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Retour sur Tarbes-Cognac

lundi 12 septembre 2022 par Rédaction

Belle journée à Trélut avec les victoires des Espoirs contre Biarritz (19-17) et celle des Pros contre Cognac (35-19). On ne peut que regretter la perte du point bonus dans les arrêts de jeu et l’éclairage à la bougie, entre chien et loup, qui risque d’être rédhibitoire cet hiver pour les retransmissions web. On se doit de souligner l’arbitrage d’Aurélien Laloo, qui a permis au jeu de se dérouler, malgré l’essai de Cognac qui prive Tarbes du bonus offensif et qui était peut-être entaché d’un en-avant au départ. Le Béarnais, qui ne s’était pas fait que des amis à Tarbes en tant qu’arbitre de touche, est à créditer d’une prestation équilibrée. On peut aussi regretter, même si les temps à venir risquent d’être durs financièrement, le manque d’engouement des supporters à s’abonner ou à venir soutenir leur équipe au Stade. Le Président Terré a d’ailleurs pris le micro pour lancer un vibrant appel aux supporters. D’autant que l’équipe semble bien née et a régalé le public présent par l’engagement et le jeu produit.

Du côté de Cognac

Malgré de réelles intentions de jeu et l’ambition de rattraper les points perdus contre Valence-Romans à domicile, les Charentais sont repartis bredouilles et les valises pleines (35-19). Seule satisfaction, l’essai inscrit dans les arrêts de jeu qui prive un potentiel adversaire direct au maintien d’un point de bonus offensif.

Fabrice Landreau : On a été trop indiscipliné

A la fin de la rencontre le Manager a regroupé en cercle tous ses joueurs autour de lui pour les remobiliser. Le Président et le capitaine ont aussi pris la parole. Malgré leur volonté de porter le ballon, les Charentais n’ont jamais réussi à enchaîner face à une défense agressive. « On a été trop indiscipliné, que ce soit au plan individuel ou collectif », regrettait Fabrice Landreau. « Après, on a subi une forte pression de Tarbes et on a eu du mal à positionner et à poser notre jeu. C’était très compliqué. On a essayé de produire mais notre conquête n’était pas trop bonne. » Des regrets aussi sur les deux pénalités largement réalisables qui ont été manquées en première mi-temps. « On aurait pu tourner à 12 partout mais la seconde mi-temps est fatale. On prend un essai dès le début. On manque trop de placages, c’était vraiment compliqué. » L’essai inscrit dans les arrêts de jeu laisse aussi des regrets. « C’est un peu paradoxal. On est capable de fournir un effort comme ça, quasiment sur la sirène, avec une séquence de jeu très longue, alors qu’on n’en a pas été capable avant. C’est vraiment très dommage parce qu’on a commis trop d’erreurs et qu’on n’a pas eu les munitions pour pouvoir les mettre en danger. » L’ancien talonneur compte se servir de cet essai pour remobiliser ses joueurs qui ont pris un coup derrière la tête. « Aujourd’hui, c’était dur. En deuxième mi-temps, on a vraiment subi les assauts de Tarbes qui a su scorer trois fois. On n’a pas su se relever, derrière c’était trop compliqué. C’est important d’avoir marqué un essai à la fin, parce qu’on a été en grandes difficultés. On a joué les dix dernières pratiquement à quatorze et on est récompensé à la fin. » L’ancien talonneur retrouve le sourire lorsqu’on lui parle de Manu et de Maninoa. « L’intégration s’est vraiment bien passée. C’était vraiment bien. On est très content de leur apport. Ils nous amènent beaucoup de sérénité et sur le terrain, ils sont respectés. Ce qui permet de libérer certains garçons qui sont un peu plus timorés. »  

Lilian Tessendier : On a trop oublié qu’on était une petite équipe

Le Président a tenu des propos forts à ses joueurs à la fin du match pour tenter de les remobiliser après ce lourd échec inattendu. « On n’est qu’en début de saison. Dimanche dernier, on a perdu mais les joueurs ont fait un bon match, à part la première demi-heure qui était complètement ratée. Après le contenu avait été bon et on est arrivé à Tarbes avec peut-être, un peu trop de confiance, un peu trop de sûreté. On s’est fait prendre par une équipe tarbaise enthousiaste, motivée et puncheuse. J’ai dit à mes joueurs, qu’il allait falloir mettre les bouchées doubles à l’entraînement. On est une petite équipe et il va falloir batailler tous les dimanches comme une petite équipe. Peut-être qu’on l’a un peu trop oublié à Tarbes. » Lilian Tessendier veut lui aussi s’appuyer sur l’essai de l’honneur inscrit au bout des arrêts de jeu. « C’est rageant de voir que sur la dernière action, comme on l’a fait contre Valence, à peut-près toute la seconde mi-temps, on peut faire de belles choses. C’est rageant parce qu’on passe à côté de notre match et il va falloir très vite se remettre en question. On va voir à la vidéo les défaillances collectives et individuelles et on va se remettre au travail. Quand on est une petite équipe, il faut travailler encore plus que les autres. Dans l’engagement et la mentalité, il va falloir en faire le double ! »

