À quelques jours de la réouverture du marché aux broutards de Rabastens‑de‑Bigorre, la Coordination Rurale 65, la FDSEA 65 et les Jeunes Agriculteurs alertent le préfet sur des règles sanitaires jugées incompréhensibles. La division du territoire en deux zones, ZV1 et ZV2, impose des obligations différentes alors que tous les animaux sont vaccinés et contrôlés. Les bovins venant de ZV1 doivent présenter laissez‑passer et visite vétérinaire préalable, contrairement à ceux de ZV2, créant une asymétrie dénoncée comme illogique.
Les syndicats redoutent une baisse du nombre d’animaux, une concurrence affaiblie, des cotations faussées et des coûts logistiques en hausse, notamment en raison de l’obligation d’utiliser des camions distincts selon l’origine. L’exportation est également fragilisée par la séparation imposée entre zones. Les organisations proposent de fusionner ZV1 et ZV2 en une zone unique ZV3 afin de simplifier les échanges et préserver l’équilibre économique du marché.

