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Municipales : Peyrègne dénonce “l’illusion du changement” et les promesses sans financement

mercredi 4 mars 2026, par rédaction

Ce mardi, à 12 jours du premier tour des élections municipales, Eric Peyrégne, tête de liste de « Tarbes le Changement », a tenu sa dernière conférence de presse avant le scrutin. Loin de détailler le programme, le candidat a souligné l’importance de cette étape comme le début d’une période décisive pour la ville, marquée par des choix cruciaux pour Tarbes.

 « Nous entrons dans le temps politique de cette campagne, un temps de choix et de cap pour Tarbes », a-t-il déclaré. Selon une étude d’Ipsos, 60 % des Français aspirent à un changement politique, une majorité également constatée dans leur commune, avec 65 %. Cependant, Eric Peyrégne regrette que la majorité de ses adversaires n’aient pas souhaité participer à des débats publics à Tarbes. « Je déplore qu’ils aient refusé de parler de politique », a-t-il déclaré, précisant qu’il participera tout de même à un débat organisé par France 3 le 12 mars, où seront abordés trois sujets. Malgré cette absence de débats, il insiste sur le fait que l’élection municipale reste une élection politique fondamentale, permettant aux citoyens de choisir un cap pour leur ville. Il explique que les grandes orientations concernant Tarbes et son territoire dépendent fortement, voire de manière décisive, des décisions prises par le gouvernement.

Sur le volet sécurité, Eric Peyrégne a critiqué certains candidats qui proposent la création d’un commissariat national à l’Arsenal, appelant à la prudence. Il rappelle que la police nationale dispose d’une société immobilière à Montpellier, et que pour une telle implantation il est nécessaire d’avoir un terrain d’au moins un hectare, soulignant l’importance de vérifier les informations avant de faire des annonces. Il a également souligné que depuis dix ans les syndicats de police de Tarbes et des Hautes-Pyrénées ont sollicité à plusieurs reprises les collectivités locales, sans réponse. Concernant la santé il déplore le manque de clarté dans les discours notamment sur l’hôpital et insiste sur la nécessité d’informations précises et réalistes pour le développement économique plutôt que de déclarations improvisées.

Eric Peyrégne a dénoncé la configuration des listes en lice pour les élections municipales, affirmant que la diversité apparente n’est qu’illusoire. « Toutes les listes sont déposées en préfecture, on n’y voit deux candidats : celui du centre macroniste, incarné par Pascal Claverie, et une autre de droite  », a-t-il déclaré. Selon lui, Claverie se revendique aujourd’hui comme le « Macron local », tout en étant aussi le « Attal » ou le « Édouard Philippe local », ce qui, pour Peyrégne, traduit une tentative de masquer ses véritables affiliations.

Il critique l’ambition affichée de certains candidats, notamment la promesse de réaliser une gare à l’aéroport ou d’interpeller les ministres des Transports et de la Santé, tout en s’interrogeant sur le financement de tels projets. « Mais de qui parlent-ils ? Du ministre d’Édouard Philippe ? Comment vont-ils financer ces ambitions ? D’où sortiront les fonds ? »

Concernant la droite, Peyrégne insiste : « Il n’y a qu’une droite, c’est la nôtre. La droite en France, elle est représentée par l’UDR et le Rassemblement National. » Il déplore que certains candidats n’aient même pas eu le courage d’afficher une affiliation claire, préférant se présenter sans étiquette. « Comment peut-on se présenter à une élection municipale sans affiliation ? » Il dénonce un « tout-ensemble » au premier tour, laissant penser que des alliances se feront probablement au second, mais en affirmant : « C’est fini, ça. C’est terminé. » Une déclaration à la fois ferme et engagée, marquant sa volonté de trancher avec ce qu’il qualifie de politique de « déjà-vu » et de « compromis » à venir.

Eric Peyrégne a évoqué la gestion financière de la ville, critiquant les propositions de Pascal Claverie, notamment la création d’un îlot à la rue Maréchal Foch. Selon lui, cette initiative impliquerait l’expropriation d’un quartier entier, ce qu’il considère comme une opération coûteuse et discutable. Il souligne aussi que ce lieu était ‘’la rue des Grands Fossés’’ et présente des particularités géologiques, avec des canots à seulement 10 mètres de profondeur, ce qui complique encore le coût et la faisabilité du projet « Il va faire un parking souterrain, mais pour votre gouverne, un tel projet coûterait entre 50 et 70 millions d’euros », précise-t-il, en citant un interlocuteur d’Eiffage. Pour Peyrégne, ces investissements seraient financés avec l’argent public, ce qui soulève des questions quant à leur gestion et leur impact sur les finances de la commune. « Claverie, prétendument de Tarbes semble en réalité en être absent ou non originaire », s’interroge le candidat Peyrégne. M. Garnier prévoit de créer une foncière municipale pour gérer les friches commerciales en utilisant l’argent public. La seule initiative comparable menée par la collectivité a été l’achat d’un petit immeuble, l’imprimerie ‘’Dulout’’, acquis à 5 millions d’euros puis revendu un an plus tard pour un euro. Il met en garde les Tarbais, affirmant que si ce genre de projets se répète, cela pourrait entraîner une hausse significative des taxes foncières affectant environ 35 à 40 % des habitants.

