Site d’informations en ligne, sur Tarbes et le Grand Tarbes
 Informations Lourdes et Grand Tarbes Informations Lourdes et Pays de Lourdes Informations Bagnères de Bigorre Informations Argelès-Gazost Vallées des Gaves Informations Pays de Lannemezan Information Pays du Val Adour Informations Hautes-Pyrénées   
     
   
     

Nafarroa-Tarbes, dimanche à 15h00 à Baïgorry

samedi 16 février 2019 par Rédaction

C’est un match à enjeu pour les deux équipes. Nafarroa joue son maintien et Tarbes sa qualification pour le Du Manoir. Les Basques veulent réaliser après Albi, l’exploit historique de s’offrir la tête de Tarbes qui les a humiliés au match Aller.

Les compositions d’équipes

L’avis du Président de Nafarroa et des entraîneurs

Xabi Etcheverry

On a envie de batailler jusqu’au bout

Malgré six succès consécutifs à domicile, le Président Etcheverry n’est pas tout à fait satisfait car le maintien est loin d’être assuré. « On est dernier pour l’instant, il nous en faut encore d’autres... » Quand on lui demande s’il s’attendait à pareils résultats en début de saison, il coupe. « Non, on ne se pose pas de questions. Nous, on était à ce niveau là, parce qu’on a gagné notre place sur le terrain, en allant en quart de finale de Fédérale 2 ! On est venu pour faire du mieux possible, pour vivre une expérience qui nous pousse vers le haut, en espérant avoir les meilleurs résultats possibles. On savait très bien, que ça allait être très compliqué mais on y est. C’est très dur, très compliqué, mais on a envie de batailler jusqu’au bout comme on l’avait prévu au début. » Quoi qu’il arrive, le Président Etcheberry ne regrettera pas d’être monté : « C’est une saison excitante à vivre, compliquée, mais en tout cas, c’est une très belle expérience. Et on va tout faire pour rester. »

Un grand moment pour le club

Quand on lui rappelle les victoires sur Albi et sur Lavaur, le Champion de France en titre, l’émotion passe dans la voix presidentielle. « Ah oui, bien sûr, ce sont de très bons moments. La victoire, notamment contre Albi, a été un grand moment pour tout le monde, les joueurs, les entraîneurs, les dirigeants, les supporters. Cela a vraiment été un grand moment, qu’on a vécu pleinement. Mais cette victoire, en dehors d’être un grand moment dans la vie du club, ne nous a rapporté que 4 points, rien de plus. Ce n’est pas parce qu’on a battu Albi, que le maintien est acquis. Loin de là. » Quand on lui rappelle que Lannemezan et Valence d’Agen, ses adversaires directs pour le maintien, ont perdu chez eux contre Albi, Xabi Etcheverry réplique : « Oui mais eux, ils ont gagné des matchs que nous, on a perdu. Aujourd’hui, malgré cette bonne performance, on est toujours dernier et on a encore du grain à moudre pour essayer de nous maintenir. 

Des hauts et des bas

Nafarroa a pris le temps avant d’accepter de rejoindre l’élite du rugby fédéral, compte tenu de moyens financiers restreints et d’un recrutement limité aux joueurs locaux. « Avant de monter, on s’est posé la question de savoir si on devait monter ou pas. On s’est tous réunis, dirigeants, entraîneurs et joueurs, et on a décidé, tous ensemble, de monter. A partir de là, on est monté en Fédérale 1 avec l’envie d’exister. On a fait tous les efforts possibles pour exister à ce niveau là. » Aujourd’hui par ses résultats à domicile mais aussi à l’extérieur, notamment à Bagnères, Nafarroa a gagné le respect de tous ses adversaires. « A l’extérieur, il y a des matchs qu’on a perdu de peu et d’autres, qu’on a perdu beaucoup plus largement (rires...), notamment à Tarbes. C’est notre parcours cette année qui est fait de hauts et de bas. Il ne nous reste plus que six matchs et l’objectif est d’en gagner le plus possible pour assurer notre maintien », assure le Président.

