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L’hôpital public Tarbes-Lourdes : la position de Chantal Robin-Rodrigo

mardi 18 janvier 2011 par Rédaction

Lors de sa traditionnelle présentation des vœux à la presse, Chantal Robin-Rodrigo, députée des Hautes-Pyrénées, a évoqué parmi d’autres dossiers l’hôpital public Tarbes-Lourdes. Elle a fait le point et précisé sa position.

L’intervention de Chantal Robin-Rodrigo

Le 9 décembre, au cours d’une réunion en Préfecture en présence des parlementaires, des présidents des conseils de surveillance, des représentants des deux commissions médicales d’établissement (CME), et des cliniques privées, le Directeur Général de l’ARS a fait un point d’étape sur le projet d’hôpital commun.

- la situation budgétaire des deux hôpitaux de Tarbes et Lourdes. Même si l’aide de l’ARS est acquise, il n’en demeure pas moins vrai que le déficit de 9 M€ sur nos deux hôpitaux est inquiétant, et que la tarification à l’activité creuse un peu plus les déficits, sans pouvoir entrevoir d’amélioration.

-le projet médical dans la perspective d’un hôpital sur site unique a été approuvé à la fois par la CME de Tarbes (16 voix favorables, 1 bulletin nul) et par celle de Lourdes (10 voix favorables, 1 défavorable). On ne saurait donc remettre en cause l’exercice démocratique et le vote émis par les deux CME...

A partir du projet médical défini, quelles sont les options possibles au niveau de l’immobilier ?

• La rénovation de l’hôpital de Tarbes - site de la Gespe- est abandonnée en raison de la lourdeur des travaux de restructuration, de leur durée, des coûts de déménagements pendant les travaux et des pertes d’activité. La réhabilitation complète est estimée à 124 M€, hors équipements, sur une durée de 11 ans.

• La construction d’un nouvel hôpital, plus facilement maitrisable, est privilégiée. Son coût est estimé à 136 M€, toutes dépenses confondues pour une durée de travaux de 5 ans.

• L’hôpital commun concernerait le transfert de 396 lits.
Pour faire face au problème inquiétant de démographie médicale à court terme (départs en retraite de nombreux médecins dans les deux hôpitaux), un partenariat public/privé sera recherché sur certaines disciplines pour améliorer l’attractivité du nouvel hôpital pour les jeunes praticiens et offrir aux haut-pyrénéens la meilleure offre de soins possible.

Il reste maintenant à déterminer plus finement le projet d’hôpital commun à partir de 3 hypothèses :

- La construction d’un hôpital public sur Lanne - les études de faisabilité ont déjà été faites.

- Un hôpital commun public en associant le privé sur Lanne, ce qui nécessite de chiffrer les coûts de déménagements des cliniques.

- La construction d’un nouvel hôpital à proximité des cliniques sur Tarbes, ce qui nécessite d’en chiffrer également la faisabilité.
Il est prévu de refaire un point d’ici deux mois sur ces analyses comparatives.

Pour ma part, je suis favorable à l’option de l’hôpital commun sur Lanne en y associant le privé, si possible. C’est une question d’équité et d’aménagement du territoire.

Pour ma part, je vois dans le projet médical une amélioration de l’existant avec des services de qualité et un renforcement du service public, quoiqu’en disent certains.

De ce point de vue, la campagne menée auprès des maires par le collectif Hôpitaux santé 65 (on peut s’interroger sur son casting) est irresponsable car elle s’appuie sur des contre-vérités, des mensonges :

- Refuser de centraliser l’offre publique sur un seul site est suicidaire et revient à tuer le service public hospitalier en particulier Lourdes.

- Maintenir toutes les activités dans le seul secteur public relève d’une parfaite méconnaissance du dossier : les cliniques sont leader en cancérologie et sur d’autres secteurs au détriment de l’hôpital. Dépouiller les cliniques de leurs activités ne renforce pas pour autant l’offre publique pour la bonne raison que l’hôpital manque de praticiens...

- chiffrage fantaisiste. Où était le collectif quand la maternité de Lourdes était menacée de fermeture ?