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Visages évanescents par Uwe Bernard Klamka

samedi 4 février 2017 par Rédaction

Uwe Bernard Klamka a commencé à s’exprimer dès dix-sept ans, alors qu’il vivait à Berlin, en pratiquant le dessin. Il a suivi des cours, découvert l’histoire de l’art par lui-même en lisant de nombreux ouvrages et en fréquentant les musées de sa ville, pratique lui ayant permis de se familiariser avec les différents courants artistiques du passé et d’apprécier plus particulièrement le surréalisme et l’expressionnisme allemand.

Lorsqu’il est arrivé en France dans les années 80, il a poursuivi sa formation et s’est alors intéressé à la gravure et a continué ses recherches artistiques.

L’artiste a exposé en de nombreuses occasions à Tarbes et dans le département mais également à Toulouse et hors de notre région.

Actuellement, ses dessins sont visibles jusqu’au 12 février 2017, à L’Atelier 20, 20 rue des Pyrénées à Tarbes, du mercredi au dimanche inclus, de 15 h à 19h.

La galeriste, Emmanuelle Hirsch, a ouvert depuis deux ans ce bel espace d’exposition à des artistes qu’elle sélectionne et dont les œuvres éclectiques ne laissent pas indifférents le spectateur. Il ne faut pas hésiter à gravir les marches qui mènent au second étage de cette maison familiale où se trouve la galerie.

Dès l’entrée, vous êtes accueillis par les portraits évanescents de personnes disparues, recherchées par leurs familles. 

De famille et d’héritage il est question pour une partie des œuvres exposées, en effet, Uwe a choisi des photographies de famille qu’il a manipulées, sur son ordinateur, de façon à ce que les visages soient flous ou disparaissent presque entièrement, pour enfin dessiner ce qui apparaît sur son écran. Ce procédé est également à l’œuvre pour la série inspirée par le cinéma, par des films qui ont touché l’artiste pour leur portée et la beauté plastique de leurs images. L’ensemble de ces dessins se répondant et formant une installation.

De plus grands formats, formellement différents des dessins précédents mais identiques par leur questionnement, évoquent le surréalisme. Des éléments récurrents semblent obséder l’artiste : des figures animales questionnent la part d’animalité qui existe en chacun de nous et des personnages hybrides, mi-animaux mi-humains, rappellent le combat que doit mener l’homme pour ne pas sombrer, pour garder l’équilibre…

Uwe Bernard Klamka représente et utilise la figure humaine de façon formelle afin de questionner la nature humaine et la condition de l’homme, de façon récurrente et quasi obsessionnelle.C’est un travail sur ce que l’on ne voit pas, qui est impalpable, invisible, le chaos qui anime chaque être.

 

L’artiste utilise ce médium, le dessin, car il permet une mise en oeuvre rapide, spontanée. Volontairement, il dessine avec des outils modestes : crayons, graphite et crayons de couleur ; le papier qu’il choisit n’est pas toujours destiné à l’usage qu’il en fait. L’idée de pouvoir réaliser un dessin n’importe où, sur n’importe quel support le séduitant.

Uwe explique : « Je vais à l’essentiel, je ne cherche pas à remplir la surface, le vide fait partie de l’image, il est aussi important que les éléments figurés sur le papier qui constitue un espace et non pas seulement un support. »

De longs discours ne peuvent restituer l’émotion suscitée par le travail d’Uwe Bernard Klamka, la force de ses dessins ne peut que se ressentir par une fréquentation directe de son travail.

Diaporama