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Journée des maires

mardi 30 octobre 2012 par Rédaction

Hier lundi, dans le cadre de la foire de Tarbes, la journée était consacrée aux maires des Hautes-Pyrénées. Une partie de la matinée a été marquée par l’assemblée générale de l’amicale des maires présidée par Daniel Frossard, maire d’Ibos et à laquelle assistaient le préfet Henri d’Abzac et les parlementaires (sénateurs et députés) du département. Il a été rendu compte des états généraux de la démocratie territoriale qui ont lieu, à Paris, les 4 et 5 octobre derniers. . Les maires ont aussi fait part de leurs inquiétudes en ce qui concerne la fiscalité et les ressources des collectivités. Ensuite direction le parc des expositions tout proche pour le repas offert aux maires par le conseil général.

Daniel Frossard nous brosse dans l’interview ci-dessous les grandes lignes des travaux qui se sont déroulés à l’auditorium de la CCI.

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normal'> color:#7F7F7F;mso-themecolor:text1;mso-themetint:128'>Le discours de Michel
Pélieu

J’ai beaucoup de plaisir à vous accueillir aujourd’hui pour
le traditionnel repas des Maires à l’occasion de la Foire de Tarbes.

Je vous remercie d’avoir répondu nombreux pour participer à
ce moment privilégié de rencontre et d’échanges dans un cadre convivial où
s’expose, par ailleurs, le savoir-faire haut-pyrénéen. J’en profite également
pour remercier la mairie de Tarbes de nous avoir offert l’apéritif et la CCI
pour le prêt de la salle.

Nous avons eu, ce matin, l’occasion de débattre longuement
sur différents sujets. L’heure n’est donc plus au long discours. C’est au
contraire le moment privilégié de la convivialité. C’est pourquoi je me suis
permis de demander aux différents intervenants de limiter le temps de leur
prise de parole et je sais qu’ils en comprennent l’intérêt. Ayant moi même
assisté comme invité pendant de nombreuses années à ce traditionnel déjeuner,
je sais l’enthousiasme et l’impatiente, légitimes, qui sont les vôtres de
pouvoir partager ce moment en bavardant avec votre tablée.

Dans mon rôle de Président du Conseil Général, je pourrais,
je devrais peut être, saisir dette occasion pour vous énoncer par le menu la
longue liste de ce que le Conseil Général fait au service des Communes et
intercommunalités de ce département. Je ne le souhaite pas. A l’heure du
déjeuner, je ne souhaite pas m’exprimer devant un auditoire contraint à
l’attention. Je souhaite au contraire faire de ce banquet un moment de plaisir
et de bonheur partagés.

Notre ancien collègue, Michel Crépeau, disait, je le cite : « 
nous devons passer d’une société fondée
sur l’avoir à une société fondée sur l’Homme. On a appris à avoir, il va
falloir apprendre à être. A être quoi ? A être heureux !
Il ajoutait : « <i
style='mso-bidi-font-style:normal'>ce qui doit toujours l’emporter dans la destinée
humaine, c’est la joie et l’amitié. »

Dans une époque où l’économie guide le monde, la société
devient de plus en plus compétitive. Les territoires aussi se livrent une
compétition sans merci, à coups d’investissements publics, de constructions
d’équipements et d’infrastructures toujours plus performants. Par les richesses
qu’ils créent, ces investissements sont utiles à nos territoires. Mais
aujourd’hui le bonheur est devenu un critère d’évaluation des politiques
publiques aussi important que la richesse produite. Si les infrastructures sont
nécessaires, elles ne doivent pas pour autant nous faire oublier que
l’essentiel se situe néanmoins du côté des hommes, dans leur capacité à se
rassembler autour de projets partagés, sur un territoire où règne une
atmosphère propice au désir de vivre ensemble et d’entreprendre, grâce au
climat de confiance, de civilité et de sécurité et à la richesse de la vie
sociale que nous saurons créer, nous, élus locaux.

Au delà de la compétition nous devons rétablir les coopérations,
retrouver une société de l’empathie, de la bienveillance et de la solidarité.

