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L’avenir du Stado TPR

vendredi 22 avril 2022 par Rédaction

Objectif 2 millions d’euros de budget

La victoire contre Valence-Romans a scellé le maintien de Tarbes en Nationale la saison prochaine. Une qualification obtenue contre le N° 2 de Nationale, avec douze joueurs, dont sept Espoirs, issus de la Formation tarbaise, sur les vingt-trois joueurs de la feuille de match. Avec treize points d’avance sur le treizième, les Tarbais sont mathématiquement assurés du maintien et le Président peut se tourner vers l’avenir. La dernière Assemblée Générale a confirmé qu’il terminerait son mandat et il peut désormais s’atteler sereinement au recrutement. Le maintien de la SASP devrait se confirmer si les Partenaires Institutionnels et Privés se donnent les moyens de porter le budget à 2 ME. Un budget a minima, si on souhaite éviter de jouer le maintien sur le fil à chaque fin de saison. « L’objectif est d’arriver à un budget de deux millions, parce qu’avoir un budget à 1,5 millions et à batailler comme ça, ce n’est intéressant pour personne. Quand on est compétiteur, si on participe à une compétition, c’est pour la gagner, ce n’est pas pour jouer les faire-valoir. Je suis persuadé qu’à Tarbes on n’a pas besoin de cinq millions pour jouer les premiers rôles mais en faut au minimum deux. A deux millions, on peut batailler et il faut absolument trouver ces deux millions. »

Garder et augmenter l’effectif

Le budget décidera de la voilure du club qui souhaite conserver une grande majorité de l’effectif et l’élargir d’au moins une demi-douzaine de joueurs. « On ne sait pas encore, on souhaite avoir au minimum vingt-et-un joueurs pros et monter à vingt-six, vingt-sept », espère Lionel Terré. « On souhaite garder les trois-quarts ou les quatre-cinquièmes de nos joueurs. Depuis que je suis là, l’effectif ne bouge pas beaucoup. C’est un sport où il faut travailler dans la continuité. » Deux départs sont déjà actés. « Bessonart part à Vannes, on s’en félicite parce que ça prouve que quand on vient chez nous, on peut rebondir plus haut. Les jeunes joueurs qui viennent chez nous rebondissent plus haut, comme Jon Zabala, Adrien Vigne, Sven D’Hooghe, Antoine Frisch, Mathieu Bonnot… Après Albain Méron, c’est un choix de vie puisqu’il souhaitait se rapprocher de chez lui. » Lionel Terré souhaite conserver un maximum de ses « Iliens » et il espère que Manu et Aulika reculeront leur départ à la retraite.

Préserver le Centre de Formation

A l’heure où tous les clubs se dotent d’un Centre de Formation Labellisé, avec un Cahier de Charges très précis, notamment en termes d’encadrement avec un Directeur salarié, celui de Tarbes, qui date de la Pro D2, est en danger. Faute des aides de la LNR et de la baisse des subventions publiques depuis sa rétrogradation, le Centre de Formation ne sera plus en capacité de conserver son Label. Un Label qui permet d’attirer des joueurs de bon niveau qui n’ont pas intégré les Centres d’Entraînement de Pro D2 et de Top 14. Sans les joueurs issus de son Centre de Formation, le TPR n’aurait pas pu jouer en Nationale. Cette année, sept « pros », passés par le Centre de Formation (Berbizier, Dumestre, Duny, Lhusero, Paulet, Rubio, Sajous,) faisaient partie de l’effectif. Un effectif complété par dix-sept Espoirs (Agueb, Anton, Belair, Cantan, Croquet, Duffau, Dulucq, Duplantier, Hourclé, Lamothe, Mansieux, Millet, Noël, Palisse, Parrou, Réal, Saint-Guilhem). Tarbes, sans ses Espoirs, n’aurait pas pu se maintenir. Certains comme Lamothe (23 feuilles de matchs), Réal (21), Millet (19), Saint-Guilhem (18), Duffau (16), Cantan et Dulucq (12) ou Palisse (9), sont des titulaires à part entière. C’est dire si le maintien du Centre de Formation Labellisé est important pour l’avenir du rugby tarbais mais aussi bigourdan, puisque des clubs comme Bagnères, Lannemezan et Lourdes, s’appuient sur la formation tarbaise.