Défaite douloureuse à Tarbes

Les Basques ont réussi à battre les deux équipes, Albi et Lavaur, qui les avaient corrigés lors des matchs Aller. Preuve de leur orgueil et de leurs capacités à se transcender après avoir pris 73 et 63 points, avec un différentiel de 51 points. La venue de Tarbes, où ils un pris un cinglant 87-0, est dont attendue avec impatience par des joueurs décidés à laver leur honneur. « Tarbes, c’est l’équipe qui nous a mis la plus grosse rouste qu’on ait prise. C’est celle qui nous a fait le plus de mal », assure le Président Etcheverry. « L’après-match de Tarbes, dans les vestiaires, était un moment douloureux. On a tous très mal vécu le 87 à 0 qu’on a pris. C’est quand même assez humiliant. Si on l’a pris, c’est à cause de la qualité de l’équipe de Tarbes mais aussi à cause de notre performance qui, ce jour là, n’a pas été au niveau, tout simplement. On va essayer, lors de ce match Retour, de prouver que l’on vaut mieux et on va bien sûr tout faire pour battre Tarbes. Même si on sait que, comme pour tous les autres matchs, ce sera compliqué. Si on veut se maintenir, il faut gagner » Pour revenir à la motivation le Président précise : « Nous, on n’a rien à prouver à Tarbes. Ils ont fait leur job point barre ! Nous, on veut se prouver à nous mêmes, que l’on vaut beaucoup mieux que ce qu’on a montré au match Aller. C’est par rapport à nous et non à Tarbes ! »

C’était un calvaire, une humiliation

Pascal Jeanneau, au delà du score, a lui aussi très mal vécu cette défaite du match Aller à Tarbes. « Parce qu’il n’y avait pas eu de match... A Albi, on avait marqué trois essais, on avait tenu le ballon. Soit, on avait pris 73 points mais au moins, on avait joué au rugby. A Lavaur, c’est pareil, on prend 63 points mais on joue, on fait des choses. A Tarbes, on n’a rien fait ! On n’a pas eu de ballons et ceux qu’on a eus, on les a perdus tout de suite. C’était un calvaire, c’était une humiliation et on l’a mal vécu. C’était dur à vivre pour tout le monde. Quand on vous dit, que vous mettre 90 points, c’est vous respecter, c’est dur, même si c’était le cas. » Le retour en bus a été très difficile à vivre comme l’explique l’entraîneur. « On avait tous la tête au fond du seau et ça ne rigolait pas dans le car. Quand on prend 87 points, on n’est pas en train de se dire, on va les prendre au match retour. Il y a une petite musique qui nous rappelle qui on est, et contre qui on a joué. »

Du caractère, du mental, du travail...

Nafarroa a prouvé une capacité de résilience hors du commun pour aller chercher, après un 73-22 à Albi, un 9-31 contre Saint-Jean-de-Luz et un 63-12 à Lavaur, un premier succès contre Tyrosse 15-14. Après le 87-0 de Tarbes, les Basques, après avoir été menés 0-21, ont battu Marmande 40-24 ! « Oui, c’est sûr que nos garçons ont du caractère et du mental », reconnait le Président. « Cela fait partie de nos forces. Après, on sait aussi se remettre en questions après des douloureuses défaites. On essaie de corriger nos imperfections et nos entraîneurs font un gros boulot en cherchant toujours des solutions à nos problèmes. Les joueurs ont aussi beaucoup bossé parce qu’ils s’entraînent durement. C’est vrai qu’on s’entraîne peu mais quand on s’entraîne, on s’entraîne durement. On s’est remis en questions après nos grosses défaites et après, ces victoires et ces défaites de peu, ont amené de la confiance. On sait qu’on progresse et on espère continuer à progresser jusqu’à la fin de la saison. »

du talent et des valeurs

Pour Pascal Jeanneau son équipe a du caractère mais aussi du talent. « Il y a du mental mais ce sont surtout de bons joueurs de rugby. On ne gagne pas six matchs, juste parce qu’on est vaillant et solidaire. On gagne aussi des matchs, parce collectivement, ils sont soudés et que ce sont aussi de très bons joueurs de rugby. » Contre Marmande après avoir encaissé 21 points, soit un 108-0 en 97 minutes, en comptant le match à Trélut, le Groupe n’avait pas sombré et s’était rebellé. « Ils ont su retrouver de l’énergie pour aller chercher la victoire. Ils ont effectivement de la ressource. Ce sont de bons garçons, des garçons courageux et des garçons sains qui ne trichent pas. » Des valeurs qui comptent toujours comme le note l’entraîneur de Nafarroa. « Heureusement que des fois ça paye. Le rugby reste le rugby et si au moins, on doit amener quelque chose, je crois que c’est ça. C’est se dire que finalement, le rugby ça reste un sport d’hommes, de gens qui doivent partager une histoire. C’est ce qui fait que c’est un sport qu’on aime tous. »