Entre nous aussi. Le quotidien d’un élu local, vous le
savez, est trop difficile, et les occasions de nous affronter sont trop
nombreuses, pour ne pas célébrer comme il se doit les occasions qui nous sont
offertes, comme aujourd’hui, de nous retrouver et de goûter le plaisir de
partager ensemble un moment convivial.

C’est pourquoi, j’ai souhaité placer ce déjeuner, sous le
signe, à la fois, de la légèreté, comme le dessin qui illustre l’invitation que
vous avez reçue, et du bonheur, comme le nouveau slogan des Hautes-Pyrénées <b
style='mso-bidi-font-weight:normal'> 115%'>BE HA-PY. HA comme Hautes, PY comme Pyrénées, BE HA PY
signifie en anglais « Sois heureux », autrement dit "sois
Hautes-Pyrénées", "Sois heureux".

Alors que nos sociétés occidentales traversent des périodes
économiquement troublées ; alors que la morosité et le pessimisme ambiants
semblent envelopper les esprits, les Hautes-Pyrénées ont décidé de donner un
grand souffle de fraîcheur et d’optimisme pour marquer leur différence, la
force qui les habite et leur confiance en leur avenir.

Traduction de cet état d’esprit, nous avons choisi, ainsi,
ce nouveau slogan : <span
style='font-size:14.0pt;line-height:115%'>BE HA- PY
. Conçu par le
Conseil Général et HPTE, il se veut être avant tout la marque de notre
territoire, une revendication identitaire, un cri de ralliement, le signe d’un
mental tourné vers l’avenir, une exhortation à la mobilisation des
enthousiasmes, mais aussi le témoignage de la préoccupation du bonheur de tous,
seule véritable finalité de l’action publique. J’encourage tout le monde à
porter ce nouveau slogan, audacieux, délibérément positif et joyeux, véritable
emblème de notre territoire.

Avant de conclure, je voudrais vous inviter à nous
retrouver, à l’issue du déjeuner, sur le stand du Conseil Général. Pour cette
75è édition, nous avons choisi de mettre la neige à l’honneur. L’année dernière
c’était l’eau. Véritable source de richesse économique pour notre département,
la neige est aussi le support de nombreux loisirs et la matière 1ere d’une
industrie dont le professionnalisme et le savoir faire haut-pyrénéens nous sont
enviés au niveau du massif des Pyrénées et au delà.

Vous pourrez découvrir sur notre stand une exposition sur le
thème de la neige. Elle présente en 10 panneaux la neige de culture, les
stations de ski, les espaces nordiques, le poids économique des sports d’hiver,
les opérations de déneigement du Conseil Général ainsi que la politique de
soutien de ce dernier au tourisme d’hiver. Vous pourrez également, grâce à des
simulateurs de ski et snowboard, vous lancer dans des descentes vertigineuses
ou des compétitions de slalom, en attendant l’ouverture prochaine des stations
de ski !

normal'> mso-themecolor:accent4;mso-themeshade:191'>Discours de Monsieur le Préfet Henri
d’Abzac

Je suis très heureux de m’exprimer devant vous à l’occasion
de cette réunion annuelle de l’association des maires. Il s’agit toujours d’un
moment important de la vie républicaine dans un département. C’est l’occasion
de faire le point sur un certain nombre de sujets, de passer des informations,
d’échanger et, simplement de se retrouver ensemble dans un moment de
convivialité et d’hommage à cette fonction éminente dans notre République
qu’est celle de Maire.

Je voudrais donc, en premier lieu, saluer votre engagement
personnel au service de nos concitoyens, de l’intérêt général, de la Loi. Je
saisis cette occasion pour souligner à nouveau publiquement, parce que c’est parfois
trop perdu de vue, ce que cela implique de disponibilité, de travail,
d’adaptabilité, de dévouement à la cause publique.

En ces périodes de mutations rapides où nos concitoyens sont
souvent à la recherche de repères, la commune, le maire constituent pour les
Français un point d’ancrage irremplaçable.

