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Municipales /« Collectif Unitaires », Kévin Gracia évoque les mesures pour renforcer la sécurité à Tarbes

dimanche 1er mars 2026, par rédaction

Kévin Gracia, tête de liste du collectif "Unitaires", entouré de quelques membres de son équipe, a abordé la question cruciale de la sécurité dans la ville de Tarbes. Le candidat a souligné que la préoccupation reste centrale pour les habitants.

Kévin Gracia a souligné que la sécurité reste une préoccupation majeure pour les Tarbais. Il appelle à dépasser les simples annonces pour analyser concrètement la situation. Il distingue la délinquance, les trafics et les incivilités, nuisances sonores et comportements agressifs qui affectent le quotidien et le sentiment de sécurité. Il insiste sur la nécessité d’une meilleure coordination entre la police, la justice et la municipalité, notamment pour améliorer l’éclairage et l’entretien des espaces publics, surtout la nuit. La liste "Unitaires" prône une approche d’apaisement et de vivre ensemble, refusant toute stratégie conflictuelle.

Renforcement de la coordination face à la délinquance : un plan pour une sécurité de proximité :

Face à la recrudescence de la délinquance, Kévin Gracia et son équipe privilégient une coordination renforcée entre les forces de l’ordre, plutôt que la création d’une police municipale. Ils insistent sur un dialogue étroit, des échanges d’informations et des interventions concertées, notamment dans les quartiers sensibles, afin d’assurer une réponse ferme et dissuasive. Parmi les propositions phares, figure la mise en place d’une maison de la tranquillité publique, offrant aux Tarbais un interlocuteur unique, disponible 24/7, pour signaler et traiter rapidement leurs préoccupations. L’équipe prévoit également de redéployer les effectifs selon les besoins, de renforcer la brigade de nuit et de former les agents à la prévention, à la médiation et à la lutte contre les violences sexistes. Concernant le quartier de l’Arsenal, souvent sujet à des problèmes, un plan inclut la création d’une commission de la vie nocturne et l’attribution d’un label « Tarbes, la nuit en confiance » aux établissements respectant la tranquillité nocturne, afin de garantir un environnement plus serein.

Plan global pour la sécurité et la tranquillité publique :

Kévin Gracia propose une approche pragmatique et territorialisée pour renforcer la sécurité à Tarbes, axée sur des actions concrètes et adaptées aux réalités du terrain. Parmi ses mesures phares figurent l’amélioration de l’éclairage, la rénovation de parkings, le déploiement de navettes et des patrouilles pédestres renforcées, notamment lors des soirées de forte affluence. Une permanence mobile de la police municipale serait également instaurée pour mieux couvrir les quartiers sensibles. Le collectif insiste sur la nécessité d’agir en profondeur face aux incivilités, en s’attaquant aux causes sociales telles qu’addictions ou précarité, tout en maintenant une réponse ferme via la sanction. La mise en place d’un « plan ville apaisée », centrée sur la propreté, l’éclairage et l’entretien, vise à redonner vie aux rues et à transformer les espaces publics en lieux conviviaux. Par ailleurs, une commission de la vie nocturne rassemblerait acteurs locaux, police, justice et élus pour instaurer un dialogue constructif, notamment dans le quartier de l’Arsenal, souvent sujet à tensions. Kévin Gracia rejette toute comparaison avec le modèle sécuritaire de Béziers, qu’il qualifie d’échec, affirmant que la sécurité doit reposer sur une politique du terrain, adaptée et multifactorielle, plutôt que sur la peur ou des leviers uniques.

Critique du modèle de Béziers : un échec social et financier, selon le candidat :

Le candidat a fermement critiqué le modèle sécuritaire mis en œuvre à Béziers, le qualifiant d’échec. Selon lui, cette approche, axée principalement sur l’augmentation des effectifs policiers et l’installation de caméras, ne fonctionne pas et contribue à fracturer la ville, en instaurant un climat de violence sociale. « Le modèle de Béziers ne fonctionne pas. Il fracture la ville et installe un climat de violence sociale .Nous nous voulons agir là où la peur s’installe, protéger, et surtout s’attaquer aux racines des problèmes plutôt que de se limiter à traiter les symptômes par des technologies ou des solutions simplistes. « De plus le modèle de Béziers a également eu des conséquences financières pour la ville, en augmentant la dette de plus d’un million d’euros, ce qu’il considère comme une mauvaise gestion aux effets nocifs pour la cité. Notre engagement, c’est de bâtir une ville vivante et sûre, de jour comme de nuit », a-t-il affirmé, insistant sur une politique basée sur l’écoute, la prévention et la compréhension des enjeux réels. Pour lui, une approche équilibrée, basée sur des chiffres et une compréhension fine des enjeux, est la seule voie pour garantir une tranquillité durable, sans tomber dans des solutions simplistes ou répressives qui risqueraient d’aggraver la situation.

Tarbes : une réflexion sur le déploiement des effectifs et la concertation pour une sécurité efficace :

Actuellement, la police municipale de Tarbes ne dispose que d’une seule brigade pour couvrir l’ensemble de la ville. Face à deux zones sensibles, la place Verdun et l’Arsenal, cette équipe apparaît insuffisante. Kévin Gracia souhaite redéployer les effectifs existants, en concertation avec les agents, pour mieux adapter la présence policière aux besoins, notamment durant la journée. Il estime que l’effectif actuel suffit pour la ville en journée, mais prévoit des renforts la nuit dans les quartiers à risque, avec un quadrillage renforcé. Il évoque aussi la possibilité d’impliquer des vigiles ou patrouilles privées dans certains établissements, tout en rappelant que la responsabilité principale revient à la mairie pour la sécurité dans l’espace public. La participation financière des établissements nocturnes et le dialogue avec la justice sont également à l’ordre du jour. Kévin Gracia insiste sur le rôle de l’État, soulignant que le déploiement de la police municipale ne suffit pas. Il propose de renforcer les brigades cyclistes et équestres pour une présence visible, tout en privilégiant la prévention par le lien social et la confiance. La propreté, l’entretien et la revalorisation des quartiers, notamment excentrés, sont aussi prioritaires pour lutter contre le sentiment d’abandon. Sa vision vise une approche équilibrée, entre prévention, concertation et intervention ciblée, pour faire de Tarbes une ville plus sûre, vivante et où le vivre ensemble peut s’épanouir.

La lutte pour le maintien du commissariat :

Les habitants de Tarbes s’inquiètent de la possible fermeture du commissariat pour partir ailleurs. Kévin Gracia, candidat, s’engage à défendre le maintien de cette structure, soulignant qu’en tant qu’élu, il reste attentif à cette problématique, même s’il n’est pas acteur direct de la sécurité. Il insiste sur l’importance de dialoguer avec la préfecture et les agents pour choisir l’emplacement idéal d’une future maison de la tranquillité publique, conçue comme un espace d’écoute et de médiation. Dotée d’agents formés, notamment pour les violences sexistes et sexuelles, cette structure vise à offrir un lieu confidentiel pour les victimes ou personnes en difficulté, facilitant leur orientation vers les services compétents. Kévin Gracia rappelle que ces victimes rencontrent souvent des obstacles pour se rendre au commissariat. Il souhaite un cadre privilégié, où l’écoute attentive et la confidentialité seraient garanties. La création de cette maison s’inscrit dans une démarche de service public, renforçant la confiance et la prévention dans la ville. Selon le collectif Unitaires, cette structure doit devenir un pilier de la sécurité locale, alliant proximité, accessibilité et professionnalisme pour répondre aux besoins croissants des habitants.

Nicole Lafourcade