La tête de liste accuse Pascal Claverie et Michel Garnier d’être complices de deux députés, l’un peu présent à Tarbes, l’autre ancien maire d’Ibos, tous deux associés au Front Populaire. Il critique leur inaction et dénonce leurs promesses sans financement clair et considère leur soutien comme une illusion. Il attribue la présence de députés LFI dans le département au désistement de leur candidat, orchestré par Claverie, et affirme que les Tarbais ne veulent plus de Macron. Enfin, il conclut en affirmant que, lors du vote du 15 mars, le peuple de Tarbes gagnera et que la ville doit se mobiliser. Il a évoqué Michel Garnier, affirmant qu’il était le salarié le mieux payé de la ville et critiquant sa gestion, notamment l’augmentation des salaires du budget de fonctionnement. Il reproche à Garnier d’assumer le bilan de Gérard Trémège et de le renier lorsque cela l’arrange. Selon lui, Gérard Trémège serait furieux et aurait demandé à Peyrégne de lui poser la question pour savoir s’il assumait son bilan, ce à quoi Peyrégne répondrait que non. Il souligne que la droite qu’il représente est unique et invite les électeurs de Trémège, qui ont voté au Rassemblement National lors des dernières élections, à ne pas se tromper : le 15 mars, la vraie droite, c’est eux, et non M. Garnier ou M. Claverie.

Eric Peyregne a souligné que même le représentant départemental des Républicains, président des Hauts-de-Pyrénées a refusé de rejoindre leur équipe, rendant leur alliance improbable. Il affirme que dans cette situation le parti divers droit sera probablement absorbé par le divers centre au second tour, conformément à ce qu’ils anticipent.

Il critique la crédulité des promesses électorales, insistant sur le fait que leur seul projet d’envergure, l’ARENA, constitue une initiative structurante. Ce projet, réalisé en partenariat privé-public, est validé et ne dépassera pas 14 millions d’euros, une somme qu’il qualifie de claire, précise et maîtrisée. Enfin, il dénonce les ambitions de certains adversaires comme Garnier, qui souhaite construire une salle de 3000 places, rénover la foire-exposition, moderniser les places Verdun et Marcadieu, tout en renforçant la sécurité et en multipliant les centres de santé dans les quartiers. Cependant, il s’interroge sur la capacité financière à réaliser ces projets, questionnant la disponibilité des fonds nécessaires à leur financement. Il a exprimé sa surprise en analysant des chiffres pour évaluer la santé financière de Tarbes. Il a souligné que contrairement aux affirmations de leurs principaux adversaires qui assurent que les finances de la ville sont saines après plusieurs années de gestion par M. Claverie et M. Garnier, cette situation n’est pas aussi favorable qu’il le prétend.

Pour étayer son propos, il a présenté des comparaisons en se concentrant sur des villes à périmètre égal, notamment en évoquant l’autofinancement par habitant. Il a indiqué que Tarbes dispose d’un autofinancement de 62 euros par habitant, tandis que Perpignan en possède 128, et Béziers 166, illustrant ainsi une différence significative dans la capacité financière de ces villes. Il s’en prend à M. Claverie et M. Garnier qu’il accuse de promettre à longueur de temps le financement de divers projets dans leurs programmes, alors que selon lui, ces promesses reposent sur des ressources inexistantes. Il souligne que, à ce jour, le fonds de roulement de la ville de Tarbes est nul, s’élevant à 0 euro par habitant, ce qui remet en question la capacité réelle de la municipalité à financer ces investissements.

Il indique que l’endettement de la ville de Tarbes est d’environ 50 millions d’euros, ce qui lui paraît surprenant, surtout lorsqu’il entend dire que la gestion financière de la ville est bonne. Il exprime son étonnement face à cette contradiction. Il évoque également que, malgré des problématiques telles que le fonds de roulement, l’autofinancement et l’indépendance financière, la pression fiscale à Tarbes n’est pas très élevée, ce qui pourrait laisser penser que la situation financière pourrait sembler équilibrée d’un point de vue fiscal. Il compare la pression fiscale à Perpignan (50%) et à Tarbes (56%), s’interrogeant sur l’utilisation de l’argent public. Il souligne que 53 % du budget municipal est consacré au fonctionnement, ce qui justifie selon lui la nécessité de lutter contre le gaspillage et de réaliser des économies pour reconstituer un trésor de guerre permettant aux Tarbais de devenir plus indépendants. Il évoque également les difficultés rencontrées par les habitants, notamment ceux qui, en travaillant, vivent dans des conditions proches de celles des assistés.

Affirmant leur identité de droite, il justifie cette position par la volonté de défendre ceux qui travaillent et tentent de survivre. Il précise que l’endettement par habitant s’élève à 1260 euros. Enfin, il insiste sur la nécessité de donner plus d’autonomie, d’indépendance et de liberté à la ville, pour agir en faveur du plus grand nombre, en dénonçant « les illusions » liées au macronisme. Il accuse Michel Garnier et Pascal Claverie d’être des représentants du macronisme. Il critique leur discours sur l’emploi, soulignant que Pascal Claverie, qui occupe depuis six ans le poste de président du développement économique de l’agglomération, a annoncé dès son arrivée en 2021 qu’il créerait 2 500 emplois. Il n’en ait rien. Pour conclure, le candidat à la mairie de Tarbes affirme que la France est à droite et prévoit que le futur président sera Jordan Bardella. Il adresse un message aux Tarbais, assurant qu’avec son équipe ils seront attentifs à leurs préoccupations, notamment en matière d’ordre public et de sécurité. Il promet de renforcer les moyens de la police municipale et de collaborer avec la police nationale, en leur fournissant notamment des terrains et des moyens humains supplémentaires, tels que l’échange de radios dans les véhicules. Il annonce également l’engagement à ne pas augmenter la fiscalité locale, à désendetter la ville, à réduire de 10 % la part communale de la taxe financière, et à supprimer les taxes sur les friches commerciales. Enfin, il promet de mettre fin au copinage en procédant à des arbitrages et à une réorganisation des services municipaux, afin de rétablir la paix fiscale.

Nicole Lafourcade