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« TARBES POUR TOUS » et son Groupe de travail « Education »

jeudi 13 juin 2013 par Rédaction

Pierre Lagonelle, président de "Tarbes pour Tous", et son groupe de travail "Education" ont tenu un point-presse pour rendre compte du travail approfondi de consultation effectué auprès des principaux acteurs de terrain du monde de l’Education à Tarbes. Ils ont fait part de leurs constats et de leurs convictions.

"

1 / BIEN ACCUEILLIR
LES ENFANTS

Tarbes compte 15 maternelles publiques, 12 écoles primaires
et 4 écoles privées. La Mairie n’est responsable que des écoles publiques.

Après une forte baisse des effectifs des écoles publiques
qui a provoqué des fermetures régulières de classes et parfois d’écoles, on
constate depuis l’année 2006 une certaine stabilité du nombre des élèves autour
de 3100 à 3200 éléments.

Aujourd’hui, le débat ne tourne pas sur le fait de
construire une nouvelle école à Tarbes ou de fermer une école existante mais de
mener des aménagements importants sur plusieurs écoles. Certaines sont vétustes
et méritent de lourds travaux de modernisation, d’autres nécessitent seulement
un "rafraîchissement", toutes ont par contre besoin de petits
mobiliers et de nouveaux jeux. La Mairie est consciente de ces besoins et
procède chaque année à des améliorations sur quelques écoles. Chaque rentrée
scolaire est ainsi l’occasion d’une opération communication de la Mairie sur
les travaux menés pendant l’été et en même temps chaque conseil d’école est
l’occasion d’une manifestation d’insatisfaction des enseignants et des parents
 ! Il est clair que les besoins d’investissements sont lourds et que les moyens
sont limités. Il est clair aussi, tel que cela ressort des échanges avec les
directeurs d’écoles, qu’il faut mettre en place un nouveau mode de
fonctionnement entre les enseignants et les acteurs de la Mairie (services
éducation, architecture, techniques), de nouvelles modalités de dialogue qui
permettraient d’avoir une autre perception des besoins et des contraintes des
uns et des autres.

Malgré des travaux réalisés significatifs, plusieurs écoles
tarbaises ont besoin d’opérations incontournables sur la sécurité, sur
l’accessibilité, sur la dotation en matériel, sur les classes informatiques (en
l’état actuel plusieurs écoles tarbaises ne peuvent pas répondre aux objectifs
pédagogiques en enseignement informatique). Un état des lieux doit être fait
pour anticiper les nouveaux besoins de chaque école. Cet état des lieux est une
demande ancienne des fédérations de parents d’élèves. Afin de mieux prévoir les
évolutions sur les locaux et les fluctuations d’effectifs, la Mairie a fait
appel à un cabinet d’audit toulousain (Sociétude) en 2009. Sociétude a mené un
travail fouillé sur le terrain pour faire un constat impartial de la situation
actuelle et ouvrir quelques pistes. C’est une bonne base de travail mais sur
quoi ceci va déboucher ? Pour le moment, une des propositions essentielles de
Sociétude est de diviser Tarbes en six zones pour mettre en place une nouvelle
organisation coopérative et mutualiser des ressources. Une phase
d’expérimentation devait débuter au premier semestre 2013 mais elle n’a
toujours pas commencé ! En fait, les résistances et les appréhensions sont
fortes de la part des enseignants et les contraintes organisationnelles sont
indiscutables du côté de l’inspection académique. Quel statut pour ces futurs
responsables de zones ? Quel temps de décharge ? Sur la base d’un volontariat
ou d’une nomination ? Pour le moment, sans vouloir incriminer quiconque, le
constat est que la situation n’avance plus. C’est certainement dommage car le
statu quo ne satisfait personne.

A "Tarbes Pour Tous", nous sommes partisans
d’avoir une école de proximité. Donc si la stabilité des effectifs se confirme
dans les prochaines années, il est évident qu’il ne faut plus fermer une seule
école à Tarbes. Ceci est important pour garder une vie dans les quartiers,
limiter les déplacements des parents qui amènent leurs enfants, garder un
caractère familial et convivial à chaque école. Nous sommes aussi partisans de
conserver les périmètres scolaires et la mixité sociale qui va avec.

A "Tarbes Pour Tous", nous sommes aussi convaincus
que les actions d’éducation, de soutien et d’animation doivent se construire
avec les associations en ce qui concernent les loisirs, le travail scolaire et
le soutien aux parents. Le PRE (Programme de Réussite Educative) mis en place
il y a quelques années doit continuer à accompagner les enfants ayant un
environnement social et familial difficile. L’aide à la parentalité et
l’accompagnement vers des structures de soins sont parfois nécessaires. Ceci
exige une sensibilisation et une formation des acteurs éducatifs.