Et puis il y a entre le maire et le préfet une proximité
toute particulière j’allais dire une fraternité que j’ai vécue durant toute ma carrière.
Elle s’exprime pour certaines de vos fonctions dans le service de l’Etat, et
pour les autres dans une volonté partagée de gérer, développer,
équilibrer au service de l’intérêt général, au service d’un territoire et de
ses habitants.

Elle s’exprime aussi de manière particulièrement forte dans
les périodes de crise telles que celle que nous avons vécue la semaine
dernière. Je voudrais à cet égard saluer la mobilisation des maires et de leurs
équipes qui ont permis aux cotés des services de l’Etat, du conseil général,
des services d’incendie et de secours, des associations de secouristes, de
gérer sous la supervision de la cellule de crise activée en préfecture les
évènements auxquels une partie du département a été confrontée. Cette
coordination a été positive et nous avons su ensemble prévenir tout accident
tragique.

Après la crise il nous appartient d’en gérer les suites et
d’en tirer quelques enseignements :

Dans l’immédiat, priorité à la reconstruction. J’ai demandé
aux services de l’Etat de se mobiliser au maximum pour assurer l’accompagnement
des communes, des professionnels et des particuliers éprouvés par les
intempéries.

Dès lundi matin, 9 équipes de la DDT sillonnaient le
département afin de faire un point de situation avec les maires des communes
touchées et je me suis moi même rendu dans ce but à la rencontre de plusieurs
d’entre vous.

Le plus urgent, c’est de me transmettre dans les plus brefs
délais si ce n’est déjà fait les demandes de reconnaissance de l’état de
catastrophe naturelle, afin que je puisse adresser le dossier au ministère de
l’intérieur en vue d’une inscription la plus rapide possible à l’ordre du jour
de la commission interministérielle.

J’ai par ailleurs constitué deux cellules de suivi des
dégâts avec tous les partenaires concernés . L’une à
l’intention des hôteliers et commerçants touchés par les intempéries en
particulier à Lourdes, l’autre conduite par le DDT M. Dupin à l’intention des
collectivités dont des équipements ont été endommagés. Elles se sont réunies la
semaine dernière et ont vocation à fédérer le partenariat autour du travail de
reconstruction et de son financement au plus près des entreprises et
collectivité touchées.

En prenant un peu de recul, cet événement rappelle
l’importance de la planification et de la prévention. A ce sujet je vous
rappelle tout l’intérêt de cet outil qu’est le plan communal de sauvegarde. L’un
d’entre vous que j’ai rencontré lundi avait son plan de sauvegarde sur la table
et m’a dit combien il lui avait été utile le week-end dernier pour préparer ses
décisions à bon escient et avec une plus grande tranquillité d’esprit.

Je rappelle que ces PCS permettent de recenser les
vulnérabilités de la commune, d’organiser l’alerte, l’information et la
protection des populations de la manière la plus efficace possible.

Sur les 177 communes du département assujetties à
l’obligation de se doter d’un PCS, 65 en sont dotées, 87 sont en cours
d’élaboration, 23 ne l’ont pas engagé. Je vous recommande vivement de relancer
cette démarche. Les services de la protection civile de la préfecture sont à
votre disposition pour vous y aider.

C’est l’occasion pour moi d’attirer également votre
attention sur les missions de prévention que vous confèrent vos pouvoirs de
police administrative qu’il s’agisse des bâtiments recevant du public dans le
cadre des commissions de sécurité ou de certains risques bâtimentaires (immeubles
menaçant ruines, salubrité). Ce ne sont pas, je le sais, des décisions faciles,
mais il faut parfois au vu de la situation les prendre.

Cette fonction de prévention m’amène à vous dire quelques
mots de sécurité publique. Il s’agit évidemment d’une compétence de l’État mais
je crois beaucoup, et cela a été reconnu par la Loi, au partenariat en ce
domaine avec les maires.

Ce partenariat doit s’exprimer différemment bien sûr selon
la taille de la commune mais il doit donner lieu en tous les cas à un échange
d’informations régulier et structuré entre le maire et le commandant de brigade
ou le chef de la circonscription de police dont il dépend.

