Accueil > ACTUALITE TARBES ET GRAND TARBES > Pas trop de monde pour le discours de rupture d’Eric Peyrègne
Pas trop de monde pour le discours de rupture d’Eric Peyrègne
jeudi 12 mars 2026, par
Entre 150 à 200 personnes se sont déplacées hier soir, à la Maison du Cheval du Haras de Tarbes, pour le meeting d’Éric Peyrègne, tête de liste UDR–RN – “Tarbes, le temps du changement”. Le candidat a déroulé un discours dense, volontiers offensif, centré sur la sécurité, la fiscalité, la santé et la transformation urbaine. Une soirée pensée comme un moment de démonstration d’autorité et de cohésion.
Une candidature présentée comme « la seule de droite »
Dès les premières minutes, Éric Peyrègne a posé le cadre : sa liste serait, selon lui, « la seule candidature de droite » . Il a longuement insisté sur l’idée d’un électorat “orphelin”, qui ne se reconnaîtrait plus dans les offres politiques locales actuelles. Le meeting a ainsi pris la forme d’un appel au rassemblement, avec un message simple : rompre avec les compromis et les arrangements.
Sécurité : triplement des effectifs et vidéosurveillance généralisée
Le premier axe du discours fut sans surprise la sécurité, présentée comme « la priorité absolue ». Le candidat a promis :
• le triplement des effectifs de police municipale
• la création de deux postes de police
• une vidéoprotection intégrale, avec remise en état des caméras existantes et installation de nouvelles unités
• des brigades spécialisées, notamment contre les stupéfiants
Fiscalité et gestion : la promesse d’une “chasse au gaspillage”
Le candidat a ensuite ciblé la fiscalité locale, rappelant que « le taux de taxe foncière est supérieur à celui de Pau » . Il a promis :
• une gestion rigoureuse,
• un arrêt des commandes publiques systématiques,
• une réorganisation du personnel municipal,
• et une transparence totale sur les marchés publics : « Tout le marché public sera détaillé : pourquoi, comment, et à quel prix ».
Santé : un deuxième centre multidisciplinaire
Autre promesse forte : la création d’un deuxième centre de santé multidisciplinaire, mêlant médecins libéraux, salariés et professions paramédicales. Le candidat a insisté sur les délais d’accès aux examens, évoquant « quatre mois pour passer ce genre d’examen souvent capitaux ».
Centre-ville : refus des rachats publics et appel aux investisseurs privés
Sur le commerce et l’urbanisme, Éric Peyrègne a critiqué les rachats municipaux de locaux vacants : « On les achète avec votre argent. Ça, avec moi, non » .
Il propose de s’appuyer sur des investisseurs privés pour revitaliser le centre-ville.
Fêtes, culture et identité tarbaise
Le candidat a longuement évoqué les fêtes locales. Il souhaite un retour à des “fêtes de Tarbes” populaires, étendues à tous les quartiers.
Sport : soutien au basket et au projet d’Arena
Le sport professionnel a occupé une large place, notamment le basket, décrit comme « une saison formidable de l’Union Tarbes-Lourdes ». Le projet phare : la construction d’une Arena de 14 000 000 €, présentée comme un investissement stratégique pour accueillir événements sportifs, culturels et internationaux. « Il faut investir pour gagner derrière » a-t-il martelé.
Économie : attirer des entreprises et coopérer avec l’Espagne
Enfin, Éric Peyrègne a évoqué le développement économique, affirmant que cinq entreprises auraient déjà manifesté leur intérêt pour s’installer sur le territoire. Il a mentionné une réunion récente avec des entreprises espagnoles, soulignant l’importance des réseaux politiques pour attirer ces acteurs.


