La question de la fin de vie demeure l’un des derniers grands tabous politiques français. Elle oppose deux visions irréconciliables :
– laisser mourir, parfois dans la souffrance, dans un pays où une vingtaine de départements ne disposent toujours pas de soins palliatifs ;
– ou aider à mourir, dans un cadre strict, fondé sur des directives anticipées écrites, actualisées, et respectées.
Présente à la tribune du Sénat les 19 et 20 janvier 2026, j’ai assisté à un débat qui restera comme l’un des plus consternants de ces dernières années. Aux côtés d’Alain Claeys, co‑auteur de la loi Claeys‑Leonetti, j’ai vu se dérouler une discussion où la raison, l’éthique et la compassion ont été méthodiquement étouffées. (....)



