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Mathieu Berbizier : L’artisan de la victoire sur Valence-Romans

mardi 19 avril 2022 par Rédaction

Le buteur bigourdan est un peu l’artisan de la victoire tarbaise avec ses quatorze points inscrits au pied, malgré deux échecs en première mi-temps. Repositionné à l’arrière, avec l’entrée de Dulucq à l’ouverture, le feu-follet tarbais a mis son équipe dans l’avancée par ses percées. C’est lui qui va chercher les deux dernières pénalités qui permettent à Tarbes de prendre le score. Sa percée sur l’aile amène un hors-jeu sur le renversement qui amène la pénalité du 21-20. Une seconde percée et un coup de pied à suivre judicieux amène la touche à cinq mètres qui entraîne la pénalité de la gagne 24-23. Un rôle capital aussi en défense car il s’est sacrifié dans son en-but pour éviter un essai en faisant écran de son corps à l’heure de jeu.

Une équipe qui venait pour jouer

Mathieu Berbizier a donc joué un rôle clé dans un match qu’il fallait absolument gagner pour assurer le maintien. Un match où les Tarbais ont paru moins inhibés que contre Aubenas dans un match à « 8 points ». « Oui, la semaine dernière, c’était vraiment un match couperet entre deux équipes qui jouaient le maintien. L’équipe qui perdait aurait été vraiment en difficulté. Ils avaient préparé ce match comme un match de Phase Finales et ils avaient vraiment bossé sur nous. On l’a appris après. Ils nous ont contrés et on a eu du mal à mettre notre jeu en place. C’était un match compliqué mais en plus, on se l’est compliqué nous-mêmes. » Avec une marge de dix points au classement la pression était moins forte et les Tarbais avaient tout à gagner contre un des favoris. « Contre Valence, c’était complètement différent, face à une équipe qui va jouer les Phases Finales. C’est une équipe beaucoup plus joueuse qui venait pour jouer et proposer du bon rugby. On l’a vu, ils nous ont mis de belles séquences mais on n’a pas cédé. » Le Bigourdan regrette les premiers points concédés bêtement. « On leur donne beaucoup de points et on rate des points aussi, ce qui fait qu’ils prennent le score. » Mais les Tarbais n’ont rien lâché. « On a mis le bleu de chauffe et on a réussi à mettre en place ce qu’on avait travaillé dans la semaine. On a réussi à les mettre en difficulté et ça a marché. On a marqué de suite sur notre première attaque et ça nous a mis en confiance pour la suite. On s’est dit que tout était possible et qu’on pouvait battre cette équipe. » Ce qui peut expliquer le second essai tarbais alors que l’équipe aurait pu baisser les bras et sa réaction lorsque les Drômois ont pris le score, sans rien faire, en toute fin du temps règlementaire.

On essaie de faire le vide

Mais le plus dur restait à faire réussir la pénalité de la gagne avec un vent tourbillonnant, des vingt mètres en biais. A quinze contre treize, au lieu de prendre une mêlée ou une pénaltouche à cinq mètres, le staff a préféré s’en remettre à son buteur, qu’à des séquences aléatoires sujettes à des décisions arbitrales. Tout le poids reposait donc sur les épaules de Mathieu Berbizier des vingt mètres en biais. Malgré une transformation et une pénalité manquées en première période le buteur tarbais était en confiance. « Celle d’avant, je viens de la mettre et je suis sur du positif. » Ce n’est pas la première fois que le métronome tarbais a le sort du match entre ses pieds dans les arrêts de jeu et ne tremble pas, comme à Bagnères sur la transformation de la gagne. « On essaie de se concentrer sur le geste technique, on essaie de ne pas penser au contexte même, si franchement, on est obligé d’y penser un peu. Mais on essaie d’y penser le moins possible et de faire le vide. On se projette sur le geste et sur la frappe. On s’applique le plus possible et après ça sourit ou pas. » A Dax, la saison dernière, ça n’avait pas souri et la transformation de la gagne, dans les arrêts de jeu, n’était pas passée. Cette fois la réussite était au rendez-vous. « Ça aurait pu ne pas sourire non plus et là on aurait été tous déçus. Là, ça fait vraiment plaisir de récompenser le travail de tous mes coéquipiers. C’est un sacré plaisir ! » 

Jean-Jacques Lasserre