J’ai demandé au colonel Dumez tout comme au commissaire
Coindreau de veiller à cet échange régulier. Pour les territoires ruraux du
département, je propose d’ailleurs que puisse être organisée au niveau du
canton par exemple, une rencontre chaque semestre entre le commandant de <span
class=GramE>compagnie , le commandant de brigade et les maires du canton
sur les questions de sécurité. Je demanderai aux sous préfets d’organiser cela
à partir du début de l’année prochaine.

S’agissant de la situation en termes de sécurité publique on
constate cette année une baisse de plus de 9% des faits de délinquance dans le
département alors que l’an dernier nous étions plutôt en hausse de 5%. La
baisse concerne notamment les atteintes aux biens, les cambriolages (-10%) et
les infractions économiques et financières (35%).

Concernant la sécurité routière le nombre d’accidents et de
victimes sont également, à ce stade de l’année, en baisse. De – 30% pour le
nombre des accidents. Mais ce mois d’octobre particulièrement meurtrier avec 5
morts sur nos routes nous rappelle la fragilité de ces résultats et la
nécessité d’un combat permanent sans cesse renouvelé contre les facteurs
d’insécurité routière. Là aussi nous devons travailler conjointement.

Mesdames messieurs les maires, notre pays, notre continent
l’Europe, traversent une période difficile qui affecte notre économie,
l’emploi, nos moyens d’intervention.

Elle s’inscrit dans une période de mutation rapide des
techniques, des sociétés, des équilibres nationaux et internationaux engagée
depuis maintenant une dizaine d’années. Ceci nous amène au niveau du territoire
à la fois à réfléchir sur notre fonctionnement et à porter une attention toute
particulière à notre économie. Le territoire acteur d’un monde en mutation, je
crois que c’est le fil rouge de votre congrès national du 20 novembre.

1) En ces circonstances, il appartient à notre pays d’abord
de retrouver des marges de manœuvre et c’est tout le sens de l’entreprise de
désendettement. Réduire la dette c’est faire en sorte que la France ne soit pas
à la merci des marchés, c’est ne pas accepter le principe d’un impôt à la
naissance, c’est aussi restaurer de la compétitivité en réorientant l’épargne
non pas vers le service de la dette mais vers l’investissement productif.

Une des conséquences c’est, ne nous le cachons pas, des
finances publiques plus contraintes pour les mois et les années à venir. Il faut
le prendre en compte mais il ne faut pas naturellement que cela bloque le
fonctionnement normal et raisonnable des collectivités locales dans l’exercice
de leur mission. Je serai donc très attentif dans les mois à venir aux
questions de leur financement avec l’appui de la DDFIP ,
de la Banque de France, de la Caisse des Dépôts et Consignations, de la Banque
Postale. J’ai mis en place à la préfecture une cellule réunissant tous ces
services et dédiée spécifiquement à l’appui aux collectivités rencontrant des
difficultés en ce domaine. N’hésitez pas à y avoir recours en tant que de
besoin.

2) Nous devons continuer également à travailler en termes
d’organisation.

D’abord il nous revient à nous, acteurs publics, d’être dans
nos actions et notre fonctionnement les plus complémentaires et les moins
concurrentiels possible.

Il est également fondamental de continuer à évoluer sur les
solidarités de territoire, la mutualisation des fonctions et des projets, la
rationalisation des périmètres dans le cadre de l’intercommunalité. C’est un
sujet que vous connaissez bien et pour lequel je me situe pleinement dans la
continuité de la démarche engagée il y a deux ans avec vous. Des avancées ont
été faites et je rends hommage à celles et ceux qui en ont été les artisans.
Nous avons une prochaine étape à engager d’ici la fin de l’année avec une
commission départementale de coopération intercommunale programmée le mois
prochain. Elle permettra en tout état de cause et conformément au principe que
la CDCI a acté de faire en sorte qu’il n’y ait plus de communes isolées dans le
département.

