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Forte mobilisation ce mardi encore contre la réforme des retraites

mardi 17 décembre 2019 par Rédaction


Forte mobilisation encore ce mardi 17 décembre à Tarbes contre la réforme des retraites. Selon les syndicats, le chiffre de 10 000 manifestants a été avancé par Angélique Samaran (UD CGT 65), la police annonçait quant à elle 4000. Pourtant selon certains observateurs la mobilisation a paru plus forte que le 5 décembre, d’autant que pour la première fois les syndicats dits réformateurs (CFDT, UNSA, CFTC, CFC CGC) ont eux aussi défilé. Ils s’étaient placés en fin de cortège. Le défilé a pris fin aux allées Leclerc. C’est du haut d’une estrade qu’Angélique Samaran, entourée des autres représentants syndicaux (CGT, FO, FSU, Solidaires), opposés depuis le début à la réforme des retraites, a prononcé la déclaration suivante :>

VIDEO

« Nous sommes 10 000 aujourd’hui pour demander le retrait du plan de retraite par points !

Le gouvernement joue l’affrontement, alors que cette réforme des retraites cristallise toutes les colères !

Les travailleurs et travailleuses de ce pays, les jeunes, les retraités et les privés d’emploi ne supportent plus leurs conditions de vie et de travail et ne veulent plus être sacrifiés sur l’autel de la finance.

Le patronat et le gouvernement sont les seuls responsables de cette colère sociale !

Qui va croire que nous sommes des privilégiés dans ce pays ?

Nous choisissons de défendre un projet de société, un projet de justice sociale.

Voilà le cadeau que nous voulons donner à nos enfants un avenir !

Monsieur DARMANIN à déclaré dimanche soir sur BFM TV je cite « La république ne peut répondre au chantage de n’importe qui ».

Nous ne sommes pas n’importe qui, nous sommes des travailleurs et travailleuses honnêtes face à un gouvernement qui bafouille et qui nous ment !

Monsieur DELEVOYE moins de dix jours après avoir été épinglé pour un oubli dans sa déclaration d’intérêt auprès de la haute autorité pour la transparence de la vie publique a été contrait de démissionner !

Madame BUZIN et Monsieur BLANQUER qui découvrent pour l’une la gravité des conditions de travail en milieu hospitalier alors que cela fait des mois qu’elles sont dénoncées, et pour l’autre que les enseignants sont mal payer !

Il y a tout juste un an, le COR (Conseil d’Orientation des Retraites), instance censée être spécialiste du sujet, déclarait que les comptes des retraites étaient à l’équilibre jusqu’en 2070 ! Cela a contrarié le pouvoir en place, qui prévoyait sa réforme « systémique » : comment convaincre qu’il faut réformer alors que, financièrement, tout va bien ? Finalement, comme par enchantement, le COR dit aujourd’hui qu’il manquera autour de 10 milliards par an en 2025. On est en droit de se demander comment ce conseil d’experts peut produire des documents si fluctuants d’une année sur l’autre.

Les discours sont catastrophistes, mais 10 Mds c’est 3 % du budget et 0,3 % du PIB. On est loin d’une faillite du système contrairement à ce que prétendent ceux qui, de façon calculée, cherchent à inciter les jeunes générations à plier l’échine, à croire que tout est perdu pour elles et donc à tout accepter : il manquerait donc, et ce n’est même pas sûr, 0,3 % du PIB ! 

10 milliards d’euros c’est :

- le bénéfice annuel de la BNP ou de Total ;

- le quart des cadeaux accordés au patronat dans le cadre du CICE ;

- le double des cadeaux fiscaux accordés aux plus riches (dont ISF en partie supprimé).

Une Stratégie diabolique, car les raisons du déficit étaient liées aux mesures prises par le gouvernement actuel : réduction d’emplois dans la fonction publique (80.000 emplois supprimés d’ici 2022), austérité salariale prolongée dans la fonction publique, et non compensation des exonérations des cotisations sociales.

C’est donc sur une tromperie organisée que l’on veut faire travailler les salariés plus longtemps et que l’on veut aboutir à une réduction des montants des pensions de retraite.

