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Aureilhan : le Maire exclut l’opposition des commissions en invoquant ses procédures judiciaires

mardi 9 juin 2026, par rédaction

Lors de la séance du Conseil municipal d’Aureilhan du 8 juin 2026, un épisode inédit a marqué la vie démocratique locale. Le groupe d’opposition Bien vivre ensemble à Aureilhan avait officiellement demandé l’intégration de ses six élus à la Commission Communale des Impôts Directs (CCID) ainsi qu’à la Commission d’indemnisation amiable des commerces de la rue Jules-Guesde.
Une demande classique, prévue par les usages républicains, mais qui a reçu un refus catégorique du Maire, Emmanuel Alonso.

Plus surprenants encore que le refus, les motifs avancés publiquement par le premier magistrat. M. Alonso a expliqué qu’il ne souhaitait intégrer aucun élu de l’opposition tant que les deux procédures judiciaires engagées contre lui par la cheffe de file du groupe, Virginie Faveron, ne seraient pas instruites : un recours devant le Tribunal administratif visant l’annulation des élections, et une plainte pénale pour agression.
Le Maire a dit « regretter pour les colistiers », tout en confirmant qu’il ne reviendrait pas sur sa décision avant la fin des procédures.

Pour l’opposition, cette position constitue une atteinte directe au fonctionnement démocratique.
Virginie Faveron dénonce une « confusion grave entre les affaires personnelles du Maire et l’institution qu’est le Conseil municipal ». Selon elle, priver les six élus d’opposition de leur place dans les commissions revient à priver de représentation les 43 % d’électeurs qui ont soutenu leur liste. Elle y voit un « déni de démocratie » et une « pression inacceptable » visant à l’inciter à retirer sa plainte.

La séance s’est déroulée dans un climat tendu. En fin de réunion, l’élue a dû rappeler au Maire les règles de respect républicain, dénonçant un traitement différencié et sexiste dans les formes d’adresse utilisées à son égard.

Malgré ces tensions, le groupe Bien vivre ensemble à Aureilhan affirme rester pleinement déterminé à exercer son mandat, à travailler pour les administrés et à ne céder à aucune pression.
Il attend désormais le jugement du Tribunal administratif, annoncé sous deux semaines, ainsi que la suite donnée à la plainte déposée auprès de la Procureure de la République.