À cinq jours d’un second tour particulièrement ouvert, Gérard Trémège livre une analyse à la fois lucide, piquante et teintée d’amertume. Privé de ses droits civiques mais pas de parole, l’ancien maire estime que Michel Garnier — son successeur désigné — aurait dû obtenir un meilleur score. Selon lui, comme il nous l’a confié, ce sont certains colistiers et l’absence de mise en valeur du bilan des 25 dernières années qui ont freiné la dynamique.
Il juge l’alliance Claverie–Lagonelle improbable et rappelle qu’en politique, les additions mécaniques n’existent pas. Pour lui, la véritable clé du scrutin reste l’abstention, dans un contexte national pesant qui a démobilisé les électeurs. Il ne soutient officiellement personne, mais regrette d’avoir été tenu à distance de la campagne Garnier, alors qu’il n’était interdit que de candidature, pas d’expression.
Sur le second tour, il se montre prudent : aucune liste n’a la partie gagnée, même si l’avantage arithmétique penche vers Claverie. Il se moque de certaines propositions jugées irréalistes et appelle simplement les Tarbais à voter, sans donner de consigne. (...)






