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SDIS 65 : Schéma départemental d’analyses et de couvertures des risques et signatures de deux conventions.

vendredi 3 juillet 2020 par Rédaction

Lors de la réunion du conseil d’administration du SDIS qui s’est réuni mercredi matin un point a été fait sur la COVID. Comment les sapeurs pompiers ont-ils géré cette crise depuis le début ? Les dispositions qui ont été prises et tout ce qu’il a fallu faire pour s‘adapter au sein des sapeurs pompiers du département. Deux conventions ont été signées : le renouvellement de la convention pluriannuelle entre le Département et le SDIS des Hautes-Pyrénées et la convention de mise à disposition de l’application ‘’Le Bon Samaritain’’, de Brice Blondel préfet des Hautes-Pyrénées, Michel Pélieu, président du Conseil Départemental, Bernard Poublan président du conseil d’administration du SDIS, du colonel Boulou, directeur départemental du SDIS et du représentant de l’association ‘’Le Bon Samaritain’’.

 

 « Le schéma départemental d’analyses et de couvertures des risques ‘’le SDACR’ ’qui est un arrêté préfectoral est un document qui doit être mis en place dans chaque service départemental de services et de secours. C’est un document qui fait l’inventaire des risques dans le département, risques courants : incendies, accidents de circulation, malaises etc.…

 

Pour les risques complexes et beaucoup plus graves comme les crues torrentielles, séismes, feux de fôrets, les risques industriels, un point est fait sur tout ce qui s’est passé ces dernières années et sur le niveau de sollicitations chez les sapeurs pompiers pour les orientations à retenir pour les années à venir. L’idée est d’arrêter les orientations stratégiques pour les cinq prochaines années en termes d’organisations des secours. Pour l’organisation des services, nous nous basons sur le ‘’SDACR’’ », a expliqué le colonel Christophe Paichoux, directeur départemental adjoint

 

Dans l’activité quotidienne des sapeurs pompiers, ce qui a le plus d’importance c’est le secours à la personne qui représente 80% des interventions, ce qui correspond à une forte sollicitation des sapeurs pompiers, sachant que pour le département 80% des effectifs sont des SP volontaires. Cela devient compliqué pour eux de concilier vie professionnelle et vie familiale. Il a été constaté que les SP étaient sollicités parce que d’autres comme les ambulances privées n’étaient pas disponibles.

Souvent les situations ne sont pas réellement urgentes et les personnes ont tendance à appeler les pompiers. Il faut arriver à ce que les pompiers ne soient sollicités que dans les situations vraiment urgentes. Le directeur adjoint indique : « le préfet travaille avec l’ARS depuis le début de l’année, une expérimentation est en cours, elle vise à faire en sorte que des ambulanciers privés soient mis à disposition de l‘hôpital en journée pour qu’ils fassent ce qui n’est pas réellement urgent et désengorger les pompiers. Avec cette organisation, l’hôpital garantit aux ambulanciers une indemnisation minimum, qu’ils soient sollicités ou non. Nous devons adapter notre maillage et notre organisation ».

 

En ce qui concerne les crues, les pompiers doivent anticiper pour pouvoir intervenir vite et bien, pour ce faire des accords sont passés avec les départements limitrophes et avec le centre opérationnel zonal basé à Marseille qui coordonne tous les SDIS du Sud de la France et dans le cadre du ‘’SDACR’’ il est identifié un mode de fonctionnement pour monter en puissance le plus rapidement possible.

 

La convention pluriannuelle entre le département et le SDIS :

 

« Le SDIS est un établissement public autonome qui est administré par des représentants du département, des communes et des EPCI, que la quasi-totalité de son financement est basé sur les contributions des communes et des EPCI, leur contribution fait le biais d’une répartition et la loi prévoit que ces contributions ne peuvent pas augmenter plus que l’inflation chaque année. Si nous avons des choses plus importantes à financer c’est le Département qui paie. Le Département apporte la moitié des contributions du SDIS et dans le cadre de cette convention on arrête les modalités de financement du SDIS par le Département dans les trois années à venir. Dans cette convention, il est prévu des actions de coopérations ou de mutualisations entre les deux organismes, cela peut passer par des échanges de formations, exemple : le département nous donne accès à des formations sur les logiciels informatiques et administratifs, nous, nous mettons à disposition les locaux de l’école départementale et nous faisons des formations aux premiers secours pour les assistantes maternelles. Il y a tout un ensemble de choses sur lesquelles on crée des partenariats avec le Département pour essayer de faire des économies dans l’intérêt du SDIS comme pour le Département. Il y a aussi tout ce qui est préparation de nos véhicules poids lourds au contrôle technique, c’est par les ateliers du Département que c’est fait et tout un ensemble de prestations que si c’était fait ailleurs il y aurait des surcoûts importants ».

 

La convention de mise à disposition de l’application ‘’le Bon Samaritain’’ :

 

« L’association ‘’le Bon Samaritain ‘’ a créé une application pour Smartphone qui permet à une personne ayant une formation de secouriste de se déclarer volontaire pour porter secours si jamais il y a besoin. En s’abonnant par le biais de cette application la personne accepte d’être géo- localisée.

La convention passée avec cette association vise à donner la possibilité à notre centre de traitement d’alerte lorsque nous sommes appelés pour une personne qui fait un malaise cardiaque de géo-localiser les secouristes abonnés à proximité pour qu’ils aillent effectuer les premiers secours avant notre arrivée.

Le SDIS a une mission : porter secours à la population le plus rapidement possible avec les moyens que l’on a, sauf qu’il y a toujours des délais, le temps que l’on parte, que l’on fasse le trajet pour nous rendre sur les lieux de l’intervention etc.… il y a des minutes qui s’écoulent, avec cette application le secouriste sera là avant nous pour appliquer les premiers gestes qui souvent sont déterminants pour la suite.

Cette convention est signée par de nombreux SDIS de France et vise à améliorer les délais de réponses opérationnelles », a indiqué le représentant du SDIS 65.

 

Nicole Lafourcade