 La solution n’est pas d’obliger chaque salarié à travailler davantage. Il faut augmenter les salaires ce qui augmentera mécaniquement les cotisations sociales et relancera la consommation. Il faut mieux répartir le travail. C’est en effet, la réduction progressive de la durée du temps de travail qui a permis de créer des millions d’emplois depuis les années 60.

Nous disons qu’il n’y aurait rien d’immoral à ce que le budget des retraites, massivement abondé par les cotisations salariales et patronales (salaire différé), le soit également par la contribution des plus fortunés pour permettre aux anciens salariés ayant cotisé de bénéficier d’un temps de retraite heureux. Si vraiment le but de la République est le bien-être de l’ensemble de ses citoyens.

De même, et comble de l’égoïsme et de l’individualisme, on ne mettrait en place la réforme en 2022 que pour les entrants de plus de 18 ans et dès 2025 pour la génération 1973-1975.

La jeunesse durement touchée par la précarisation depuis des années serait donc à nouveau sacrifiée sur l’autel de la financiarisation du système social.

Manière de faire croire que les générations antérieures échapperaient à la réforme : FAUX !

Toutes les pensions seront converties en points ( même celles qui auront été calculées sous le système actuel) , un point dont la valeur et la maitrise sera entre les mains du gouvernement et qu’il pourra actionner comme une variable d’ajustement puisque le nouveau système institue une règle d’or qui gèle les cotisations pour financer les retraites et instaure une limite de 13,8 % du PIB aux sommes qui seront consacrées au paiement des pensions [ alors que l’on sait que la part des plus de 65 ans dans la population à l’horizon 2050 va passer de 18 % actuellement à 25 % en 2050].

Rappelons que les valeurs du point ont ainsi été revues à la baisse à 3 reprises depuis 2010 (pour tous les retraités) dans ce pays qui sert de modèle à Macron : la Suède. Une Suède qui a vu le niveau de vie des retraités s’effondrer, les contraignant à cumuler un emploi dans des proportions de plus en plus importantes et qui a vu le développement de 850 FONDS de PENSION.

Conscient que l’exercice d’enfumage est de plus en plus délicat, le gouvernement avance maintenant l’argument que la valeur du point sera sanctuarisée et évoluera au rythme de l’évolution du salaire moyen : une promesse qui n’engage que ceux qui les croient ( il suffit de regarder ce qui s’est passé avec le système complémentaire par points AGIRC ARRCO du secteur privé) et qui occulte le fait que le système par points avec un calcul sur l’ensemble de la carrière aura un effet mécanique de baisse par rapport à l’actuel système ( qui a déjà été bien éprouvé depuis 1993 ) et dans des proportions non négligeables ( les salariés du privé passant des 25 meilleures années à l’ensemble de la carrière et ceux du public des 6 derniers mois à l’ensemble de la carrière). 

Le véritable objectif de MACRON-PHILIPPE-DELEVOYE est de remettre en cause radicalement la retraite par répartition à prestations définies pour la convertir en système à cotisations définies où la pension jouera le rôle de variable d’ajustement se réduisant quasi mécaniquement et ouvrir la porte aux FONDS DE PENSIONS.

Premier gestionnaire d’actifs au monde avec 7 000 milliards de dollars d’actifs gérés, le fonds d’investissement BlackRock a des vues sur l’épargne française, « une des plus élevées d’Europe. Il a l’oreille d’Emmanuel Macron et ne cesse de dispenser ses conseils dans le cadre de la réforme des retraites. Recommandations au gouvernement Français qui sont d’ailleurs accessibles sur son site.

 Je cite : « Nos recommandations s’adressent au gouvernement français et à d’autres acteurs clés tels que les employeurs, les représentants du personnel et les acteurs du marché du secteur financier, en reconnaissant que toutes les parties prenantes de la chaîne de valeur de la retraite devront travailler ensemble pour développer des solutions viables et efficaces. »

Le fonds Black-Rock complète ses conseils d’une véritable ode à la loi PACTE que le parlement a voté. Dans le cadre de sa réforme, le gouvernement prévoit que les cotisations obligatoires sur les salaires seront perçues jusqu’à 10 000 euros par mois, soit trois fois le plafond de la Sécurité sociale. Au-delà, il y aurait juste une cotisation de « solidarité » de 2,8 %.

