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Danse : la seconde main s’impose face au boycott de la fast‑fashion

jeudi 14 mai 2026, par rédaction

Cette année, la préparation des spectacles de danse ressemble à une véritable équation pour les écoles tarbaises. Avec un pouvoir d’achat en recul et la volonté de s’éloigner des plateformes controversées comme Shein ou Temu, les directrices doivent repenser entièrement leur manière de concevoir les costumes. À Evi’danse, où plusieurs centaines d’élèves se préparent pour le gala du 6 juin, la décision a été prise de limiter drastiquement les commandes en ligne, malgré des prix imbattables qui séduisaient jusque‑là les familles. Place désormais à la récupération, aux retouches et à la fabrication maison pour préserver l’esprit de fête sans alourdir les dépenses.

À Body’Art Academy, la démarche va encore plus loin : la chorégraphe a choisi de miser presque exclusivement sur la seconde main, convaincue qu’il est possible de créer de belles silhouettes avec ce que l’on trouve dans les placards, les friperies ou sur Vinted. Seuls quelques bodys à petit prix ont été achetés pour les adolescentes. D’autres écoles explorent même la location pour mutualiser les coûts et éviter les achats éphémères.

Une tendance qui pourrait bien redessiner durablement les coulisses des galas de danse.