Du côté de Tarbes

Pour cette première à Trélut, le staff alignait huit de ses recrues estivales, dont six dans le quinze de départ. Filomeno, Seuvou, Massyn, Fuertes, Alofa, Trotta, ont énormément apporté et Coustallat et Bousquet se sont mis en évidence lorsqu’ils sont entrés. Seul bémol, l’excès de gourmandise de Bousquet qui a failli vendanger un essai tout fait entre les poteaux, après une énorme percée au relais de Massyn. Malgré le bonus défensif ramené de Chambéry et la défaite de Cognac les Tarbais n’ont pas pris ce match à la légère. Ils ont su faire abstraction de leurs cinq dernières rencontres sans défaite, dont trois couronnées de larges mais difficiles succès. Les anciens, Combier, Ricart, Lhusero, Millet, Duffau, Pees, qui l’ont vécu dans leurs chairs, ont pu rappeler à leurs nouveaux coéquipiers, la dureté de cette équipe massive et dense dans toutes ses lignes. Les Tarbais, à part une ou deux mêlées pénalisées et une ou deux touches perdues, ont plutôt dominé dans tous les secteurs, y compris celui des collisions. L’attaque tarbaise, par sa variété et sa vitesse, a su mettre à mal la rude défense charentaise. La défense tarbaise, très agressive et très vite repositionnée, n’a pratiquement jamais été prise en défaut, que ce soit sur des ballons portés, du jeu au ras ou au large. Avec deux essais encaissés en deux rencontres (un sur ballon porté, un sur un service au pied pendant les arrêts de jeu), la défense tarbaise est la seconde de Nationale derrière Albi.

Maxime Oltmann : Ça cognait fort

Même s’il n’est rentré que dans la dernière demi-heure, l’ailier tarbais s’est illustré par la reprise acrobatique et sous pression, d’une chandelle offensive. « En première mi-temps, ça cognait fort et ils ont lâché tout leur jus. En seconde mi-temps, on était plus frais physiquement. »

Enzo Mondon : Un gros combat devant

Le capitaine est un homme heureux malgré la perte du bonus offensif. « Ça fait un petit peu rager, mais ça montre qu’il reste à travailler. » Le talonneur n’a pas été surpris par la densité des Charentais. « C’était très dense mais on s’y attendait. On savait aussi, en plus de Lipé (Manu) et Junior (Maninoa), qu’ils avaient recruté du lourd, surtout en mêlée. C’était un gros combat devant, on les a regardés dans les yeux et on a répondu. On a construit peu à peu le match et on a fait la différence en seconde mi-temps. » Cette nette victoire conforte Enzo Mondon même s’il ne veut pas s’enflammer. « C’est satisfaisant mais c’est perfectible, parce que sur certains coups, on devait marquer facilement ou en moins de temps de jeu. Sinon, c’est de bon augure pour la suite. Le Groupe est bon. On prend un an de maturité de plus avec ceux qui sont restés et les recrues apportent. »

Thibaut Trotta : On confirme nos intentions

Avec un superbe doublé, un sur un coup de pied à suivre, l’autre sur une sautée, le nouvel arrière s’est fait adouber par Trélut. « On a eu quand même pas mal de déchets mais on confirme, les intentions qu’on avait mis Chambéry. C’est plutôt positif parce qu’on s’est créé beaucoup d’occasions mais il faudra concrétiser un peu plus. On ne doit plus se faire peur en encaissant un essai sur la fin et en perdant le bonus offensif. » Pour avoir perdu l’an passé à Cognac avec Chambéry, Thibaut Trotta s’attendait à beaucoup de combat. « On savait que c’était une équipe très dense et que si on les jouait frontalement, ça allait être très compliqué de rivaliser. On avait pour objectif de déplacer le ballon et de les épuiser physiquement en les faisant beaucoup courir. On y est plutôt bien arrivé, même si on se précipite trop dans leurs vingt-deux mètres. »

Aurélien Ricart : On s’est libéré en seconde mi-temps

Il y a deux ans, le troisième ligne avait laissé son épaule contre Cognac. « Ils ont le défaut de leurs qualités. On sait que c’est une équipe très gaillarde, très costaud mais on sait aussi qu’ils ne se déplacent pas trop. En première mi-temps, on était un peu bridés mais en seconde on s’est détaché et on s’est libéré. Inconsciemment, on avait un petit peu de stress et au final tout s’est bien passé. » Contre un gros pack, Tarbes a assuré la conquête. « On a réussi à rectifier le tir par rapport à Chambéry où on avait eu de mauvaises stats en touche. On s’est appuyé sur des choses simples et ça a marché. »

Thomas Lhusero : On s’est régalé en seconde mi-temps

Le demi-de-mêlée, généreux comme à l’habitude, est décisif sur deux des trois essais bigourdans. C’est lui qui sert au pied Trotta pour le premier essai, qui délivre son équipe. C’est lui aussi, par sa hargne, qui inverse la pression et offre le troisième essai à Lamothe. « On s’est régalé en seconde mi-temps. En première mi-temps, on a bien joué mais on n’arrive pas à marquer d’essai dans nos temps forts. On a deux occasions d’essais et on ne les met pas. On les laisse dans le match et ils se nourrissent de nos erreurs. »

Mathieu Berbizier 101ème match !

L’arrière a honoré contre Cognac sa 101ème cape sous le maillot du TPR, dont 95 comme titulaire. « Franchement, il n’y a rien à dire. C’est un beau chiffre et quand on me l’a dit, j’ai été surpris. Je n’avais jamais compté mais ça fait plaisir. » Mathieu Berbizier s’est montré décisif sur une chandelle défensive malgré une charge en l’air évitée de justesse. « On était un peu tendu au début, parce qu’on voulait peut-être trop bien faire pour notre premier match à Trélut. On ne s’est pas lâché et puis le jeu s’est décanté au fur et à mesure du match. En seconde période, on a mis en place notre jeu et on a déroulé un peu plus. » L’équipe tarbaise empruntée lors des matchs de préparation s’est complètement transfigurée en Championnat. « On est sur la continuité de Chambéry en terme d’intensité d’engagement. »

Propos recueillis par Jean-Jacques Lasserre