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Tarbes s’en sort bien

samedi 29 janvier 2011 par Rédaction

Pour Tarbes : 2 essais : Domec 3ème, Ricaud 18ème, 2 transformations, 6 pénalités (6ème, 13ème, 33ème, 53ème, 57ème, 79ème) de Terblanche.

Pour Saint Etienne : 3 essais : Grimaud 22ème, Lolito 27ème, Dridi 49ème, 3 transformations et 1 pénalité 45ème de Péclier.

Drôle de match à Trélut, entre une équipe locale en plein doute après deux sévères défaites à Grenoble et à Albi et des visiteurs bons derniers au classement malgré une équipe qui tient la route sur le papier. Le paradoxe, c’est que les Verts ont gagné à Narbonne et fait match nul à Colomiers alors qu’ils ont perdu tous leurs matchs à domicile. Mais à part quelques exceptions, les Stéphanois ont aussi souvent chargé à l’extérieur. C’est ce qu’ont dû se dire les Bigourdans quand au bout de 20’ ils menaient 20-0 et n’étaient plus qu’à un essai du bonus offensif. Car Domec, après seulement 3’ de jeu avait intercepté et était allé marquer entre les poteaux après un sprint de 50m (7-0). En suivant, les Tarbais eurent le bon goût de taper deux pénalités qui sanctionnaient des fautes pour enrayer les offensives tarbaises (13-0). Puis Ricaud inscrivait en force le second essai qui portait le score à 20-0.

GALERIE PHOTOS

C’est alors que le culot et le talent des Stéphanois allaient payer. Les Tarbais, peut-être un peu présomptueux, jouaient un coup-franc à la main dans leur camp et perdaient en route le ballon qui était aussitôt transformé en essai. Du bord de touche, Péclier réussissait la transformation (20-7). Saint Etienne profitait de ce coup de massue pour envahir les 22 tarbais et pilonner la défense. L’essai était refusé mais sur la mêlée à 5 m, les Stéphanois combinaient bien au large et surprenaient la défense tarbaise en plein coeur (20-14). Un essai contesté, car la mêlée verte à l’agonie aurait pu être pénalisée. Dès lors les Bigourdans allaient déjouer mais heureusement Terblanche sur pénalité redonnait de l’air peu avant la mi-temps 23-14.

Dès la reprise, Péclier de 51 m en biais réussissait une pénalité 23-17. Les Tarbais, de plus en plus fébriles, cafouillaient un ballon aux 50 m et Saint Etienne en profitait, malgré un retour défensif qui retardait l’échéance, pour inscrire un essai en force près du drapeau de touche. Péclier, du coin, réussissait la transformation qui permettait à Saint Etienne de mener 23-24. Sous la pluie et contre un vent fort, les Tarbais réagissaient en privant les Foréziens de ballons et en jouant au près. Les fautes stéphanoises sous la pression des avants tarbais permirent à Terblanche de redonner l’avantage au TPR 26-24 puis 29-24. Le buteur sud-africain échouait deux fois coup sur coup mais Péclier manquait lui aussi la cible. Tarbes restait sous la menace d’un nouvel essai mais arrivait à contenir Saint Etienne dans ses 22 m et une nouvelle faute délivrait le public de Trélut (32-24). Une pénalité qui confortait la victoire tarbaise et qui privait les Stéphanois d’un point bonus mérité à 42" de la sirène. Sur le renvoi, les verts contestèrent le ballon aux Tarbais qui réussirent à le sauvegarder pour dégager en touche à la grande colère du staff forézien qui aurait souhaité bénéficier d’une pénalité pour ramener le bonus défensif de Bigorre.

Jean-Jacques Lasserre

REACTIONS STEPHANOISES

Richard Mc Clintock, manager

"Je crois qu’à 23-24, il y a un autre arbitrage. C’est un autre match. On n’a plus le ballon, on n’a plus de pénalité et on se prend des flots de pénalités, sur des fautes qu’on ne comprend pas. Et le mieux, c’est qu’on nous prive d’un point de bonus qu’on méritait. On est gentil depuis le début, on est dernier, on accepte notre sort, même si on se bat comme vous avez pu le voir, mais là on nous enlève un point et ce n’est pas la première fois. Je crois que ça ne plaît pas qu’on se batte comme des morts de faim. Toutes les équipes se voient belles contre nous mais on ne lâche rien et on a même pris le dessus à un moment donné. On passe devant et c’est mérité, mais après ce n’est plus le même match. Jusqu’à 20-0, c’est bon, on a un arbitrage cohérent, mais dès qu’on passe devant ce n’est plus le même match. Dans le dernier quart d’heure, on est arbitré d’une manière totalement différente. Tarbes mérite de l’emporter mais il n’y a pas 8 points d’écart ! On est vraiment en colère parce que depuis le début, on est gentil, on accepte tout, mais là il faut arrêter. Comment voulez-vous qu’on parle à nos garçons ? Ils se battent comme des fous et on ne les respecte pas. On est arbitré par des gens qui n’ont jamais joué au rugby. Oui je suis en colère et vous pouvez le dire. Qu’est ce qu’ils peuvent me faire ? M’enlever les finales que j’ai fait ? M’enlever mes victoires ? Jamais ils ne pourront m’enlever ça ! Et moi, qu’est que je vais expliquer à mes garçons mardi ? Je vais leur expliquer quoi !"

Mohamed Dridi (Capitaine) :

"J’ai toujours du mal à critiquer les arbitres et je laisse ce rôle aux entraîneurs et au manager qui sont assez remontés ce soir. Il y a 20’ où on ne peut s’en prendre qu’à nous mêmes. Ce sont les 20’ où on prend 20 points ! A partir de là, on ne peut s’en prendre qu’à nous mêmes. On fait des erreurs qui nous ont coûté cher durant ces 20’. Après, on a rectifié le tir et sur la fin de la première mi-temps et sur la seconde, je ne peux rien dire à mes joueurs. On n’a rien à se reprocher et on a donné le maximum. Pour ce qui est des erreurs d’arbitrage, c’est l’affaire des entraîneurs et du manager. Je ne veux pas rentrer dans la polémique des arbitres".

Alexandre Péclier

"C’est le lot de tous les championnats, les petites équipes ont une étiquettes collées au front et les arbitres s’en servent. On fait avec. On sait que tous les dimanches, on part avec 12 à 15 points de handicap. On joue surtout pour se faire plaisir, car le groupe vit bien. Il n’y a pas de clan, on s’accroche, on est tous solidaire. On veut continuer à prendre du plaisir sur le terrain. On ne lâchera rien, on veut embêter quelques équipes et accrocher quelques victoires."

Recueilli par Jean-Jacques Lasserre

Les commentaires tarbais

(Interviews recueillies dans les vestiaires par Jean-Jacques Lasserre)