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Incendie avenue Hoche : les sinistrés entre peur, relogement et incompréhension

jeudi 1er octobre 2026, par rédaction

Jeudi 24 septembre, un incendie criminel a détruit la toiture d’un immeuble situé au 31 avenue Hoche, à Tarbes. Depuis, les résidents vivent dans un environnement marqué par la suie, les odeurs de brûlé et une forte insécurité. Onze foyers doivent être relogés le temps des travaux, mais les solutions d’hébergement restent en cours d’identification par la Semi, la mairie et le CCAS.

Dans les étages supérieurs, l’air demeure irrespirable. Un ancien militaire raconte avoir évacué plusieurs logements en urgence, avant d’être lui-même brûlé par les flammes . Au rez-de-chaussée, une habitante récemment opérée d’un cancer des poumons s’inquiète de devoir respirer cette atmosphère toute la journée. Elle déplore également l’absence de bâche sur la toiture détruite, laissant craindre des infiltrations et accentuant son sentiment d’insécurité, les accès étant ouverts en permanence.

Les experts ont constaté des dégâts structurels importants sur le béton et la charpente, rendant impossible la pose d’une protection provisoire. Les devis pour la démolition de la toiture et l’imperméabilisation de la dalle sont prêts, mais le chantier ne pourra débuter qu’après l’autorisation du parquet, dans le cadre de l’enquête judiciaire en cours.

Face à cette situation, les habitants expriment leur désarroi : « On paie nos loyers, on paie nos charges et ça nous tombe sur la tête alors qu’on n’a rien demandé », résume l’une des résidentes, épuisée par l’incertitude et les nuits sans sommeil. Le maire de Tarbes assure comprendre la détresse des familles, tandis que l’auteur présumé de l’incendie, déjà connu de la justice, a été placé en détention provisoire et encourt jusqu’à quinze ans de réclusion criminelle.