Lionel Cardon, ancien ennemi public n°1, est en grève de la faim depuis le 9 juillet à la prison de Lannemezan. À 67 ans, malade et affaibli, il a déjà perdu près de 20 kilos. Son avocat, Maître Joseph Mesa, alerte : “Son pronostic vital sera bientôt engagé.”
Condamné à perpétuité pour plusieurs meurtres et braquages, Cardon cumule 38 années derrière les barreaux. Sa trajectoire criminelle débute en 1981, marquée par des hold-up, des meurtres, des évasions spectaculaires, et une cavale sanglante. Libéré en 2012, il replonge en 2015 et écope de 20 ans supplémentaires.
Mais aujourd’hui, ce n’est plus le criminel qui interpelle, c’est l’homme. Cardon entame sa troisième grève de la faim, dans un silence qui interroge : jusqu’où peut-on punir sans écouter ? Son geste, radical, soulève des questions sur la dignité en détention, le droit à la santé, et la limite de la peine.



