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Stado/TPR : Le point avec Yannick Vignette et Nicolas Escouteloup

jeudi 29 mars 2018 par Rédaction

Après Romans : Entre frustration et satisfaction

Cartons sévères sur des fautes ambiguës

Les Tarbais, malgré un point de bonus défensif arraché pendant les arrêts de jeu, (alors qu’ils comptaient 15 points de retard, 18-3 à cinq minutes de la fin), sont frustrés. Avec un peu plus de réalisme, 11 points laissés au pied (trois pénalités, une transformation) et de pragmatisme, (une interception sur une relance depuis leur 22 m), le TPR aurait pu revenir victorieux de la Drôme. Les cartons ’’sévères’’ de Claverie et de Bonnecarrère, ont coûté 11 points (deux pénalités et un essai). Deux cartons subjectifs, car celui de Claverie, pour en-avant volontaire est sur un placage et non dans un intervalle pour couper une action. Celui de Bonnecarrère est sur un ballon joué en l’air où le troisième ligne montait au ballon pour le récupérer. Yannick Vignette dédouane ses joueurs d’une action d’anti jeu volontaire. « David Bonnecarrère va au saut et il prend un carton jaune parce que c’est spectaculaire. Il n’a pas triché, il s’est juste engagé pour avoir le ballon et c’est par l’engagement qu’il a mis, que l’arbitre a jugé qu’il y avait faute. Mais ce n’était pas du tout volontaire. Il a été juste courageux et volontaire d’aller au ballon. » Idem pour Jean-Baptiste selon le manager. « C’est pareil, ce n’est pas un en-avant volontaire. C’est dans le placage qu’il touche le ballon et c’est ambigu. On ne peut pas lui reprocher d’être intervenu sur l’homme et c’est en fermant les bras sur le placage qu’il touche le ballon. »

Tarbes n’a pas su tuer le match

Un match qui s’est joué sur les dix dernières minutes avec deux essais en cinq minutes et 12 points pour chaque équipe. « On était à 6-3 à la 70ème minute, alors qu’on a raté beaucoup de points au pied », explique Yannick Vignette. « On a été défaillant dans ce secteur et on n’a pas pu se détacher et à la 70ème minute, on prend une interception qui fait basculer le match et derrière on prend un carton et un autre essai en cinq minutes. » De 6-3 le Stado se retrouve à 18-3 à cinq minutes de la fin alors que « pendant les 70 premières minutes, le match était très serré avec un combat âpre » rappelle le manager. Les trois points d’écart sont ceux de la mi-temps où Romans menait 6-3 avec deux pénalités réussies pendant l’exclusion de Claverie. Durant cette exclusion Bats a manqué une pénalité qui aurait permis aux deux équipes de virer à égalité à la mi-temps et peut-être à la fin du match. Nicolas Escouteloup confirme : « On est à 6-3 à la 70ème sachant qu’on a laissé 9 points au pied (Bats 38ème, Claverie 50ème, Pees 61ème). On prend une interception sur un ballon qui est bon à jouer mais qu’on ne joue pas bien et ça se retourne contre nous parce qu’on prend une interception. » L’entraineur des avants regrette : « Juste avant on a un gros temps fort où on aurait dû marquer, ce qui, certainement aurait tué le match. A ce moment du match, on sentait que la première équipe qui allait marquer pouvait gagner le match. »

Une interception fatale

Après avoir échoué deux autres fois au pied par Claverie, touché dans l’action, et par Pees, au delà des 50 mètres, Tarbes a pris un essai sur interception. « Il y avait un deux contre trois, ça pouvait passer et ça n’est pas passé, ça fait partie du jeu. Des interceptions, on en voit tous les week-ends sur tous les terrains de rugby..., ça s’est retourné contre nous, mais je ne peux pas reprocher aux joueurs, d’avoir essayé de casser le verrou. C’était à la 70ème minute et il fallait bien essayer de faire quelque chose. On ne peut pas reprocher d’avoir essayé de forcer le destin », note Yannick Vignette. Mais derrière cette interception, David Bonnecarrère auteur de la passe interceptée, a voulu se racheter sur le renvoi et a pris un carton qui a coûté un second essai. Le tout en moins de cinq minutes à cinq minutes de la fin et un score implacable de 18 à 3. Mais les Tarbais, assommés, au lieu de baisser les bras, sont repartis de plus belle au combat. « Oui, il faut souligner qu’après ces coups durs consécutifs, on n’a pas baissé les bras, bien au contraire. On s’est accroché et on a été chercher ces 12 points à la fin » reconnaît le technicien qui souligne : « C’est à l’image de la discipline de l’investissement, de la volonté de bien faire, qu’il y a eu tout le match. Nos cinq dernières minutes sont à l’image de ça. » Nicolas Escouteloup souligne : « Je pense qu’il ne fallait pas que le match dure plus longtemps pour Romans, sinon on aurait fini par le gagner. »