Selon les premières estimations, cet abaissement des cotisations sur les plus hauts salaires représenterait un manque à gagner de quelques 3 milliards d’euros. Des milliards que l’exécutif souhaite orienter vers les plans par capitalisation. Il paraît pourtant que ce dernier est très préoccupé par l’équilibre financier du système de retraite.

Début octobre, un projet d’ordonnance facilitant l’épargne retraite a été déposé en catimini devant le Conseil des ministres. Dans le silence le plus total. Et pourtant, c’est d’une cohérence effrayante avec le projet de réforme des retraites. L’objectif du gouvernement est de geler les dépenses publiques à 14% (maximum) du PIB. Du fait du vieillissement de la population, on sera de plus en plus nombreux à se partager une même part du gâteau...

Notre système de retraites public va progressivement devenir un filet de sécurité minimal, insuffisant pour garantir le maintien du niveau de vie des seniors...

Voilà le sens de cette réforme : celui de la destruction de la solidarité et du renforcement de l’individualisation et de la marchandisation de la société. N’ayons pas peur des mots c’est un véritable crime social ! Prémédité !

Dans son discours, le 1er ministre annonce qu’il faudra travailler plus longtemps. Ce qui est dit c’est que cet allongement sera effectif dès 2022 pour tous avec des bonus-malus qui l’accompagnent pour atteindre l’instauration d’un âge pivot à 64 ans en 2027.

Peu importe la génération, il faudrait, dès 2022, progressivement tous travailler plus longtemps et jusqu’à l’âge de 64 ans en 2027 pour garantir un niveau de retraite comparable (sinon 10%décote).C’est la double peine et le recul de l’âge réel de départ à la retraite sans le dire (où est la promesse du président de la république de ne pas toucher à l’âge légal de 62 ans ?) Pour les carrières longues, terminé le départ à 60 ans, c’est désormais au minimum à 62 ans, voilà l’avancée vantée par le 1er ministre ! Les personnes nées entre 1960 et 1974 sont donc directement touchées par la décote puis toutes les générations suivantes avec un risque fort de déplacement de l’âge « pivot » à 65 ans très rapidement. Pour tous les jeunes nés en 2004 (entrant sur le marché du travail en 2022 à l’âge de 18 ans) application du régime universel par point 

Selon lui, « on peut vouloir changer les choses, mais il faut voir le monde tel qu’il est », il s’agit bien d’absence de volonté de corriger les causes de ces inégalités que sont le chômage, la non compensation de l’allongement des durées d’études, les carrières heurtées, le temps partiel qui s’est étendu. Plutôt que de changer les choses, il préfère donc travailler à adapter l’humain à ces évolutions.

Aucun mot sur la pénibilité dans le secteur privé, ni sur les impacts sur la santé et l’espérance de vie dans de trop nombreuses professions.

Moins d’un mois après la semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapés, aucun mot ou aucune mesure ou prise en compte du handicap ou des aidants idem pour les accompagnants des proches en situation de dépendance.

Sur la question des femmes et de la retraite :

Les femmes seraient gagnantes pour la retraite ?

Les annonces du 1er ministre et la réforme en cours ne corrigent pas les inégalités de salaire et d’évolution professionnelle entre les femmes et les hommes.

 Un système à points où le niveau de la pension est étroitement lié au salaire est par nature injuste envers les personnes qui ont de plus petits salaires, qui subissent des temps partiels ou qui connaissent des interruptions de carrière : dans chacune de ces situations, les femmes sont surreprésentées. 

Actuellement l’écart de pension entre les femmes et les hommes est d’environ 22 % (40% si on enlève les dispositifs de solidarité (trimestres maternité, droits conjugaux, pension de réversion, 150h/ smic validant un trimestre entier…)

Il est sûr que l’attribution d’une bonification de 5 % par enfants, dès le 1er enfant, ne compensera pas la suppression des 8 trimestres/enfant dans le privé ou des 2 trimestres/enfant dans le public.