2/ UNE ECOLE OUVERTE
SUR LES ACTIVITÉS PERISCOLAIRES ET EXTRASCOLAIRES

27 Accueils de Loisirs Associés à l’Ecole (ALAE)
fonctionnent dans chaque école avec chacun un directeur à sa tête. Ces ALAE
sont une création de l’actuelle municipalité en 2003. Les ALAE font partie du
paysage de nos écoles au bout de 10 ans et personne ne remet en cause leur
existence. Ceci permet d’accueillir les enfants dans les écoles de 7h30 le
matin jusqu’à 18h30 le soir. C’est un service apprécié puisque 85% des enfants
sont inscrits sur un ou plusieurs temps de ces ALAE. "Tarbes Pour
Tous" attire l’attention sur le fort besoin d’ouvrir des formations
qualifiantes aux personnels encadrant des ALAE. C’était vrai hier, ce le sera
encore plus demain avec la mise en place de la réforme des rythmes scolaires
voulue par le Gouvernement Ayrault. Il s’agit en effet de passer de la semaine
de 4 jours à une semaine de 4 jours et demi. Les contacts que nous avons eus
avec le personnel du Service éducation et des ALAE nous font penser que le
choix fait par Tarbes de mettre en place ce nouveau système qu’à la rentrée
2014 est judicieux et responsable. Malheureusement dans ce dossier nous sommes
tributaires des évolutions du cadre législatif une fois encore réalisées dans
la précipitation et sans grande certitude sur les financements : tout laisse à
penser qu’il reviendra aux collectivités de rechercher les financements
nécessaires.

Une autre inquiétude, surtout relayée par les parents, est
l’incertitude quant au fait que les activités nouvelles s’inscrivent réellement
dans un projet éducatif et que cela ne soit pas des simples temps d’animation.
C’est pourquoi à "Tarbes Pour Tous" il nous apparait essentiel qu’un
travail préparatoire soit engagé très vite sur les axes suivants : identifier
auprès des écoles les besoins éducatifs et pédagogiques prioritaires, connaitre
les ressources disponibles dans les domaines sportifs et culturels, permettre
l’imbrication entre le projet éducatif territorial et les projets d’école,
travailler de façon coordonnée avec l’Education nationale pour anticiper les
contraintes. Comme nous l’avons signalé ci-dessus un volet important de ce
travail préparatoire consiste à anticiper les besoins en formation des
personnels des ALAE. En effet ceux-ci seront en première ligne dans l’animation
des nouveaux temps périscolaires et tout laisse penser que des qualifications
complémentaires seront nécessaires à la mise en oeuvre des nouvelles activités
pédagogiques.

3/ AMELIORER LES
RELATIONS AVEC LES ÉTUDIANTS

Avoir une université sur son territoire est un enjeu
important pour une ville moyenne comme Tarbes. Grâce à ses antennes des
universités de Toulouse et de Pau, Tarbes se positionne comme la 2ème ville de
Midi-Pyrénées pour son nombre d’étudiants. C’est un atout dont la Ville doit
tirer le meilleur parti.

Juridiquement les villes ne disposent d’aucune compétence en
matière de formations universitaires. Toutefois l’Etat faisant appel à elles
pour des cofinancements, cela leur concède de fait un certain droit
d’intervention.

A Tarbes, avec 4.600 étudiants pour 43.000 habitants, les
étudiants ne sont plus une population "à part" mais une population
"à part entière". La volonté de "Tarbes Pour Tous" est de
jouer à fond la carte du pôle universitaire tarbais en impliquant la
municipalité dans l’amélioration de la vie des étudiants. Il est du devoir de
la municipalité de créer les meilleures conditions aux étudiants pour les
inciter à venir à Tarbes (logements, animations, cadre de vie, stages, image
positive...) mais aussi et surtout de rester à Tarbes une fois leurs études
terminées.

Récemment des travaux ont été entrepris Avenue d’Azereix
pour soigner les accès et les abords du pôle universitaire. Ces aménagements
sont les bienvenus. De même l’annonce de la création d’une filière juridique à
Tarbes, antenne délocalisée de Toulouse, pour la rentrée 2013 est une bonne
nouvelle, reste à voir si cette création se confirmera dans les prochaines semaines,
ce que nous souhaitons fortement.

De nos rencontres avec les enseignants et les étudiants
présents sur le pôle universitaire, il ressort les priorités suivantes :

- Améliorer la densité des transports ( campus-centre ville
et gare) et mettre en place des horaires qui conviennent mieux aux heures de
début et fin des cours

-Améliorer la signalétique du campus aux entrées de Tarbes
et dans la ville elle-même

-Agrandir et sécuriser les garages à vélos

-Développer les échanges entre les étudiants et les associations
tarbaises : les étudiants sont prêts à s’investir dans des oeuvres caritatives,
des activités culturelles et sportives, des actions de soutien scolaire

-Mieux vendre le campus tarbais dans notre propre
département et notre propre ville : valoriser les réalisations industrielles et
les formations à des métiers innovants (ENIT, IUT), faire intervenir les
chercheurs sur des réunions d’information locales, organiser des visites
guidées du campus tarbais (il existe déjà une journée portes ouvertes)

-Mettre plus en avant la qualité de vie et de suivi sur un
campus à taille humaine comme celui de Tarbes

On le voit, des choses concrètes pour améliorer la vie de
nos étudiants et la promotion de notre pôle universitaire, et qui ne coûtent
pas forcément cher !"