Au delà il faudra continuer ensemble sur cette lancée :

• en encourageant, en accompagnant avec le concours des sous
préfets la constitution de territoires de dimension suffisante pour porter des
projets peut être en passant, pour certains, par l’étape intermédiaire des
SCOT,

• en travaillant sur les fonctions/ les missions et la
manière dont elles sont assurées par les syndicats au nombre de 138 avec des
compétences qui s’enchevêtrent parfois beaucoup, je m’en suis rendu compte très
spécifiquement, après les inondations de la semaine dernière, au travers de la
multiplicité des structures gestionnaires de cours d’eau.

Je crois profondément que l’intercommunalité est la garantie
permettant de défendre nos communes dans les années à venir. Il ne s’agit pas
de remettre en cause notre modèle communal mais au contraire de le conforter,
de le renforcer en donnant au territoire les moyens de s’inscrire dans l’avenir
avec tous les atouts indispensables en termes de visibilité, de moyens
d’action, de capacité à porter des projets ambitieux et à les faire financer.

3) Renforcer nos territoires par une organisation bien
structurée c’est aussi un atout pour notre économie avec dans ce contexte de
crise deux sujets d’attention indissociables : l’emploi et nos entreprises.

a) S’agissant de
l’emploi, la situation dans le département suscite bien sûr des inquiétudes. Le
chômage touche 12000 personnes, soit 11% de la population active des Hautes
Pyrénées en particulier les jeunes et les seniors.

En ces circonstances nous devons naturellement mobiliser
toutes nos opportunités de formation et de recrutement et nous en avons. C’est
la tache du service public de l’emploi mais le travail avec les
intercommunalités est également particulièrement important comme on a pu le
voir lors des forums qui ont été organisés ces dernières semaines sur le Grand
Tarbes, à Lannemezan, à Bagnères. J’ai demandé en ce sens que les réunions des
trois services publics de l’emploi local du département associent bien les
intercommunalités.

Je voudrais également attirer tout particulièrement votre
attention sur le programme des emplois d’avenir qui sera lancé dans les
prochaines semaines à l’intention des jeunes sans qualification.

Ces emplois d’une durée de 3 ans, financés à 75% et
accompagnés d’une formation, doivent permettre à ces jeunes de s’insérer sur le
marché du travail. Le recrutement des jeunes en emploi d’avenir vous est ouvert
ainsi qu’au monde associatif, au secteur médico-social et sous certaines
conditions au secteur marchand. Les sous préfets en lien avec pôle emploi et la
mission locale prendront contact avec vous dans les jours à venir pour vous en
parler. Merci de votre engagement sur ce programme. Il est essentiel à la réussite
du dispositif.

b) Nous devons
enfin en cette période être particulièrement proches de nos entreprises
industrielles, agricoles, BTP, services, commerce .
D’abord en anticipant au maximum sur les difficultés qu’elles pourraient
rencontrer, de manière à pouvoir mobiliser à leur intention tout le dispositif
de mesures de soutien existantes
(médiation bancaire, mesures d’étalement des dettes fiscales et sociales etc.)
N’hésitez pas quand vous avez connaissance de ce type de situation, en lien
avec les sous préfets, les chambres consulaires à les encourager à se signaler.

Ensuite en accompagnant, quand elles en ont, leurs projets
de développement d’une part par l’ingéniérie administrative mais aussi en
mobilisant les outils à notre disposition et je pense notamment à la mise en
place prochaine de la banque publique d’investissement ou aux différents
programmes engagés tels que, par exemple, le plan de soutien à l’économie de
montagne dans les Pyrénées dont le ministre de l’agriculture a annoncé récemment
la reconduction pour la période 2014 - 2020.

Voilà mesdames messieurs les maires les quelques points que
je voulais partager avec vous aujourd’hui. La période à venir s’annonce pleine
de défis, à nous de les relever ensemble dans l’action, une confiance réciproque
et une confiance dans l’avenir.

Des périodes comme celles ci ne portent pas que des menaces
mais aussi des opportunités que nous devons saisir ensemble.

Sachez en tout cas mon engagement personnel et celui de mes
services à vos cotés. J’y serai particulièrement attentif car je sais comme l’a
énoncé Tocqueville que « c’est dans la
commune que réside la force des peuples. Sans institutions communales une
nation peut se donner un gouvernement libre mais elle n’a pas d’esprit de
liberté
 ».