Besoin vital des Collectivités Locales

Un avenir qui repose sur la volonté des Collectivités Locales, d’augmenter ou non, leurs subventions pour la saison prochaine. Si Tarbes dispose des structures nécessaires depuis la Pro D2, les frais de fonctionnements et les contraintes administratives, ont besoin de financement pour fonctionner. Car un Centre de Formation Labellisé s’appuie sur une formation sportive de joueurs de haut niveau mais aussi sur une formation scolaire, universitaire ou professionnelle, avec des suivis très encadrés. Un des avantages, non négligeable de former des joueurs dans une structure labellisée, est de pouvoir percevoir une indemnité forfaitaire de formation en cas départ en Pro D2 ou en Top 14. Le Directeur ou le responsable sportif doit être titulaire d’un : « B.E.E.S 2ème degré complet option Rugby à XV - Diplôme d’Etat Supérieur de la Jeunesse, de l’Education Populaire et du Sport (DESJEPS), spécialité Performance sportive, mention rugby à XV. »

Vers un duo Fortassin-Terrain

Si Tarbes obtenait des subventions des Collectivités Locales pour pouvoir faire fonctionner le Centre, Stéphane Ducos, entraîneur actuel des avants et Conseiller Technique Département, a les compétences, les diplômes et le profil du poste. Lionel Terré, qui est partant pour cette solution interne, a déjà trouvé son éventuel successeur, en la personne de Romain Terrain qui entraîne les Espoirs. L’ancien talonneur, formé à Riscle, a fait sa carrière de joueur à Perpignan, Biarritz, Castres et Pau. « International A », Romain Terrain, qui a joué au plus haut niveau en Top 16 et en Top 14, est gersois, à défaut d’être Bigourdan. Cependant, il formerait avec Fabien Fortassin un duo d’entraîneurs d’Armagnac-Bigorre, d’anciens joueurs de haut niveau.

Une forte identité bigourdane

Le Président, qui veut garder une forte identité bigourdane, assure que « les Bigourdans seront tous là » et a offert un premier contrat pro aux Espoirs, qui ont atteint l’âge légal d’être pros. : Florian Lamothe, Jonathan Duffau et Loan Réal qui lui, est convoité à plus haut niveau. Les autres Bigourdans sont encore trop jeunes pour signer un contrat pro et restent en catégorie Espoirs. Parmi les Iliens, Stanaway, trop peu utilisé, est sur le départ. D’autres joueurs, que le club souhaite garder, veulent des assurances sur le projet du club. Un projet, qui faute d’augmentation de budget, périclite, d’année en année. Le fonctionnement du club, vidé peu à peu de ses permanents, se sclérose petit à petit. Cette année, l’équipe première a dû faire la plupart de ses déplacements sans préparateur physique pour les séances d’échauffement. De même pour certains matchs à domicile, qui se déroulaient le dimanche, puisque le préparateur physique en titre entraîne une autre équipe. Pour l’an prochain, le club envisage de recruter un préparateur physique à temps plein et d’étoffer son administration si les finances suivent. Car tous ces soucis domestiques, liés depuis quelques saisons à des économies d’échelles, n’auraient plus lieu d’être avec une augmentation significative du budget.

Une augmentation de Budget nécessaire à la survie du club

Une augmentation de budget qui est nécessaire à la survie du club qui a besoin de se restructurer et d’augmenter son effectif. Plus le temps passe, plus le niveau va s’élever, comme on l’a déjà vu cette année. L’année prochaine, Tarbes sera à la lutte pour le maintien avec le club rescapé (Aubenas, Cognac ou Dijon) mais surtout avec des équipes comme Blagnac, Dax et Suresnes, qui disposent déjà de budgets, d’effectifs et d’encadrements, conséquents. Même les deux promus de Fédérale 1, risquent d’avoir un budget et un effectif supérieurs à ceux du TPR. Cette saison Tarbes, en plus d’être le plus petit budget, avait de très loin le plus petit effectif. Le staff, qui a débuté avec vingt-deux joueurs pros, a définitivement perdu en cours de saison Prétorius et Rubio, deux des cadres de l’équipe. L’arrivée en renfort de Vakacegu, lors de la Phase Retour, a limité les dégâts. Mais Tarbes a tourné avec vingt-et-un joueurs et dix-sept Espoirs, alors que tous les autres clubs disposaient de trente à trente-cinq joueurs, plus une dizaine d’Espoirs. Sans parler des « Gros Clubs à Gros Budgets », comme Massy, Valence-Romans, Albi, Soyaux-Angoulême, Nice, qui trustent les cinq premières places, ou Bourgoin, qui a raté son début de saison. Tous les autres clubs de Nationale étaient mieux lotis au niveau des budgets et des effectifs. Chambéry, 12ème l’an passé et qualifié pour les Phases Finales cette année, dispose d’un effectif de quarante-cinq joueurs dont dix Espoirs.

Jean-Jacques Lasserre