A une quinzaine de jours du 1er tour des élections municipales 2026, trois petites communes des Hautes‑Pyrénées se retrouvent dans une situation inédite : aucune candidature n’a été déposée pour le scrutin de mars. Villenave‑Pré‑Marsac, Ayzac‑Ost et Artalens‑Souin, des villages de 100 à 470 habitants, n’ont vu émerger aucun volontaire pour assumer la fonction de maire ou siéger au conseil municipal.
Faute de candidats, les élections ne pourront pas se tenir. L’État doit donc reprendre temporairement la gestion de ces communes. Le préfet dispose d’une semaine pour désigner une délégation spéciale chargée d’assurer les affaires courantes : budget, décisions urgentes, continuité des services. Cette équipe provisoire devra également organiser un nouveau scrutin dans les trois mois. Si personne ne se présente à nouveau, la délégation pourra être prolongée, et une fusion avec une commune voisine pourrait être envisagée .
Cette absence totale de candidatures illustre une tendance lourde dans les territoires ruraux : la difficulté croissante à trouver des habitants prêts à s’engager. Les responsabilités juridiques, la charge de travail et le manque de reconnaissance découragent de plus en plus de maires, dans un département où l’immense majorité des communes compte moins de 1 000 habitants. À l’inverse, 386 communes n’ont enregistré qu’une seule liste, signe que l’engagement existe encore, mais qu’il repose souvent sur un cercle restreint de volontaires .
Le scrutin 2026 introduit par ailleurs une nouveauté : dans toutes les communes de moins de 1 000 habitants où plusieurs listes se présentent, l’ordre des panneaux d’affichage est désormais déterminé par tirage au sort, afin de garantir une stricte égalité. Dans les Hautes‑Pyrénées, cela concerne 437 communes et 559 listes déposées, dont seulement 134 menées par des femmes. Les villes plus importantes affichent une compétition plus fournie, avec jusqu’à sept listes à Tarbes.






