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Aureilhan : la tuilerie Oustau en péril, le maire appelle à l’union sacrée
mardi 15 septembre 2026, par
Depuis vingt-cinq ans, la tuilerie Oustau attend un projet capable de lui offrir une seconde vie. Plusieurs pistes ont été envisagées au fil des années - activités commerciales, logements, résidence pour seniors - mais aucune n’a abouti, notamment depuis l’abandon du projet d’archives départementales en 2018.
Le maire d’Aureilhan, Emmanuel Alonso, reste pleinement engagé sur ce dossier sensible. Constatant l’état préoccupant du site, il sollicite désormais un soutien élargi des acteurs publics afin d’éviter que ce symbole de l’histoire industrielle locale ne sombre définitivement. Selon lui, l’enjeu dépasse largement le cadre communal et s’inscrit dans une vision plus large de requalification urbaine.
La commune, toutefois, dispose de marges de manœuvre limitées : la tuilerie appartient toujours à la famille Oustau, représentée par Jacques Demuyser, qui veille sur cet héritage avec une grande prudence. Des discussions sont en cours avec un promoteur, mais rien n’est encore acté.
Pendant ce temps, le site continue de se dégrader. Inscrite aux monuments historiques depuis 1994, l’ancienne briqueterie - près de 1 000 m² de bâti et 2 hectares de terrain - est aujourd’hui gravement menacée. Sa grande cheminée, véritable repère visuel, penche désormais dangereusement, au point de rappeler la célèbre tour italienne. Le risque d’effondrement est réel, alerte le maire.
Pour espérer une renaissance, le site nécessite un projet global respectant les contraintes patrimoniales et urbanistiques. Emmanuel Alonso plaide pour une mobilisation collective - État, Département, Région, Agglomération, Fondation du patrimoine - afin de soutenir les investisseurs privés. Le coût de l’opération, estimé autour de 20 M€, ne cesse d’augmenter.
Malgré la complexité du chantier, le maire souligne les atouts du lieu : proximité de l’Arsenal, accès rapide au centre-ville de Tarbes, et possibilité d’intégrer un espace vert qui ferait cruellement défaut au quartier. Reste une question essentielle : qui se mobilisera pour sauver la tuilerie Oustau avant qu’il ne soit trop tard ?