 D’autant si elles doivent travailler jusqu’à 64 ans pour éviter une décote et bien au-delà pour une carrière entière.

 Summum de l’enfumage, alors que les 2 parents de 3 enfants et plus bénéficient d’une majoration de 20% (10% pour chacun des 2 parents), avec la reforme cette majoration tomberait à 17% (5% par enfants+ 2% de majoration exceptionnelle annoncée hier par le 1er ministre).

 Nous revendiquons l’harmonisation par le haut des trimestres par enfant à 8 trimestres pour le public comme le privé. Nous exigeons le maintien de la majoration de 10% au troisième enfant pour chacun des 2 parents.

 Nous exigeons la mise en place immédiate de l’égalité salariale femmes/hommes en sanctionnant les entreprises qui ne respectent pas la loi. Il n’y a aucun engagement du gouvernement ou du patronat sur cette mesure. 

Il annonce une garantie à 1000 euros net par mois pour une carrière complète au SMIC, mais ne précise pas la définition de ce que serait une carrière complète dans leur système.

Ensuite, 1000€ c’est 85 % du SMIC. Cette disposition de 85% du SMIC était déjà prévue dans la loi de 2003 et n’a pas été appliquée. Ce montant doit être atteint en 2022. Aujourd’hui on est en moyenne à 970 euros. Le gouvernement survend cette proposition, 1000 euros c’est 41 euros en dessous du seuil de pauvreté.

Le gouvernement ment en faisant croire que tout le monde aura 1000€. Toutes les personnes n’atteignant pas l’âge pivot (64 ans) ou ayant une carrière incomplète auront beaucoup moins.

 C’est un des « alibis sociaux » présenté par le gouvernement : celles et ceux qui pourront prétendre au minimum après une vie de travail seront de moins en moins nombreux et de toute façon condamnés à une retraite de misère.

Les personnes qui sont actuellement au minimum vieillesse ne sont pas concernées par cette mesure (868 euros / mois) ce minimum vieillesse concerne aujourd’hui environ 450 000 personnes dont beaucoup de personnes en situation de handicap.

D’autre part, ce gouvernement n’a procédé à aucun « coup de pouce » sur le SMIC et ne semble pas parti pour le faire cette année encore. Le 1er Ministre annonce la fin de tous les régimes spéciaux et particuliers que l’on connaissait pour aller vers une universalité. Il confirme des mesures dérogatoires sur l’âge de départ pour les métiers « régaliens » et dangereux en annonçant la garantie des bonifications de durée. Pour les autres métiers, cela serait une intégration au régime universel, avec un très gros flou sur la manière de prendre en compte la pénibilité des métiers.

Nous refusons le régime universel à point et voulons l’amélioration du régime par répartition et par annuité solidaire, et revendiquons le départ à 60 ans à taux plein avec un taux de remplacement de 75% et aucune pension en dessous de 1800 euros brut.

Prise en compte de la pénibilité vous avez dit ?

Macron « n’adore pas le mot pénibilité » le 1er ministre non plus !

Les seules propositions gouvernementales s’appuient sur le C2P (Compte professionnel de prévention) existant sans changement et transposé dans la fonction publique et les régimes spéciaux L’objectif est de supprimer toute retraite antérieure à 60 ans, voire 62 ans.

 Nous refusons le Compte professionnel de prévention, qui est une régression par rapport aux dispositifs de départs anticipés existants.

Le calcul de la pension doit aussi être abondé d’un trimestre supplémentaire, pour permettre un véritable droit au départ anticipé avec un niveau de pension suffisant.

 Nous voulons, dans la Fonction publique, le maintien et l’amélioration du « service actif » pour tous les agents exposés à la pénibilité et à la dangerosité du fait de leurs missions de service public.

 Nous voulons le maintien des dispositifs de départ anticipé propres aux régimes dit « spéciaux », qui correspondent à des contraintes de service public et d’intérêt général et une amélioration du régime général de la retraite actuel.

