Accueil > ACTUALITE TARBES ET GRAND TARBES > Thermalisme : Denis Fégné appelle à stopper les caricatures et à écouter la (…)
Thermalisme : Denis Fégné appelle à stopper les caricatures et à écouter la science
vendredi 11 septembre 2026, par
Chaque année, à l’approche du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), le thermalisme devient une cible facile. En 2026, le député Sylvain Maillard a de nouveau annoncé vouloir déposer un amendement visant à supprimer la prise en charge des cures thermales par l’Assurance maladie. Une initiative qui, selon Denis Fégné, relève davantage du réflexe idéologique que d’une analyse sérieuse des données disponibles.
Pourtant, la Haute Autorité de Santé mène actuellement une évaluation approfondie du service médical rendu par les cures. « Il serait paradoxal de trancher avant que l’autorité scientifique indépendante n’ait rendu ses conclusions », rappelle le député des Hautes‑Pyrénées. Avec le sénateur Jean‑Marc Boyer, il demande depuis plusieurs mois un moratoire politique afin que la science guide la décision publique.
Les faits, eux, sont connus. Les cures thermales représentent à peine 0,1 % des dépenses de l’Assurance maladie, soit environ 250 millions d’euros pour 500 000 patients . Lors du PLFSS 2026, un amendement similaire avait déjà été massivement rejeté : 167 députés contre, 24 pour .
Surtout, les bénéfices sont documentés. Lors de la Journée parlementaire du thermalisme du 27 mai, plusieurs travaux ont montré que les cures améliorent significativement la qualité de vie des patients atteints de pathologies chroniques, notamment en rhumatologie, réduisent la consommation médicamenteuse et limitent le recours à des soins plus coûteux . Une étude du cabinet Asterès a même démontré un rapport coût‑efficacité comparable, voire supérieur, à certains traitements conventionnels.
Contrairement aux idées reçues, la France n’est pas isolée : l’Allemagne, l’Italie ou la Pologne financent également les cures thermales dans leur système de santé .
Enfin, le thermalisme joue un rôle essentiel dans l’aménagement du territoire. Plus de 70 % des stations sont situées dans des communes de moins de 5 000 habitants, où elles contribuent au maintien de l’offre de soins, de l’emploi et de l’activité économique locale .
Pour Denis Fégné, le message est clair : « Les cures thermales méritent mieux que d’être chaque automne la cible de caricatures sans fondement scientifique. » Un appel à replacer la science, les patients et les territoires au cœur du débat.



