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Fin actée du TGB par le Tribunal de Commerce

dimanche 18 janvier 2026, par rédaction

Le Tribunal de Commerce de Tarbes a officiellement acté le vendredi 16 janvier la fin du TGB après de longs mois de lutte des dirigeants et de souffrance de tous les amoureux du club qui a porté haut les couleurs de la Ville de Tarbes, du Département des Hautes-Pyrénées et de l’ancienne Région Midi-Pyrénées en France et en Europe.

Un des plus beaux palmarès du Basket Féminin Français

Tarbes est le doyen des clubs français, devant Bourges au plus haut niveau du Basket Féminin Français. Le TGB, créé en 1984, a accédé à la NF1A en 1992, après quatre montées et deux titres de Champion de France consécutifs (NF2 et NF1B). Le Tarbes Gespe Basket devient le Tarbes Gespe Bigorre en 1992. Depuis le TGB s’est construit le plus beau palmarès des sports collectifs de Tarbes et des Hautes-Pyrénées avec le Trophée de la Coupe Ronchetti (1996), la plus grande compétition européenne de l’époque et une finale (2002). Sur le plan national un titre de Champion de France (2010), trois Coupes de France (1996, 1997, 1998), sept titres de Vice-Champion (1993, 1995, 2003, 2009, 2011, 2018, 2025). Sans compter le Tournoi de la Fédération (1995), le Challenge Round (2008, 2013, 2015) et le titre de Champion de France 2016 de LF2 un an après une première rétrogradation financière (2015).

Angers, Landerneau, Lyon, Roche-Vendée, Charnay épinglés par la CCG

Tarbes est le premier club de haut niveau français à payer les difficultés financières du Basket Féminin Français. Malgré son palmarès Tarbes a été relégué financièrement alors que cinq autres clubs Angers, Landerneau, Lyon, Roche-Vendée, Charnay, viennent d’être épinglés par la Commission de Contrôle de Gestion (CCG) le 16 janvier, le même jour, ironie de l’histoire que la dissolution du TGB par le Tribunal de Commerce de Tarbes.

Deux poids, deux mesures

Des griefs qui sont les mêmes que ceux reprochés au TGB qui ont conduit à sa relégation en Régionale. Deux poids, deux mesures, qui interpellent mais qui démontrent les difficultés économiques des clubs français face à la concurrence des grands clubs européen et de la WNBA qui font flamber les salaires et attirent de plus en plus de jeunes internationales françaises. Si ni Angers, ni Landerneau, ni Roche-Vendée, ni Charnay, ni Lyon, n’ont l’aura et le palmarès de Tarbes, ils sont soutenus par leurs institutions publiques, leurs partenaires privés et leurs médias locaux. Mais même le Lyon de Tony Parker, malgré sa renommée, ses moyens financiers et ses relations, n’a pas échappé aux sanctions financières de la FFBB.

Le TGB dénigré par la presse a perdu sa crédibilité

Le cas de Tarbes est différent car sitôt après la finale, une campagne locale de presse, reprise par d’autres médias, a discrédité le club auprès de la FFBB, de ses partenaires institutionnels et privés.

Des titres chocs et des articles qui mettaient le doute sur la gestion du club et sur ses dirigeants.

« TGB : politique de « passe-droit », les dessous de la gestion « opaque » du Tarbes Gespe Bigorre

EXCLUSIF. TGB : quand le sort du club tarbais se jouait dans les coulisses de l’Elysée

EXCLUSIF : Liquidation judiciaire, dettes d’1,2 millions d’euros, ce qu’il faut savoir du dernier conseil d’administration du club tarbais

Aujourd’hui, encore, malgré un Droit de Réponse du TGB non respecté, les mêmes continuent après la dissolution à ternir l’image du club dans deux nouveaux articles :

TGB : liquidation ou redressement ? Dénouement imminent pour l’avenir du club tarbais

Le Tarbes Gespe Bigorre a été placé en liquidation judiciaire, ce vendredi 16 janvier, venant acter la mort annoncée d’un club mythique du basket-ball féminin tricolore.

Ce dernier article continue, malgré le Droit de Réponse, à affirmer : « De plus le passif du TGB calculé à hauteur de 1.200.000€ n’est pas, non plus, évoqué tout comme les 137.000 euros de dettes et de la mauvaise gestion. »

Or le TGB et son avocat précisaient dans ce Droit de Réponse du 16 décembre. « La dette du TGB n’est pas de 1 200 000€, le passif du TGB est de 1 200 000€ tout comme l’actif (actif passé sous silence dans l’article, actif qui a été expliqué et détaillé avec notamment des décalages de paiements des collectivités expliqués. Les pertes estimées en 2023 étaient de 120K€. Au réel elles étaient de 137K€. On parle ici de résultat et donc de déficit dans ce cas. Que l’on ne peut pas comparer à 1.2M€ qui représentent le montant du bilan. Déjà, comptablement on ne parle pas ici de la même chose. »

Des articles qui interrogent sur la compétence ou la mauvaise foi de son auteur qui persiste à écrire des contre-vérités dénoncées dans un DR du TGB jamais publié.

Jean-Jacques Lasserre