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Les provocations mesquines qui ont peut-être mis le feu aux poudres

mardi 18 février 2020 par Rédaction

Vingt-quatre équipes professionnelles, dont dix du Top 14 (Bordeaux, Lyon, Le Racing, Toulon, La Rochelle Montpellier, Brive, Bayonne, Pau, Agen) et quatorze de Pro D2 (Colomiers, Grenoble, Perpignan, Oyonnax, Biarritz, Nevers, Mont-de-Marsan, Carcassonne, Béziers, Aix, Montauban, Aurillac, Rouen, Valence-Romans), et vingt-et-deux équipes de Fédérale 1, (Massy, Chambéry, Bourg-en-Bresse, Aubenas, Narbonne, Nice, Bourgoin, Nîmes, Dax, Saint-Jean-de-Luz, Nantes, Marmande, Tyrosse, Anglet, Albi, Blagnac, Saint-Sulpice, Fleurance, Bagnères, Oloron, Lavaur, Graulhet…), sont venues jouer à Trélut. Certaines comme le Racing, Toulon, Lyon, Pau, La Rochelle, Agen, avaient le même Président qu’aujourd’hui et l’ambition de monter en Top 14. Pourtant aucune n’a été s’entraîner sur le terrain annexe réservé au TPR. Sauf, Lannemezan, ces deux dernières années. A Blagnac, les Tarbais ont accepté de s’échauffer dans un en-but étroit pendant un match de lever de rideau alors qu’il y a plusieurs terrains d’entraînement sur le site.

Refus de respecter le protocole de l’entrée sur le terrain

Si les Lannemezanais se « foutaient » de ce match pourquoi ne pas avoir respecté le protocole d’ordre d’entrée sur le terrain. Pourquoi ne pas s’être échauffés sur le terrain d’honneur. Pourquoi avoir forcé un vigile à les laisser passer par le parking pour aller s’échauffer sur le terrain annexe. Aujourd’hui, où certains tentent de faire passer Tarbes pour l’agresseur, il nous paraît nécessaire de rappeler ces faits d’avant match dont personne ne parle et qui peuvent expliquer une tension excessive. Pourquoi l’entraîneur sanctionné d’un carton rouge est-il resté sur le banc. Pourquoi un des deux Co Présidents du CAL était-il sur le terrain et a dû être maîtrisé par le service d’ordre.

Agression dès le coup d’envoi

Le coup d’envoi est la copie conforme de celui du match Aller à Lannemezan avec un joueur tarbais sévèrement plaqué sur la réception par Baisagale. Quelques gifles étaient parties et les Tarbais avaient encaissé sans broncher les provocations pendant tout le match. Du coup Lannemezan s’était imposé sans connaître d’opposition. La saison dernière, l’intimidation était partie d’une mêlée relevée et les Tarbais avaient ensuite baissé la tête. Cette fois, les Tarbais n’ont pas voulu passer pour des dégonflés. Une réputation qui leur collait à la peau et qui leur a valu des réceptions musclées à l’ancienne, à Mauléon, à Oloron, à Pamiers, à Saint-Sulpice et à Fleurance. Cette fois les Tarbais, qui ont leur fierté, ont réagi à l’agression sur Thomas Lhusero. La vidéo et l’enregistrement du match par la chaîne l’Equipe, devraient permettre à la FFR de se faire une opinion. Dumestre, ensanglanté, a pris un coup de poing d’un pilier qui lui rendait 50 kg. Des gestes et mimiques antiracistes de joueurs à l’égard de Woki risquent d’avoir été relevées par les caméras.

Il y a déjà eu pire en Fédérale 1 et en Pro D2 il y a peu

Après, il ne faut pas en faire un drame, aucun joueur n’a été gravement blessé. L’arbitre n’a pas arrêté le match, faisant la part entre l’imbécilité et la violence. Il n’y a pas eu d’incidents à la fin du match où tous les joueurs se sont embrassés ou serrés la main. Le repas d’après-match s’est bien passé et la FFR devrait en tenir compte. Pour des faits plus graves, matchs arrêtés, bagarre entre joueurs à la sortie, les sanctions n’ont pas été aussi lourdes que celles promises par certains alarmistes. Comme si la FFR devait faire un exemple parce que c’est Tarbes. De toute façon, la Commission de discipline ne rendra ses décisions qu’après l’enquête faites à partir des rapports de l’arbitre et du délégué. Comme elle l’a fait lors des cas précédents et elle convoquera les deux parties. En attendant, les cartons rouges seront suspendus à titre conservatoire.

Les autres cas récents de « générales »

Cognac-Bergerac (39-15) le 7/10/18, jugement rendu le 24/10/11

Pour match arrêté (78ème), Cognac et Bergerac ont écopé de 1 000 euros d’amende et de 2 points de pénalités chacun, plus une amende de 500 euros par carton rouge, suivis de neuf suspensions, dont celles de dirigeants et d’entraîneurs. Pourtant la vidéo est impressionnante et la bagarre s’est poursuivie sur la moitié de la longueur du terrain. Ce qui n’a pas été le cas à Tarbes.

Suresnes-Drancy (39-3) le 17/12/19, décision rendue le 24/1/20

Suresnes et Drancy (4 rouges, 2 jaunes, match arrêté) ont pris deux points de pénalités chacun pour match arrêté (73ème)*, 2 000 euros d’amende pour les cartons rouges plus 2 000 € pour envahissement du terrain. Les joueurs ont pris 4 et 7 matchs de suspension.

*Barème règlementaire pour match arrêté

Royan-Saujon / Mussidan (3-12) 28/10/19, décision rendue le 11/12/19

En Fédérale 3, une violente bagarre générale a éclaté à Saujon à la fin du match entre joueurs avec envahissement du terrain. Les gendarmes ont dû intervenir et trois joueurs de Mussidan ont été sérieusement blessés, dont une double fracture de la mâchoire. Une plainte a été déposée au pénal par le Président de Mussidan. Les deux clubs ont été convoqués devant la commission de discipline pour s’expliquer sur ces incidents. Mussidan a reçu un avertissement et Royan-Saujon a écopé d’une amende de 750 euros et de deux matches de suspension de terrain, dont un avec sursis.

Barème des sanctions FFR voir PDF

En Pro D2 aussi, mais les sanctions sont plus lourdes

Colomiers-Montauban 15/3/19

En Pro D2, les bagarres générales ça existe mais les sanctions sont plus lourdes. Colomiers a eu une amende de 9 000 euros, plus 10 000 euros pour envahissement de terrain et Montauban a dû payer 12 000 euros. La gravité des sanctions dépendent aussi de la teneur du rapport de l’arbitre et du Délégué. Les deux cartons rouges ont pris deux semaines pour brutalité plus sept semaines supplémentaires pour un des deux pour infractions verbales, provocations et insultes.

Barème des sanctions de la LNR 

Insultes : 20 jours à 1 an de suspension

Coups de poing : 20 jours à 1 an de suspension

Fourchette : De 12 à 208 semaines

Bagarre : 5 000 à 30 000 euros d’amende

J-J L.