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MAIA 65 : une aide aux personnes dépendantes et de la maladie d’Alzheimer

mardi 13 mars 2012 par Rédaction

Lundi après-midi, Xavier Chastel, Directeur Général de l’ARS, en présence notamment de Michel Pélieu, Président du Conseil Général, a procédé à l’installation de la table stratégique de la MAIA des Hautes-Pyrénées.

MAIA (Traduction : Maison pour l’autonomie et l’intégration des maladies d’Alzheimer) est une maison virtuelle abritant un « dispositif à l’attention des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer ou de maladies apparentées et plus largement toutes les personnes âgées en perte d’autonomie fonctionnelle ». L’objectif étant de maintenir le plus longtemps possible ces personnes à domicile au lieu des déraciner vers des maisons de retraites.

Selon l’Agence Régionale de santé (ARS), « l’enjeu est de mettre fin au désarroi des familles qui ne savent à qui s’adresser et qui sont perdues sans de nombreux dispositifs mal articulés et cloisonnés ». Il s’agit de mettre en place des « dispositifs d’aide et de soins » avec un ensemble d’acteurs qui vont du médecin, l’hôpital, l’infirmier à domicile, le kiné, l’aide-ménagère, etc… et le financement qui va avec. Une prise en charge globale du malade et un soutien aux familles.

Dans un premier temps, le dispositif sera limité aux bassins de soins de Lannemezan et Lourdes et a vocation à s’étendre sur l’ensemble du département. Il s’agit d’un dispositif pris dans le cadre du plan national Alzheimer.

Essentiel pour les Hautes-Pyrénées

Notre département est un département vieillissant avec 30 % d’habitants de plus de 60 ans alors que la moyenne régionale est de 25% et nationale 22%. Nous notons également que 12% de la population plus de 75 ans. Sur Lourdes, la proportion monte à 13%.

C’est dire l’enjeu pour le bien-vivre de nos anciens qui souhaitent rester à domicile mais aussi pour leur famille.

Vers une labellisation

L’Etat finance à hauteur de 280 000 Euros par an notamment pour rémunérer des personnels « référents » par ailleurs appelés « pilotes » qui assureront la coordination. Des procédures de détection des besoins et de mise en place d’un ensemble de services avec les prestataires, acteurs existants, seront créées et labellisées.

L’obtention de ce label après 36 mois de fonctionnement assurera la pérennisation du système. Que se passera-t-il en cas de non renouvellement du label ? Que deviendrons les bénéficiaires du réseau ?

Ce réseau implique de très nombreux acteurs très divers qui devront également respecter des règles et procédures. On voit mal, dans ce cas, comme dans d’autres réseaux comment des professionnels libéraux pourraient accepter une charge de travail supplémentaire sans une contrepartie de rémunération. Sur ce point, l’ARS reste muette.

Des points noirs sous silence

MAIA, maison virtuelle, est un dispositif mis au service des personnes dépendantes incontestablement positif et indispensable. Mais à l’évidence personne ne veut aborder les dossiers qui fâchent. Si dans le cadre du réseau ARCADE (soins palliatifs) les réunions dites d’inclusion dans le réseau sont rémunérées, le sujet ne semble pas tranché pour MAIA. Mais il y a fort à parier qu’il faudra payer le temps passé par les professionnels libéraux. Combien ? Comment ?
Les médecins libéraux sont déjà accablés de travaux administratifs empiétant sur le temps de soins. Accepteront-ils d’en faire encore et sous quelles conditions ? Est-il normal qu’une infirmière qui établit une ordonnance dans un cadre précis ne soit pas rémunérée alors qu’un médecin prendra le plus souvent le pris d’une visite : 33 Euros. Est-il normal que pour se rendre au domicile du malade le médecin est très nettement mieux rémunéré que l’infirmière (presque le double) ? Qu’en est-il du dossier de soins dont on parle depuis plus de 10 ans ? Des relations informatisées entre les acteurs de soins ? Qu’en est-il des médecins non informatisés ou refusant de l’être ? Pas de réponse !

MAIA comme ARCADE sont des avancées remarquables au profit des malades. Mais il faudra sans doute faire d’autres avancées pour limiter les charges exponentielles tant du côté de l’Etat que de la collectivité départementales.

Louis Dollo

Pour en savoir plus sur le dispositif MAIA

1. Dossier de presse du Conseil Général

PDF - 1.6 Mo

2. Dossier de presse de l’ARS (Agence régionale de Santé)

PDF - 2.8 Mo

3. Organigramme du dispositif MAIA

PDF - 1.2 Mo