Plus que de la revanche

Pascal Jeanneau est heureux de pouvoir vivre ce genre de matchs, face à de grosses équipes. « Le match, on va le jouer et on va tout faire pour faire quelque chose. Pour empêcher Tarbes de mettre en place son jeu. C’est une équipe très propre, qui fait les choses très proprement et à nous, de tout faire pour les empêcher de le faire. On a envie de les jouer. On est monté en Fédérale 1 pour jouer ces matchs là, que ce soit Albi ou Tarbes. » Pour l’entraîneur les joueurs ne sont pas simplement revanchards. « Ce n’est pas le sentiment de revanche que l’on peut avoir sur certains matchs où on perd de peu, où on a le sentiment de vivre une injustice. Là, on l’a vécu comme une humiliation ! Ce n’est pas tout à fait la même chose. Ce ne sont pas tout à fait les mêmes ressorts qu’on va activer. »

Pourquoi on n’y arriverait pas ?

Si Nafarroa, contre Albi, était parti dans l’inconnu, la victoire contre Lavaur, a démontré que rien n’était impossible. Aujourd’hui les Basques ont engrangé de la confiance confirme Pascal Jeanneau. « C’est sûr que l’approche est un peu différente. On a préparé Tarbes de la même manière qu’on avait préparé Albi. En se disant, c’est un match de rugby. On est là, on va y être, on va s’y mettre et si on arrive à les empêcher de jouer, pourquoi pas ? Oui effectivement, on l’a fait contre Albi, alors pourquoi pas contre Tarbes ? C’est notre ambition, on va vendre chèrement notre peau et on va tout faire pour gagner ce match, évidemment. Mais on ne peut pas avoir la prétention de se dire qu’on va battre Tarbes. Faisons le match, soyons nous-mêmes, et ce sera déjà beaucoup. Et si, on est nous-mêmes, si on arrive à faire ce qu’on a envie de faire et comme on veut le faire, pourquoi on n’y arriverait pas ? »

J’aime le jeu et je suis plutôt content qu’il fasse beau dimanche

L’entraîneur s’agace quand on lui demande si jouer sur un terrain sec ne va pas désavantager son équipe ? « Quand on joue contre Albi, sur un terrain boueux et qu’on leur rend 300 kg, il faut qu’on m’explique, comment ça peut être avantageux pour nous ? Le rugby reste un sport simple et je suis très content qu’on joue sur un terrain sec. Quand on a joué Marmande et Valence d’Agen, il faisait très beau ! J’aime le jeu et je suis plutôt content qu’il fasse beau dimanche. »

Un public chaud bouillant et une équipe qui donne tout sur un terrain

L’autre force de Nafarroa, c’est une solidarité sans faille qui n’existe dans aucune autre équipe et pour cause. « Ce sont des liens familiaux forts » explique Xabi Echeverry. « Il y a pas mal de fratries, de cousins et 93 % de l’effectif est issu de l’Ecole de Rugby de Nafarroa. Tous les joueurs se connaissent depuis tous gosse et ils sont très liés. Depuis l’enfance, ils ont lié des liens et tout ça crée des affinités et de la solidarité. » De plus, quels que soient les résultats, le public, composé des familles des joueurs, des amis des joueurs et de la famille des amis de la famille des joueurs, reste fidèle et inconditionnel. Ce qui peut expliquer le poids que les supporters pèsent dans les résultats. Jouer pour sa famille et ses amis décuple les forces. « On a un gros public qui nous suit, qui est chaud bouillant. Il y a une vraie ferveur autour de l’équipe, qui donne tout ce qu’elle a sur le terrain. Ce qui donne aussi envie de les suivre quels que soient les résultats », souligne le Président.

Un début de saison compliqué

Tarbes va jouer à Baïgorry, en raison d’une alternance mise en place avec Garazi à chaque début de saison. Une année, la saison débute sur un stade et la saison suivante sur l’autre, avec un match décalé à chaque réception. « On a fait tomber Albi à Baïgorry et on a fait tomber Lavaur à Garazi. On a perdu contre Anglet à Baïgorry et on a perdu contre Saint-Jean à Garazi », remarque le Président, qui ne croit pas au stade fétiche. Deux matchs perdus en début de saison quand Nafarroa n’avait pas encore digéré la montée. « On n’était pas prêt, nous, on ne recrute pas, » explique Pascal Jeanneau. On était encore sur l’euphorie de montée en pensant que ça allait aller. Mais dans le jeu et dans le rythme, on était à côté de la plaque. Ces derbys sont mal tombés. Anglet et Saint-Jean-de-Luz, sont venus avec la fierté d’un derby. Ils nous ont joué sérieusement, ils ne nous ont pas pris à la légère. »

