est la fidélité, avec cette année encore peu de départs. Cinq joueurs seulement sont partis, J. Martinez (33 ans) à Anglet, Sentenac (25 ans) à Floirac, Peïo Etcheverrigaray (24 ans) à Urrugne, alors que Goya (38 ans) et Patxi Etcheverrigaray (28 ans) ont arrêté. Les Basques ont rajeuni leur effectif avec une douzaine d’arrivées de joueurs issus de la formation basque. Le talonneur Clermont (25 ans, 1,80 m, 109 kg), qui vient de Niort mais qui a été formé à Lannemezan et à Tarbes, est l’exception qui confirme la règle. A part le talonneur Ibarburu (21 ans) qui vient d’Urrugne, l’ouvreur Mihura (20 ans), d’Ascain et l’arrière Viudes (22 ans, 1,85 m, 83 kg) d’Anglet, les autres recrues sont issues des Espoirs de Bayonne (le pilier Ezpeleta, 22 ans, 1,71 m, 113 kg, le talonneur Goyeneche, 21 ans, le 2ème ligne Eranossian, 21 ans, 1,91 m, 115 kg) ou de Biarritz (les 3ème ligne Casenave, 20 ans, 1,89 m, 94 kg, et Freschi, 18 ans, 1,84 m, 90 kg, le demi-de-mêlée Dassance, 20 ans, 1,72 m, 79 kg, les trois-quarts Redon, 21 ans, 1,87 m, 87 kg et Terradot, 20 ans, 1,75 m, 80 kg ex-Espoirs Pau).

Des Basques en jambes

Ce sera le premier et seul match de préparation de Saint-Jean-de-Luz, car celui prévu contre les Espoirs palois a été annulé. Mais les Basques seront en jambes, car ils ont repris progressivement l’entraînement depuis le 15 juin et manient le ballon depuis mi-juillet, selon le protocole de reprise de la FFR. De plus, l’équipe viendra avec 33 joueurs, ce qui augure d’un rythme de jeu élevé. D’autant que la force des Luziens, c’est la continuité d’un jeu d’évitement, basée sur une dextérité et un coup d’œil, développés par la pratique de la pelote. C’est pour cela que les Basques ont été choisis pour le dernier test, car leur jeu devrait se rapprocher de celui pratiqué par Massy. Une belle mise en bouche à huit jours du premier choc du championnat, car Saint-Jean-de-Luz ferraille dur et tient tête aux grosses cylindrées depuis deux saisons. Les Tarbais avaient perdu 17-16 et s’étaient imposés 25-23 à Trélut. Cette année les Basques ont dominé Cognac 27-16 et Dax 26-15… Saint-Jean-de-Luz devrait être l’adversaire le plus difficile des trois matchs de préparation. La difficulté sera de bien gérer l’effectif en vue du gros bloc de quatre matchs à venir.

Le point de vue de Serge Milhas

Serge Milhas, pur tarbais, qui a débuté en première à 18 ans au Stado mais qui n’a jamais été prophète en Bigorre, a trouvé le bonheur sur la Côte Basque où il s’est installé professionnellement. Après une brillante carrière de joueur à Auch et à Colomiers et d’entraîneur, à Colomiers, La Rochelle, Biarritz, Castres et Albi, l’ancien demi-de-mêlée, a été lassé du mode de fonctionnement du rugby « pro » où une défaite remet tout en question, à cause des conséquences financières qui peuvent en découler. Avec Saint-Jean-de-Luz, où il est seulement entraîneur, il a retrouvé les vraies valeurs du rugby qui sont le plaisir et le partage. « Je suis au bon endroit et je m’éclate. Je ne manage rien du tout, je ne m’occupe que de rugby. » A Saint-Jean, les joueurs se prennent en charge en dehors des heures d’entraînement qui ne sont consacrées qu’au rugby avec ballon. Des joueurs responsables qui n’ont pas besoin d’être sermonnés. « Ils savent pourquoi ils n’ont pas été bons, c’est un autre rugby. » L’objectif premier de Saint-Jean-de-Luz est avant tout basé sur l’éducation et la progression des jeunes. Beaucoup de joueurs, déçus du fonctionnement des clubs pros, reviennent ou viennent pour retrouver des valeurs humaines. D’autant que Saint-Jean-de-Luz véhicule une image positive, en termes de résultats et de jeu pratiqué.

Prendre du plaisir et s’étalonner

Malgré six mois sans jouer les Luziens, qui ont disputé un match entre eux, ne vont pas manquer de repères sur le terrain. « On a un Groupe établi et stable depuis plusieurs saisons. C’est mature, c’est très homogène, ça vit très bien. Il y a un bel état d’esprit. » De plus les joueurs de qualité ne manquent pas. « C’est une belle terre de rugby, il y a de bons joueurs de rugby, il y a une belle culture. Techniquement, on fait de belles choses mais physiquement, on est loin du monde pro. » Cependant, sur l’envie et sur un match, les Luziens ont démontré qu’ils étaient capables de rivaliser avec les clubs pro de leur Poule. « La configuration du championnat nous allait bien. On ne jouait pas des gros matchs tous les week-ends. On n’aurait pas pu jouer des clubs pro tous les dimanches. » Avec le départ des gros clubs en Nationale, Saint-Jean-de-Luz, devient le favori N° 1 de sa Poule et un candidat logique au titre. « Avec le Covid, on ne sait pas où on va et l’essentiel, c’est de reprendre plaisir à jouer. Le reste ne sera que la conséquence de la qualité de l’investissement, qu’on y met. » Ce premier match contre Tarbes sera l’occasion de retrouver le plaisir de jouer et le partage avec les adversaires, qui sont l’essence même du rugby. « On est content de jouer contre une équipe bien structurée de haut niveau de Fédérale, qui va être, je pense, compétitive en Nationale. Pour nous, c’est intéressant pour savoir où on en est. On vient aussi pour prendre du plaisir contre une équipe de haut niveau. »

L’ADN basque

Les Luziens, privés sur blessure de leur ouvreur Uturriria, présenteront un groupe de qualité. Un temps un point faible, la mêlée s’est bien amélioré. « On sera mieux que les années précédentes. Je pense qu’on peut être compétitif et que c’est, peut-être, l’année où on a le plus de potentiel sur la mêlée. » Mais les Basques ont le défaut de leurs qualités et manquent de puissance. « On manque de densité. On n’a pas des gars de 115 kg qui se déplacent. » Mais les Luziens ont d’autres atouts qui font leur force. « Notre ADN, c’est le mouvement même si au rugby, il faut être capable de jouer toutes les formes de jeu. » Saint-Jean sera pratiquement au complet. « On vient à 32 ou 33 et on alignera deux packs. Derrière, il nous manquera un ou deux garçons mais on aura une équipe cohérente. On a envie aussi de voir quelques jeunes pour voir ce qu’ils valent à ce niveau. »

Le Groupe luzien

Avants : Clermont, Ezpeleta, Landrodie, Coelho, Sanchez, Hiriart, Tescher, Eloff, Eranossian, Penicaud, Paillard, Sajous, Larzabal, Elgoyen, Gastal, Lamothe, Juaniconeta, Cancillo, Broucaret, X. Elissalde, Da Costa, Quintana.

Arrières  : Daubas, J. Elissalde, Behoteguy, A. et R. Arrieta, Garicoix, Irigoyen, Pietrelli, Montamat, Mendiague, Acebes, Otazo, Alliot, Miura, Betbeder

Propos recueillis par Jean-Jacques Lasserre