 

La seule solution pour garantir le niveau des pensions, le rejet du régime par points !

Nous devons appeler à la grève reconductible jusqu’au retrait. Dés aujourd’hui la CGT appelle à des manifestations tous les mardis et jeudis.

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Delphine Delaporte, secrétaire générale de l’UD CFDT, avait distribué le texte suivant en début de manifestation :

« La CFDT avait au préalable choisi de se mettre en retrait du mouvement étant donné que nous n’en étions qu’au stade de la concertation. Une distance qu’a annihilé le Premier ministre Edouard Philippe, lors de son allocution du mercredi 11 décembre 2019.

En effet, l’intervention d’Édouard Philippe a marqué un tournant.

LA LIGNE ROUGE FRANCHIE PAR LE PROJET DE RÉFORME

Le fait de passer en force sur le volet paramétrique de la réforme est absolument méprisant pour la CFDT. Il y avait là une très belle opportunité de réformer le système, parce que la CFDT y croit à cette réforme universelle par points, pour plus de justice sociale. A ce jour le Gouvernement ne parle pas de justice sociale, mais uniquement de faire des économies et d’équilibre budgétaire.

Si la réforme systémique est repoussée à la génération née en 1975, les mesures d’économies sont, elles, avancées à la génération 1960. Pour la CFDT, ce report - dans les faits - de l’âge de départ à la retraite est injuste et inutile et va à l’encontre de la promesse de campagne du Président de la République.

La question de l’âge pivot ou âge d’équilibre notamment s’applique pour les générations de 1960, et dès 2022. Les salariés qui ont commencé à travailler tôt vont devoir travailler plus longtemps s’ils ne veulent pas avoir une décote. C’est inadmissible.

La CFDT est favorable à une réforme et un régime universel à points. On peut tout à fait faire une réforme systémique, pour plus de justice, qui permette de réduire les inégalités, sans passer par une réforme d’économie. 

On ne demande pas le retrait de la réforme dans son ensemble, mais le retrait de l’âge pivot.

Quand il a fallu prendre ses responsabilités, notamment pour modifier les paramètres pour sauver le système par répartition, la CFDT l’a fait. Le gouvernement, sur cette position-là, ne nous a fait aucune confiance et a préféré passer en force. Ce n’est pas acceptable.

Il faut faire confiance aux partenaires sociaux, au dialogue social. Ce n’est pas l’ancien monde comme ça a pu être évoqué par certains de nos dirigeants politiques.

LES INSUFFISANCES MAJEURES DU PROJET DE RÉFORME

• Trop faible reconnaissance de la pénibilité au travail, qui se limite quasiment à une ouverture du dispositif actuel à la fonction publique.

Pour la CFDT, les quatre critères de pénibilité écartés par le gouvernement en 2017 doivent être réintégrés pour que toutes les personnes exposées à de la pénibilité puissent partir plus tôt à la retraite.

• Un minimum de pension insuffisant pour une carrière complète. La CFDT maintient qu’une carrière complète au SMIC mérite une pension bien supérieure à 85 % du SMIC.

• Pas de dispositif de retraite progressive digne de ce nom alors qu’il s’agit d’une forte aspiration des travailleurs en fin de carrière. Pour la CFDT, il est indispensable de permettre aux travailleurs d’avoir une plus grande liberté de choix de l’âge et des modalités de départ à la retraite.

• Besoin de clarifier la situation des travailleurs des régimes spéciaux et des fonctions publiques, et notamment les mesures de compensation et de revalorisation salariales.

Principales revendications :

• Le retrait de l’âge d’équilibre à 64 ans,

• Davantage de justice dans le futur système de retraite avec :

- une réelle reconnaissance de la pénibilité,

- un renforcement des dispositifs de retraite progressive,

- un minimum de pension pour une carrière complète au-delà de 85 % du Smic.

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Voici le texte de la chanson entonnée ce matin devant les Allées, et l’audio (ci-dessous)

A venir deux vidéos de Michel Bonnet


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17 décembre 2019
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