Donner une autre image et le meilleur de nous mêmes

Nafarroa sera privé du talonneur David Ménage, du seconde ligne Pettan Gastambide et de l’ouvreur Stéphane Gueçaimburru, son buteur attitré (130 points). Dix-huit des joueurs du match Aller seront sur la pelouse, bien déterminés à se racheter de leur prestation à Trélut. Pascal Jeanneau l’assure : « On veut donner une autre image que celle d’une équipe Cadets qu’on a donné à Tarbes. On veut donner le meilleur de nous mêmes pour obtenir le meilleur résultat possible contre Tarbes. »

Le groupe de Nafarroa

Diriart, Cedarry, Jauréguiberry, Poeydessus, Ortiz, R. Cachenaut, Perez, A. Cachenaut, I. Iphar, M. Iphar, L. Gastambide, Carricart, Inchauspe, A. Tissier, G. Tissier, Inarra, Gaillaguet, Brust, Aguerre, Texier, Bascans, Vialet, Goïcoechea

Tarbes

Yannick Vignette :

Concentration, détermination, volonté

Les Tarbais sont avertis comme avant chaque déplacement mais en tiendront-ils compte ? Depuis le début de la saison, ils savent qu’ils seront attendus partout au niveau du combat. Mais là, ce sera l’enfer par rapport aux autres matchs au niveau de l’intensité de l’engagement et du soutien populaire. D’autant que les Tarbais restent sur le match Aller le plus accompli de la saison en terme de réussite avec 13 essais inscrits et plus d’un point à la minute au tableau d’affichage avec un 87-0 au bout de 79 minutes et quelques secondes car l’arbitre a sifflé la fin du match sur le dernier essai. Inconsciemment, malgré tous les avertissements, c’est difficile imaginer que les Basques soient capables de rivaliser quatre mois après. Et pourtant Albi, malgré 73 points et onze essais, Lavaur malgré 63 points et neuf essais, ont bien perdu face à cette même équipe qu’ils avaient laminée quelques mois plus tôt.

Pas de terrain boueux à craindre

Les dix jours de beau temps et l’annonce d’un temps printanier ensoleillé ne déplait pas aux Tarbais. « Je pense qu’il vaut mieux les prendre sur un terrain sec que sur un terrain gras » analyse Yannick Vignette. Car et Albi et Lavaur, avaient joué et perdu, sous la pluie et sur un terrain détrempé et boueux. « Leur point fort c’est de jouer sur des terrains gras qui permettent à leurs forces collectives de s’exprimer » estime l’entraîneur. Mais outre la solidarité, la vaillance et le jeu, les Basques possèdent aussi des arguments techniques devant. Yannick Vignette souligne « leur force collective sur les ballons portés, sur la reconstruction des ballons portés à ras des rucks. C’est souvent là, qu’ils font la différence. » Outre le combat et la solidarité, les tarbais devront rester dans le match. « Il faut rester concentrer pour mettre en place ce qu’on a prévu de mettre en place » avertit Yannick Vignette. « Concentration, Détermination, Volonté » ont été au credo de la préparation de ce match.

Lacroix suspendu, retour de Bonnecarrère et d’Esteves

Lacroix (suspension) sera remplacé dans le groupe par Bonnecarrère qui fait son retour de blessure et Esteves (deuil familial) revient à la place du jeune Arbaut. Deux changements aussi dans le Quinze de départ où Gonzalo-Moyano remplace Bonnot au talonnage et Camy supplée en troisième ligne Armary, qui monte en seconde ligne à la place de Lacroix. Pour le reste, le groupe et le quinze de départ, restent inchangés par rapport à Marmande. Outre Vial (Suspension), Bréthous, Berbizier, Loustaunau sont toujours indisponible.

Composition tarbaise

1 Escur, 2 Gonzalo-Moyano, 3 Duny, 4 Percival, 5 Armary, 6 Méron, 7 Camy, 8 Masson, 9 Ramon, 10 Claverie, 11 Dumestre, 12 Vunisa, 13 Paulet, 14 Rubio, 15 Pees

Remplaçants : 16 Bonnot, 17 Asserquet, 18 Ferré, 19 Bonnecarrère, 20 Lhusero, 21 Abat, 22 Esteves, 23 Haurie

Jean-Jacques Lasserre