Accueil > FAITS DIVERS > Viol à Lannemezan : la cour criminelle sanctionne un homme qui a abusé d’une (…)

Viol à Lannemezan : la cour criminelle sanctionne un homme qui a abusé d’une jeune femme de 18 ans

vendredi 3 juillet 2026, par rédaction

La cour criminelle des Hautes-Pyrénées a jugé une affaire délicate, où la notion de consentement était au cœur des débats. L’accusé, un homme d’une trentaine d’années, était poursuivi pour avoir eu des rapports sexuels avec une jeune femme de 18 ans alors qu’elle se trouvait sous l’effet d’un médicament anxiolytique, le Valium.

La victime a expliqué avoir doublé la dose prescrite après une journée éprouvante et une dispute avec celui qu’elle considérait comme un ami. Quelques minutes plus tard, elle ne parvenait plus à se tenir debout et ses souvenirs de la soirée se sont ensuite limités à des images brèves : une lumière, un liquide qu’on essuie, puis la présence de l’homme sur elle.

Les deux jeunes gens s’étaient rencontrés en boulangerie et avaient entretenu une relation fluctuante, entre amitié et intimité. Malgré une rupture rapide, elle continuait parfois à l’héberger pour lui éviter des trajets. Au réveil, troublée, elle découvre des messages où l’accusé lui confie qu’il la préfère «  sous cachets  », ce qui renforce son malaise. Alertée par un ami, elle contacte la gendarmerie.

Lors de l’enquête, l’homme reconnaît deux rapports sexuels mais affirme qu’ils étaient consentis. Il admet toutefois avoir remarqué un comportement inhabituel chez la jeune femme. La présidente de la cour souligne qu’il avait enregistré la victime en lui demandant si elle était d’accord, «  au cas où  », un élément qui interroge sur sa conscience de la situation.

Un expert en toxicologie est venu préciser les effets du Valium, notamment lorsqu’il est pris en quantité supérieure à la dose recommandée : somnolence marquée, désinhibition et possibles épisodes d’amnésie. Des symptômes compatibles avec l’état décrit par la jeune femme et aisément perceptibles pour un tiers.

Face à ses contradictions, l’accusé finit par reconnaître les faits. La cour le condamne à cinq ans d’emprisonnement avec mandat de dépôt, estimant qu’il avait profité de la vulnérabilité de la victime, incapable de donner un consentement libre et éclairé.