L’évasion d’un prévenu au tribunal de Tarbes, lundi 23 mars, relance vivement le débat sur la sécurité judiciaire. Jugé en comparution immédiate pour violences conjugales et condamné à seize mois ferme, un militaire a profité de l’énoncé de sa peine pour sauter par‑dessus la paroi du box et s’enfuir. Malgré la poursuite immédiate d’un policier, blessé dans les escaliers, le fugitif a brisé les portes vitrées du palais de justice avant de disparaître.
Le syndicat UN1TÉ 65 dénonce un dispositif “insuffisant”, pointant un box semi‑ouvert récemment rénové, des normes de sécurité inadaptées et des escortes policières en sous‑effectif. Il critique aussi les longues attentes en geôle, sources de tension. Le syndicat a saisi le préfet pour demander un audit de sécurité, tandis que le fugitif reste introuvable.


