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Eric Peyrègne (UDR) hausse le ton : “Moins de communication, plus d’action”
mercredi 9 septembre 2026, par
Une droite qui veut s’unir et peser davantage
Eric Peyrègne, référent départemental de l’UDR, a réuni mardi la presse pour faire le point sur la situation nationale et locale. Entouré de Véronique Dutrey (RN – Tarbes Le Changement) et de plusieurs membres de l’UDR, il a rappelé l’évolution rapide du mouvement : « Il y a deux ans, nous étions une start-up. Aujourd’hui, tout le monde est monté à bord. »
Selon lui, l’union réalisée autour d’Éric Ciotti constitue un modèle à reproduire dans les Hautes-Pyrénées. L’UDR revendique près de 100 adhérents et entend intensifier son implantation locale jusqu’à l’élection présidentielle.
Objectif : une majorité claire et une droite structurée
Sur le plan national, Peyrégne relaie l’appel d’Éric Ciotti à soutenir Marine Le Pen et à construire une majorité stable lors des législatives. Il affirme que la droite est la seule force politique à présenter une candidate, un futur Premier ministre et une équipe gouvernementale.
Il évoque également les discussions en cours avec Jordan Bardella et Marine Le Pen pour harmoniser les positions sur les retraites, le travail et le pouvoir d’achat. L’UDR défend une ligne de sobriété budgétaire et de renforcement des moyens régaliens, notamment pour les forces de l’ordre, les armées et les secours.
“En finir avec la Macronie” et rassembler les Républicains locaux
Peyrègne appelle à une unité claire de la droite dans les Hautes-Pyrénées, estimant que « l’histoire change dans le département ». Quinze adhérents LR ont déjà rejoint l’UDR, selon lui. Il invite à des discussions « sereines et intelligentes » pour reconstruire une force politique capable de revenir au pouvoir.
À Tarbes, il rappelle que la droite a obtenu « 62 % » lors des dernières municipales, un socle qu’il juge solide pour structurer une alternative.
Une critique sévère de la communication municipale
Le référent UDR déplore une communication jugée « abusive » du maire de Tarbes : « Communiquer est légitime, mais ce que fait ce maire manque de retenue. Qu’il se calme, tout ira bien s’il agit. »
Il pointe notamment les opérations de communication autour de la sécurité, comme le déploiement temporaire de policiers municipaux à Verdun, qu’il considère comme des actions sans lendemain.
Sécurité : “Les faits parlent pour nous”
Sur la sécurité, l’UDR estime que les annonces municipales ne suffisent pas à répondre aux enjeux. Peyrégne cite les incidents récents à l’Arsenal et les déclarations autour d’un règlement de comptes lié à des trafics de drogue. Selon lui, les caméras ne remplaceront pas des mesures structurelles.
Bruno Després dénonce également les accusations de récupération politique : « Ce sont nos adversaires qui en profitent, pas nous. Nous constatons simplement la réalité. »
Santé : des promesses non tenues
Concernant la santé, Peyrègne rappelle les engagements municipaux : « Deux maisons de santé promises… Où sont les médecins ? » Il regrette l’absence d’avancées concrètes et souligne les enjeux urbanistiques et économiques, notamment la revitalisation du centre-ville et le dynamisme de l’agglomération.
“Moins » de mots, plus d’actes”
En conclusion, Eric Peyrégne réaffirme que le véritable test politique réside dans les actes. Il remercie Éric Ciotti pour le travail accompli et appelle à une union des droites capable de proposer des solutions « solides, sincères et durables ». Selon lui, 62 % des Tarbais se déclarent déçus de la gestion actuelle, un signal qui doit pousser à rebattre les cartes.
Nicole Lafourcade



