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Portrait robot du futur président du Stado-TPR

vendredi 29 mai 2020 par Rédaction

A défaut d’un Emir du pétrole ou d’un chevalier d’entreprises multi milliardaire, Tarbes devra continuer à choisir entre des chefs d’entreprises plus ou moins riches. Tous, jusqu’à présent, ont dû, pour de multiples raisons, jeter l’éponge en cours de route. L’un des problèmes majeurs, qui n’est pas spécifique à Tarbes, c’est le manque de moyens financiers et de consensus. Beaucoup de chefs d’entreprises, viennent dans les clubs pour faire des affaires, gonfler leurs carnets d’adresses et soigner leurs relations. Un futur Président arrive dans un club avec son cercle d’amis qui rentre en concurrence avec celui de son prédécesseur. D’où souvent une soustraction des partenariats plutôt qu’une addition. A moins de trouver une union sacrée autour des valeurs fortes du club. Les amis du Président sortant quittent souvent le club ou réduisent leur partenariat, ce qui ne permet pas au club d’augmenter son budget, quand il n’est pas obligé de le revoir à la baisse.

Un Président très riche ou consensuel

Pour éviter cela, il faut un Président assez riche pour couvrir les pertes de ceux qui partent ou qui n’honorent pas leurs engagements pour diverses raisons. Un tel Président existe mais il demande un minimum de respect et n’apprécie pas d’être vilipendé dans les réseaux sociaux et dans la presse, sous peine de tirer sa révérence. Un chef d’entreprise qui a réussi et qui se lance dans la reprise d’un club est aussi un homme de caractère et de pouvoir. Un comportement qui peut créer des tensions avec certains partenaires qui peuvent se vexer et quitter le club. C’est aussi pour cela qu’il doit être capable de remettre au pot ou alors il doit se montrer diplomate. Un Président qui n’a pas la capacité d’injecter beaucoup d’argent et qui ne fait pas consensus ne peut pas se maintenir au risque de mener le club à sa perte. De plus un Président, ne doit avoir aucune arrière pensée politique, pour éviter des relations conflictuelles avec les élus déjà en place.

Un Président de consensus

C’est peut-être le bon portrait robot du futur Président du TPR qui ne serait pas un chef d’entreprise mais un homme de consensus. Un Président qui aurait le soutien de tous les partenaires historiques du club et qui réunirait autour de sa personne ou de son image, toutes les forces vives de la Ville et du Département. Le club de Bourges a prouvé que c’était possible au plus haut niveau du basket féminin français. Pierre Fosset, Président emblématique de Bourges (de 1993 à 2019), était un simple journaliste sportif au Berry Républicain, lorsqu’il a pris la présidence du club. Depuis Bourges a glané 14 titres de Champions de France, 11 Coupe de France de 1995 à 2019 et au niveau européen, 3 titres d’Euroligue, 1 d’Eurocup et 1 Coupe Ronchetti. Au Stade Toulousain, Jean-René Bouscatel (Président de 1992 à 2017) était avocat et non un homme d’affaires richissime. Sous sa présidence Toulouse a été sacré 10 fois Champion de France et a gagné 4 Coupe d’Europe.

Le Président ne peut pas être un élu

Un Président de club, de plus au statut professionnel, ne peut pas être un élu (conflits d’intérêts). Ce n’est donc pas dans les élus tarbais ou bigourdans qu’il faut chercher le futur président du Stado-TPR. Mais un Président peut être un dirigeant salarié d’une entreprise, comme Philippe Fournadet, le Président du TGB ou un salarié d’une Collectivité, comme Bernard Duclos, un des Co-Présidents de Lannemezan. Les plus anciens se souviendront que George Danglade (Président de 1986 à 1998) était le Directeur de l’Aéroport qui dépendait de la CCI, (présidée par Gérard Trémège), et la cohabitation avec Raymond Erraçarret (Maire Communiste) était des plus constructives. A l’époque, Tarbes faisait partie des meilleurs clubs français, abonné aux phases finales et finaliste en 1988, battu 9-3 par un grand Agen.

Jean-Jacques Lasserre