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Logement, quartiers, SEMI : les engagements forts de « Tarbes la Force d’Agir »

jeudi 12 février 2026, par rédaction

Municipales : ‘’Tarbes la Force d’Agir’’ : un engagement fort pour le logement, la revitalisation urbaine et l’avenir résidentiel

 

 

Ce jeudi, Pascal Claverie, tête de liste de « Tarbes la Force d’Agir » a évoqué lors d’une conférence de presse la problématique du logement dans la ville. Après avoir dressé un constat alarmant il a présenté ses priorités pour remédier à cette situation.

 

« La situation du logement à Tarbes est devenue préoccupante », a-t-il déclaré. En 1982, la commune comptait 1 073 logements vacants. Quarante ans plus tard, en 2022, l’INSEE recense 4 274 logements inoccupés, représentant 14,1 % du parc immobilier local. Derrière ces chiffres se cache une réalité plus sombre : des logements dégradés, équipés d’installations électriques ou de chauffage dangereux, souvent confrontés à l’humidité ou à des risques d’effondrement. Beaucoup sont exigus, sombres, et parfois indignes d’un habitat décent.

 

Pour Pascal Claverie, cette dégradation a des répercussions directes sur la ville : « Quand l’habitat se dégrade, la ville se fragilise. Les familles partent, la paupérisation s’installe ». Il a ainsi souligné l’urgence d’agir pour inverser cette tendance et préserver le tissu urbain et social de Tarbes.

 

Pour le candidat, sans un logement de qualité, il sera impossible de faire revenir les emplois qualifiés dont Tarbes a besoin, car l’habitat et l’économie sont liés.

 

Le candidat affirme que le maire dispose des moyens légaux pour agir face à l’habitat indigne, et qu’il doit le faire. Selon lui, la loi lui confère des pouvoirs, notamment la police générale en cas de danger, ainsi que des dispositifs de police spéciale pour traiter les situations d’urgence, tels que les arrêtés, les mises en demeure ou les travaux d’office. Connaissant ces outils, il déclare qu’il les mobilisera si nécessaire, car un logement digne est un droit fondamental. Il insiste également sur la nécessité pour l’autorité municipale de protéger les locataires respectueux et de sanctionner fermement les propriétaires peu scrupuleux.

 

Favoriser l’accession à la propriété des jeunes en misant sur un dispositif innovant

Le candidat souhaite faire des jeunes Tarbais des propriétaires. Aujourd’hui, de nombreux jeunes résidents de la ville occupent des emplois tels qu’ouvriers, techniciens, infirmiers, enseignants ou cadres intermédiaires, et travaillent dur, mais peinent à accéder à la propriété. Ce n’est pas par manque de volonté ou d’effort, mais parce que l’apport initial constitue souvent le principal obstacle à l’achat. Résultat : beaucoup de jeunes choisissent de s’installer dans des territoires voisins comme Toulouse, Pau ou Bordeaux, où les salaires sont meilleurs et l’accès au logement plus facilité. Pour inverser cette tendance, le candidat propose le programme « Première Clé », qui consiste en un prêt d’honneur représentant 10 % du montant du bien immobilier (jusqu’à 15 000 €), destiné à constituer l’apport souvent nécessaire à l’achat. Ce dispositif peut être cumulé avec le prêt à taux zéro et d’autres aides à la rénovation. Son objectif est clair : ancrer durablement les jeunes ménages à Tarbes, sécuriser leur parcours de vie et remettre le logement au centre du pouvoir d’achat. Selon lui, une ville qui facilite l’accession à la propriété stabilise sa population, renforce ses écoles, ses commerces et sa sécurité, contribuant ainsi à son développement harmonieux.

Revitaliser la SEMI pour un logement digne et performant :

Pascal Claverie s’engage à revitaliser la SEMI pour offrir des logements dignes et préserver le patrimoine public de Tarbes. Contrairement à une liquidation ou une vente, il souhaite redresser une entreprise laissée en déshérence, dont les logements sont aujourd’hui mal entretenus et parfois dans des conditions indignes pour les locataires. Il prévoit une refonte complète de la SEMI, incluant la vente ciblée de certains biens pour reconstituer la trésorerie, ainsi qu’une rénovation lourde des immeubles conservés. Convaincu qu’un bailleur public doit jouer un rôle actif dans le développement de la ville, il affirme prendre la tête de la SEMI en tant que président et non un président fantôme , bien déterminé à faire de cette structure un véritable levier pour le progrès urbain.

 

Un engagement ferme pour la transformation des quartiers de l’Ormeau et de Bel-Air :

 

« Transformer les quartiers de Bel-Air et de l’Ormeau n’est pas une simple nécessité, c’est une priorité partagée par tous. Cependant, au-delà des discours il est essentiel d’agir concrètement. Le renouvellement urbain ne se résume pas à un slogan, c’est une transformation profonde de ces quartiers », affirme le candidat

 

« Le secteur de l’Ormeau a été largement évoqué, analysé et commenté, mais aujourd’hui, il faut passer à l’action. La réalité est claire : soit on concrétise le projet, soit il reste lettre morte. Lors de sa visite, la ministre du Logement a d’ailleurs insisté : si rien n’est lancé rapidement, les financements seront redirigés », a-t-il rappelé.

 

La tête de liste affirme concrétiser le projet NPRU, notamment par la démolition des immeubles les plus dégradés et la création d’un nouveau quartier résidentiel de qualité architecturale. L’objectif est que l’Ormeau redevienne un lieu où l’on choisit de vivre, et non une zone que l’on subit. « Ma méthode est simple : agir, sans faire de promesses impossibles. La transformation de ces quartiers est une question d’action, pas de paroles en l’air ».

 

Une foncière municipale pour revitaliser les quartiers dégradés :

 

Il propose de mobiliser une foncière municipale pour revitaliser les quartiers dégradés comme l’Îlot Foch, dont on parle depuis vingt ans, qui va connaître une transformation majeure avec la création de la place d’Espagne.

Afin d’accompagner efficacement propriétaires et locataires, un service de l’habitat renforcé sera mis en place. La foncière municipale aura pour mission d’acquérir des immeubles entiers, comprenant souvent un commerce en pied de bâtiment et des logements au-dessus, afin de restructurer et valoriser ces secteurs.

 

« Je souhaite faire de Tarbes une ville où chacun peut se loger dignement, où les jeunes ont la possibilité de devenir propriétaires, et où le logement devient un véritable levier d’attractivité. Redonner un avenir résidentiel à la SEMI est essentiel pour atteindre cet objectif, car c’est la clé pour renforcer la sécurité, dynamiser l’économie et favoriser le vivre-ensemble. Redresser l’habitat, c’est redresser Tarbes », conclu le candidat a la mairie de Tarbes.

 

Nicole Lafourcade