Le tribunal correctionnel de Pau a rendu son verdict dans l’affaire des marchés publics de Tarbes. Gérard Trémège, maire de la ville, a été reconnu coupable de favoritisme et de prise illégale d’intérêts. Bien qu’il ait bénéficié de dispenses de peine sur certains chefs, la décision finale le condamne à deux ans de prison avec sursis, une amende de 75 000 euros et deux ans d’inéligibilité immédiate. Cette exécution provisoire l’oblige à quitter ses fonctions.
Lors du procès, le parquet avait requis une peine plus lourde : trois ans dont un ferme sous bracelet électronique, cinq ans d’inéligibilité et la même amende. Le jugement, bien que moins sévère sur la durée de prison, reste contraignant pour l’élu puisqu’il met fin à son mandat. Gérard Trémège, qui avait réaffirmé son innocence en audience, voit ainsi sa carrière politique stoppée par cette décision.
L’exécution provisoire de l’inéligibilité oblige le maire à démissionner immédiatement. La ville se retrouve sans son élu principal, ce qui entraîne une réorganisation rapide du conseil municipal. Gérard Trémège doit aussi quitter la présidence de la communauté d’agglomération Tarbes Lourdes Pyrénées.
Un scrutin devra être organisé pour élire un nouveau maire. Cela ouvre la voie à une recomposition politique locale, avec des candidatures issues de l’opposition mais aussi de la majorité municipale.
Les neuf autres prévenus dans l’affaire des marchés publics de Tarbes ont été condamnés à des peines plus légères que celles du maire Gérard Trémège : principalement des amendes et des peines de prison avec sursis, certains ayant bénéficié de relaxes partielles. Aucun n’a écopé de prison ferme.