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Les écologistes pro ours découvrent deux oursons… en Catalogne Sud

vendredi 24 août 2012 par Rédaction

Dans un communiqué commun du 23 août, l’ADET-Pays de l’ours
et FERUS <a
href="http://www.pyrenees-pireneus.com/Ecologistes-Ecologie/FERUS/2012-08-23-CP-ADET-Pays-de-l-ours-Ferus-oursons-ecologistes.html#1">http://www.pyrenees-pireneus.com/Ecologistes-Ecologie/FERUS/2012-08-23-CP-ADET-Pays-de-l-ours-Ferus-oursons-ecologistes.html#1 nous font part de leur découverte de la naissance de deux oursons. Pour une
fois, les organisations écologistes pro-ours n’auront pas été les premières
informées et à diffuser l’information de la naissance de ces deux oursons en
Catalogne Sud. <a
href="http://www.pyrenees-pireneus.com/Faune/ours/Espagne/Catalogne/2012-08-14-Deux-naissances-analyse-Catalogne.html">http://www.pyrenees-pireneus.com/Faune/ours/Espagne/Catalogne/2012-08-14-Deux-naissances-analyse-Catalogne.html
 Fait tout à fait nouveau qui impose la
mise en évidence de quelques observations volontairement omises dans ce
communiqué.

Les faits

Il n’a été fait aucune communication officielle<span
style='mso-spacerun:yes'> en France sur ces naissances. Pourquoi ?
L’information vient de la presse espagnole du 13 août <a
href="http://www.pyrenees-pireneus.com/Faune/ours/Espagne/Catalogne/2012-08-14-Deux-naissances-analyse-Catalogne.html#2">http://www.pyrenees-pireneus.com/Faune/ours/Espagne/Catalogne/2012-08-14-Deux-naissances-analyse-Catalogne.html#2
 reprise et commentée le 16 août <a
href="http://www.pyrenees-pireneus.com/Faune/ours/Espagne/Catalogne/2012-08-14-Deux-naissances-analyse-Catalogne.html#3">http://www.pyrenees-pireneus.com/Faune/ours/Espagne/Catalogne/2012-08-14-Deux-naissances-analyse-Catalogne.html#3
 par Bruno Besche
Commenge <a
href="http://www.pyrenees-pireneus.com/Histoire/Pyreneens/Besche-Commenge/Histoire-Pyrenees-Besche.htm">http://www.pyrenees-pireneus.com/Histoire/Pyreneens/Besche-Commenge/Histoire-Pyrenees-Besche.htm
 de l’ASPAP/ADDIP que nous avons
reproduit en son temps.

Une interprétation
très différente

L’ADET et FERUS ne font aucune allusion aux conflits avec
les éleveurs et à l’acceptation sociale des importations d’ours. Manifestement,
pour eux, les Pyrénées sont un désert humain dans lequel ils peuvent faire ce
qu’ils veulent, notamment gérer et observer des ours comme dans un zoo.

Ils ne font aucune observation sur « Le retour sur
investissement de l’ours » évoqué par le directeur du Service
Biodiversité et Protection des Animaux de la Généralité de Catalogne, Jordi
Ruiz. Acceptent-ils le principe selon lequel l’ours est un investissement
financier ? Serait-ce une confirmation de certaines démarches auprès de
financeurs espagnols comme évoqué à plusieurs reprises par Bruno
Besche-Commenge et les associations de l’ADDIP ? Auquel cas, s’agissant
d’argent public, il serait intéressant que ces organismes rendent des comptes
publiquement.

Ces organisations pro-ours ne font aucune allusion aux
incohérences apparues sur le nombre d’ours entre les informations espagnoles et
les informations officielles françaises. S’agissant d’une différence non
négligeable, nous pouvons nous interroger sur les motifs de ce silence et le
sérieux de ces diverses déclarations.

Des silences
impressionnants

Hormis les points ci-dessus, FERUS et ADET-Pays de l’ours
passent sous silence de nombreux points. Parmi ceux-ci nous pouvons citer à
titre d’exemples non exhaustifs :

Le point sur leur demande d’introduction de l’automne 2011.
Où en est cette démarche qui ressemblait plus à un plan d’introduction qu’à un
plan de conservation ?

Qu’appellent-ils « une
population d’ours viable »
 ? C’est 30, 50, 100 ou 300 ours ?
Ont-ils un jour proposé un plan, en nombre et en durée, permettant d’atteindre <i
style='mso-bidi-font-style:normal'>« cette population d’ours viable » ?
Si oui, peuvent-ils le rendre public ?

Que font-ils des résultats de l’enquête publique de février
2011 sur le projet d’introduction de deux ourses en Béarn ? Veulent-ils
nier les résultats de cette enquête ? Refusent-ils l’avis des populations
locales ? Veulent-ils, une fois encore, imposer leur point de vue en
ignorant l’existence des Pyrénéens, et notamment les éleveurs, comme en
1995 et 2005 ?

Ces associations font toujours référence à <i
style='mso-bidi-font-style:normal'>« l’obligation pour la France de
restaurer une population d’ours viable contenue dans la directive européenne « 
Habitats » ». Mais ils ne fournissent jamais le texte complet faisant
référence à cette « obligation ».
Pourquoi ? Existe-t-il vraiment ? Ne serait-il pas, par un pur
hasard, assorti d’autres obligations qu’il est préférable de ne pas
diffuser ? N’y a-t-il pas déjà eu des réponses à cet égard ?

Un changement de
vocabulaire

Ce qui est frappant chez ces associations c’est leur
capacité d’adaptation à changer de vocabulaire en fonction des situations.
Comme le fait remarquer, preuves matérielles à l’appui, David Chétrit dans son
ouvrage normal'>« La réintroduction de l’ours - L’histoire d’une
manipulation »
<a
href="http://www.pyrenees-pireneus.com/Bibliographie/Faune/Ours/Reintroduction-de-l-ours-Histoire-d-une-Manipulation-David-Chetri.html">http://www.pyrenees-pireneus.com/Bibliographie/Faune/Ours/Reintroduction-de-l-ours-Histoire-d-une-Manipulation-David-Chetri.html
nous sommes passés de la notion de « conservation »
jusqu’en 1995 qui suppose l’existence d’un population à sauvegarder à une
notion de « renforcement »
de population induisant des introductions en 2005/2006 après être passé par une
phase « expérimentale »
d’introduction en 1996 financée par l’Union Européenne dans le cadre d’un
programme de financement LIFE. Nous voici, aujourd’hui, revenu à une phase de « conservation »
en voulant, manifestement, faire oublier que la population actuelle n’est pas
une population d’origine mais une population importée pour laquelle il n’existe
aucun motif de conservation puisqu’elle est chassable en Slovénie.

Ce changement de vocabulaire n’est pas neutre dans
l’application des textes européens. Il s’agit là d’une Xème manipulation qui ne
trompe pas. Nous aurons sûrement l’occasion d’en reparler au-delà de ce simple
communiqué d’apparence anodin et tellement mignon lorsqu’il s’agit de la
naissance de deux oursons.

Louis Dollo