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Recel d’or, perquisition sous tension et outrages : un dossier électrique devant le tribunal

lundi 1er juin 2026, par rédaction

L’audience qui s’est tenue à Tarbes a mis en lumière une succession de faits débutant par le vol de plusieurs louis d’or et débris métalliques à l’abbaye de Tarasteix, le 14 février . Dès le lendemain, l’un des prévenus se présentait dans un magasin de rachat d’or de Tarbes pour tenter de négocier ces pièces pour un montant de 2 200 €. Interrogé sur l’origine des objets, il a affirmé qu’ils provenaient d’une collection personnelle, sans pouvoir en justifier l’existence ni fournir la moindre facture.

Lors de l’audience, ce même prévenu a refusé de répondre aux questions concernant le recel, estimant ne pas avoir eu le temps de préparer sa défense, alors que le tribunal a rappelé qu’il disposait de trois semaines pour solliciter un avocat. Il a finalement choisi de garder le silence sur l’ensemble des faits qui lui étaient reprochés.

L’enquête avait également conduit les gendarmes à perquisitionner, le 10 avril, le domicile de sa compagne . L’opération s’était déroulée dans un climat particulièrement tendu : insultes, dont certaines à caractère homophobe, et gestes agressifs avaient été relevés par les enquêteurs. La prévenue a expliqué que les griffures constatées sur un gendarme pouvaient être dues à ses ongles longs, tout en affirmant avoir été bousculée lors de l’intervention, ce que la procédure ne confirme pas.

La vice‑procureure a rappelé que les gendarmes avaient respecté la procédure et a qualifié d’inadmissible l’attitude des deux mis en cause, tout en reconnaissant le choc ressenti par la jeune femme lors de la perquisition. La défense a, de son côté, estimé que les violences reprochées n’étaient pas caractérisées et a plaidé la relaxe pour la prévenue.

Au terme des débats, le tribunal a condamné la jeune femme, en récidive, à une peine de six mois sous bracelet électronique, assortie d’une indemnisation de 400 € pour le gendarme blessé. Son compagnon a été condamné à un an de prison ferme pour le recel, ainsi qu’à huit mois supplémentaires pour les outrages, avec maintien en détention et révocation de son sursis probatoire.