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Interview d’Alexandre Duny avant son départ pour Carcassonne

dimanche 24 mai 2020 par Rédaction

Repéré par Henri Broncan et lancé par Yannick Vignette

Alexandre Duny, a réalisé son envie de jouer en Pro D2 en attendant, peut-être, de voir plus haut. Car son gabarit hors norme, en font, à 26 ans, un des piliers les plus solides sur le marché avec ses 140 kg et son 1,90 m, doté d’une belle capacité dans les courses, malgré son gabarit impressionnant. Une promotion amplement méritée pour un joueur normand qui a fait ses classes à l’Ecole de rugby du RC Pont-Audemer et qui a disputé, encore junior, quelques matchs en Honneur avec l’équipe fanion. Repéré par la Section, il intègre les Reichel puis les Espoirs palois. C’est là, qu’Henri Broncan ira le chercher la dernière année où le TPR jouait en Pro D2. Lors de la première saison en Fédérale 1, le jeune normand, fera cinq apparitions en équipe première, barré par Koberidze et Brison et des choix d’entraîneurs. L’année suivante, Yannick Vignette, arrivé en cours de saison, lui donne sa chance à droite où il jouera 11 matchs. « Je jouais à gauche avec Escouteloup et quand Yannick est arrivé il m’a donné ma chance à droite ». Titulaire à Rouen et lors de la demi-finale Retour à Bourg-en-Bresse, il va enchaîner sans discontinuer les deux saisons suivantes. Il signera 26 feuilles de matchs dont 21 titularisations l’an passé et 18 feuilles dont 17 titularisations cette année. En quatre saisons en Fédérale 1, le pilier aura inscrit cinq essais, dont un cette saison à Fleurance, trois l’an passé contre Marmande, Oloron et à Marmande et un à Rouen, il y a trois ans, en Poule Elite.

Cette année, on avait un super groupe et un super état d’esprit

Titulaire indiscutable depuis deux ans en pilier droit à Tarbes, il rongeait son frein en attendant d’avoir enfin sa chance au niveau au dessus. « Pour moi, c’est la récompense de deux bonnes saisons en Fédérale 1. C’était un objectif de partir en fin de saison en Pro D2 pour qu’on me donne ma chance à un niveau supérieur. » La concurrence va être rude, avec quatre droitiers, dont un qui va revenir de blessure en janvier, mais le Tarbais est prêt à relever le défi. Les deux dernières années, de ses cinq saisons passées à Tarbes, ont permis au pilier au look viking de prendre de l’expérience et de la confiance. « Yannick Vignette m’a fait éclore pendant ces deux ans. Il m’a fait évoluer rugbystiquement pour arriver à un bon niveau, pour pouvoir prétendre intégrer un club de Pro D2. » Le départ de son mentor l’a poussé à refuser les propositions de rester à Tarbes, d’autant que son contrat d’un an supplémentaire avait été dénoncé par le club à cause de la crise du coronavirus. « Le départ de Yannick m’a très surpris. Je faisais partie des partisans de Yannick car c’est quand même grâce à lui que le club s’est maintenu à un bon niveau pendant deux ans et demi. Malgré un budget en baisse, il a réussi à construire et à fédérer un groupe. Cette année, il avait réussi à avoir son groupe et on avait un super groupe et un super état d’esprit. » Après un début compliqué, avec une défaite à Blagnac et une grosse gifle à Lannemezan, le Groupe a su trouver ses marques. « On s’est tous ressoudé autour de ça. Il n’y avait pas le staff et les joueurs, on partageait tous le même état d’esprit que le staff avait amené. Il ne faut pas oublier qu’on avait une équipe très jeune qui avait peu d’expérience de ces matchs contre Lannemezan. On s’est ressoudé et on a été arracher une victoire à Mauléon qui n’était pas évidente. » Depuis les Tarbais ont été gagner tous leurs matchs à l’extérieur, du jamais vu depuis que le TPR existe, que ce soit en Fédérale 1 ou en Pro D2.

Quand Yannick est arrivé, il m’a donné ma chance et j’ai su la saisir

 Alexandre Duny quitte Tarbes avec regrets, car il garde aussi un bon souvenir de sa première année tarbaise avec les Espoirs, entraînés par Patrick Caïe et Pierre Lapène. Une première année gâchée toutefois par une blessure au genou qui l’avait tenu écarté pendant quatre mois des terrains. « J’avais quand même fait une bonne fin de saison. Après, j’ai connu deux années un peu plus compliquées, car j’avais de la concurrence devant. Je me suis accroché pendant un an et demi. Quand Yannick est arrivé, il m’a donné ma chance et j’ai su la saisir. » Une année qui a été très forte aussi car les supporteurs faisaient corps derrière cette équipe et étaient de tous les déplacements. Le pilier n’oublie pas dans ses pensées les bénévoles et les dirigeants qui s’impliquent dans le club et qu’il a vu à l’œuvre durant ces cinq années passées à Tarbes. Alexandre Duny et Noémie, ont déjà trouvé un pied à terre dans un nouveau lotissement situé sur la commune de Trèbes à une encablure de Carcassonne. La reprise, est prévue début juin par une prise de tests sur le coronavirus avant d’entamer le physique par petits groupes en respectant toutes les consignes de sécurité mises en place par la FFR.

Jean-Jacques Lasserre