Un gros match avec beaucoup d’intensité et de volume de jeu

Une défaite dure à digérer car elle s’est joué en cinq minutes à cinq minutes de la fin par un essai sur interception et un second essai suite à un carton. « Je suis particulièrement frustré mais c’est une frustration saine » confie Yannick Vignette. « Une frustration qui vient qu’on était dans le coup à la 70ème minute et qu’on pouvait et même qu’on devait gagner ce match mais qu’il y a eu un fait de jeu qui ne nous a pas été favorable. Donc, il y a une frustration qui est immense sur le résultat mais sur le contenu, il y a de la satisfaction. » Même si, avec un peu plus de maîtrise, notamment sur l’action qui amène l’interception où l’équipe se laisse griser et retombe un peu dans ses travers, au lieu de sécuriser et de se dégager au pied. Nicolas Escouteloup révèle : « Yann Authier, (l’entraineur de Romans) pensait nous faire craquer parce qu’ils ont beaucoup joué mais on leur a tenu la dragée haute et ils s’en sont vu pour gagner. » L’entraîneur des avants précise : « C’est très positif parce que c’était un gros match, avec beaucoup d’intensité, beaucoup de volume de jeu. C’est le match, où il y a le plus de séquences de plus d’une minute trente secondes, avec quatre séquences et huit de plus d’une minute. Il y a trente-quatre minutes de jeu effectif ! » Beaucoup de séquences de jeu mais peu qui se sont déroulées près des lignes, à part celles qui ont abouti aux essais. Les Tarbais se sont procurés une occasion sans pouvoir passer la ligne. « C’est le déficit du jeu au pied et cette interception qui nous porte préjudice » regrette Nicolas Escouteloup qui estime que sans toutes ces péripéties les Tarbais se seraient imposés. « A nous de gommer ces points de détails et ces petites fautes pour être plus performants » Une fois de plus la conquête à été performante en touche, aucun ballon perdu mais aussi aucun ballon gagné en contre. Côté investissement, les Tarbais se sont envoyés une nouvelle fois dans un match d’une grande intensité. Nicolas Escouteloup estime que Romans, dans l’intensité et dans la puissance des impacts, était supérieur à Aix. Pour lui : « Romans est bien supérieur à Chambéry. Chambéry a plus d’individualités de qualité mais Romans est bien plus organisé collectivement. »

Avant Chambéry : Gommer les défauts, retrouver le pragmatisme

Entraînement écourté mais efficace

Des défauts qu’il faudra gommer à Chambéry où il faudra retrouver le pragmatisme montré à Aubenas et contre Aix, pour l’emporter. « Ce sont des fautes qui seront salvatrices pour la suite », espère Yannick Vignette en pensant aux prochains matchs mais surtout aux demi-finales où le Stado va tomber sur le deuxième, qui sera un ’’gros’’, soit Aix, Albi ou Bourg-en-Bresse. Ce sera un match référence dans les conditions de la phase finale avec quatre matchs de rang (demis et Finale Aller-Retour). Pour l’instant, les Tarbais sont dans les clous avec deux déplacements sérieux, dont une victoire et une courte défaite, et une large victoire à domicile. « On a fait trois fois, trois belles sorties avec beaucoup de coeur à l’ouvrage. On y a tout mis et là, il faudra faire pareil. C’est le quatrième match et ça ressemble étrangement au bloc du mois de mai avec deux demi-finales et finales aller-retour. Donc, il faut qu’on soit prêt et on a la chance de pouvoir s’entraîner, un mois avant, à enchaîner quatre matchs de haut niveau. » Pour Yannick Vignette les joueurs doivent continuer dans cet état d’esprit. « C’est important, parce qu’on a gagné les deux premiers matchs, on a juste perdu celui-là de trois points et il faut absolument qu’on arrive à basculer par une victoire contre Chambéry. Comme au match Aller, à cause d’un long déplacement à Strasbourg et d’une préparation tronquée pour cause de match le vendredi, les Tarbais se retrouvent avec une préparation écourtée avec un départ jeudi matin. Le staff bigourdan a toutefois réservé un terrain pour pouvoir faire les derniers ajustements jeudi soir. Un staff qui s’est aussi organisé pour tout préparer en amont afin de passer directement à l’application sur le terrain. « On s’est aussi appuyé sur le travail des semaines précédentes parce qu’on n’avait pas le choix. L’entraînement a été plus concentré mais efficace. Les joueurs se sont adaptés et ont très vite compris ce qu’on voulait mettre en place. Le contenu n’a pas été trop perturbé malgré un jour de moins d’entraînement », confie le manager.

Bats out, retour d’Havéa et de Domec...

Malheureusement les Tarbais ont perdu Maxime Bats (coude et adducteurs) pour Chambéry mais le demi-de-mêlée pourrait être rétabli pour la réception de Bourgoin. Alexis Armary et Jean-Baptiste Claverie, qui ont aussi été touchés moins gravement, seront dans le groupe qui est une nouvelle fois reconduit. Les trois changements sont dus à la blessure de Bats et aux retours de blessures d’Havéa et de Domec. Julian Millon remplace Bats et Paula Havéa fait son retour officiel, après avoir été 24ème homme, tout comme Adrien Domec qui fera la paire au centre avec Vinusa. En vertu du roulement instauré, la première ligne change, James Percival revient en seconde ligne, Paula Havéa rentre en huit, David Bonnecarrère soufflera sur le banc, Gal revient, à la place de Bernad ou d’Armary, Vergallo retrouve la mêlée, Jonathan Bréthous, qui a beaucoup donné lui aussi, rejoint le banc, remplacé par Adrien Domec. Le jeune Paul Piveteau, fait les frais du choix de sacrifier un trois-quarts au bénéfice d’un avant supplémentaire, et sort du Groupe.

La composition tarbaise

1 Kazalakashvili, 2 Lapassouse, 3 Koberidze, 4 Percival, 5 Lacroix (Cap.), 6 Gal, 8 Havéa, 7 Armary ou Bernad, 9 Vergallo, 10 Claverie, 11 Esteves, 12 Vinusa, 13 Domec, 14 Rubio, 15 Pees

Remplaçants : 16 Duny, 17 Loncan, 18 Taulava, 19 Bonnecarrère, 20 Bernad/Armary, 21 Millon, 22 Bréthous, 23 Basile

Jean-Jacques Lasserre